L'île de Melita (Malte
Vraisemblablement ils avaient aussi des établissements vers l'Orient, sur le golfe Persique, dans les îles de Tyr os et iïAragos (îles Baharein); ils allaient jusqu'aux îles Scillij, sur les côtes de la Bretagne, et à la Baltique, pour se procurer de l'étain, de l'ambre jaune, etc.
Le commerce des Phéniciens, par terre, qui se faisait en grande partie par les caravanes, n'était pas moins, important. Les principales branches de ce commerce étaient celui d'Arabie, consistant en épices, en encens; celui de Babylone, de Palmyre, en étoffes de soie ; celui d'Arménie et des pays limitrophes, en esclaves, en chevaux et en vases de cuivre.
Les objets d'exportation étaient les produits de leurs fabriques et de leurs manufactures, tels que leurs tissus, leur teinture de pourpre, tirée d'une espèce de coquillage, leur verre et leur verroterie. On leur attribue quelques inventions importantes, telles que celle des caractères d'écriture.
Enfin, les Phéniciens, par leurs colonies, leurs expéditions, leurs découvertes, ont plus contribué aux progrès de l'humanité que toutes les
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populations condamnées au repos par des despotes, ou mises en mouvement pour les servir.
Sanchonialon, le plus ancien historien après Moïse, écrivit sur les antiquités de son pays, mais il ne reste de lui qu'une Cosmogonie fabuleuse.
Nous faisons remonter l'histoire de la Phénicie au 17e siècle, à Agénor, qu'en regarde comme le fondateur de Tyr.
Agéraor. — Ce prince passa d'Afrique en Asie ; il s'établit sur la côte de Phénicie, et fonda la ville de Ttjr, au sud de Sidon. Cette nouvelle ville, grâce à sa position avantageuse sur la mer, devint le centre du commerce, et acquit en peu de temps de grandes richesses.
Lecture : Les Phéniciens dans les Esquisses historiques et les Esquisse, littéraires de l'auteur. — Sanchoniaton, traduit par Le Bas.
f ©e Siècle.
SOMMAIRE
€rèce. — 1582. Fondation d'Athènes.— 15S0. Cadmus en Béotis. — Î590. Déluge deDeucalion. — 1580. Conseil des Amphictyons. — 1577. Fondation de Sparte. — 1572. Danaiis. — 1568. Dardanus, premier roi de Troie.
Sodée. — 1580 à 1562. Calc-b et les anciens. — 1562 à 1554. Première servitude. — 1554. Gouvernement des Juges. — Othoniel.
Décoaverles. — 1522. Le fard, par Angelo de Rhodes. — 1519. L'art de peindre en pourpre, par Phénix, fits d'Âgénor. — L'écriture apportée de Phénicie en Grèce, par Cadmus. —1506. La flûte, par Hiagnis de Phrygie. — 1500. Premières monnaies d'or et d'Argent.— Les osselets, les jeux dé dés, par les Lydiens.
GRÈGE
Fondation d'Athènes. — Cécrops, d'origine égyptienne, vint en Grèce, à la tête d'une colonie de Saïtes, du Delta, aux environs d'une des bouches du Nil ; it s'établit dans l'Attique, appelée jusqu'alors Actée, et habitée par des peuples sauvages ; il épousa la fille d'Actœus, l'un des successeurs d'Ogygès, et fonda sur une hauteur, une petite ville nommée d'abord Cécropie, et depuis Jcropolis (ville haute). Douze bourgades se formèrent peu à peu, et, dans la suite, Thésée les rassembla en une seule ville, qui prit le nom d'Athènes. Cécrops commença à civiliser les peuples de cette contrée, en instituant le mariage et en réglant le culte $es dieux. Il établit le aussi sénat de i1 Aréopage 9 l'un des plus anciens tribunaux
0 8 10e SU il | .
et ic plus célèbre pat l'impartialité de ses jugements t^t son Intégrité C'était i*v gardien des mœurs et le juge naturel die presque toua les crimes, des vices et $ea abus, r iirall son nota d'une colline voisina d'une oitadelle consacrée au dieu Mars
Dèmoathènes porte ov témoignage, - que pendant la longue suite des Modes qui s'étaient écoulés, iv tribun; I n'avail rendu aucun jugement qui ne (ut équitable « i (-s membres ivu étaient pris parmi les citoyens lea plus distinguée par le mérite, rm tégrité, la naissance, la puissance et la fortune i e aorobre dea ji .-•.. . .1 beaucoup varié, ainsi que les historiens qui eu ont parlé . lea uns le fixent à trente et un, d'autrea à cinquante et un. quelques uns le portent jusqu'à cinq cents (Quelques auleura placent Gèorops en 1643
i e régne de Vêewps est l*ère des athéniens et la première époque des Marbres $ '. os On appelle ainsi une précieuse chronique rapportée à Oxford, dans l< i le, par le comte
d'Arundeli elle commence Tan l5S$avanU G . etflnit l'an 334,
*ii a miis •* \ . i dePhèniole, fut envoyé par son
père à la recherche de la belle Europe, sa §m\xv» que le roi Ju piîv r. dit la fable* avait enlevée, kgéoor lui avait défendu de elle Gadmus, n'ayant pu remplir cet ordre, conduisit une colonie dans la Bèotie et) bâtit la i\.\.>,-.\-v, qui servit députa uv citadelle à rhèbes 11 apporta aux indigènes l'écriture alphabétique, le commerce et plusieurs ans utiles. u fut chassé de la Bèotie et se retira dans l'I \} rie, I a fable a dénaturé aon histoire elle raconte que Gadmus tua un dragon furieux, et qu*en en ayant semé Uvs dents, il sortit de lerre dea hommes tout armés
iït-iii^i* dv i>c\uiiiiou Deuoalion, fila de Promèthée» était roi de rhessalie; sonss une inondation
qui dévasta le pays ea deMrsur le mont Parnasse
avec iv-rha, sa femme ; tous deux furent sauvés, at : plèrent la Thessalie, Hellon, fils de Deucalion, lui $
s formèrent quatre branches q\ ôtdans
la Qrèce, et ta i es Pèlasg< ue là"
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i es ùis d'Hellen étaient Dorus, rEolus, Xuthus; ce dernier eut deux Ris, Ion et ^eh&us
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Tableau synoptique des enfants d'iïellcn.
DEUCAIilOlV.
raoïouKNiK. HEU.EN. MttPfltOTïQJl
UOUU.H XUTI1US, /EOI.tl*.
DOMENS. ______ -| EOLIENS.
ai.ii i.i;:;. ION.
ICUÉBNS, IONIENS.
Du nom do ces quatre princes, Dorus, iEolus, Achrous, Ion, la race des Hellènes prend les dénominations particulières do t
\o poplenjij qui s'établirent dans la Macédoine, la Crète,,
la DOFide, au sud du monl OKlii ;
S0 i<;oii«'iiM, qui s'établirent dans la l^hthiotiâo, et se ri pandirent dans l'Acamanié, l'Etoile, la Phooido, la toerido, les lies occidentales, <it jusque dans l'Elide, la Messénio, la Corinthie, puisque Sisyphe et Nestor, descendants d'iÈbius,
régnèrent dans ces trois provinces;
3° Les loiiicsi» et les acIiccum séjournèrent dans l'Attique et se fixèrent dans le Péloponèse : i<is [oniens occupent p/iv valus au nord; lesAchéens, l'Argolide et la Laeoniè,dans le voisinage dés Etalions.
Cet état de choses dura jusqu'au \t siècle. {Voir <•<; siècle),
CoiiNeîi do» JànpphictyoniB. — Cette assemblée, formée par la sûreté commune, était composée des députés des douze principales nations de la Grèce : celle des Dorions, Ioniens, Phocidiens, JJéotiens, Tiicssaliens, etc. On croit qu'elle tire son nom d'Amphictyon, roi d'Athènes, son fondateur C'est aussi de lui que les juges de ce cbnseil furent appelés Ampliiclyons; ils étaient au nombre de trente.
L'Assemblée se tenait au printemps à Delphes (Phocide),et en automne au bourg tfAnthéla (Phocide) , à quelques stades des Thermopyles : on jugeait les contestations élevées entre les villes, et d'autres causes, tant civiles «pic criminelles. Elle ne jouit jamais d'une grande influence en Grèce; mais lorsqye Philippe, roi de Macédoine (4° siècle), se fut emparé par la ruse
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de la majorité des • oix de ee tribunal, il devint dans ses mains un instrument de désastre pour l'indépendance des Grecs.
Les autres nations de la Grèce avaient toutes formé chez elles des ligues am$hictypmques ? ou fédérations politiques et religieuses.
Cependant la classe sacerdotale ne fut jamais investie, en Grèce, du pouvoir politique dont elle jouit en Egypte; jamais elle ne posséda ni ne partagea le gouvernement ; la Grèce n'eut point d'époque {iiéocratique.
Fondation de Sparte. ~ Parmi les premiers rois de Sparte, les traditions grecques citent Eurotas , Lacédénaon, Amyclas; mais on regarde ordinairement Lelex , égyptien ou phénicien d'origine , comme le fondateur de celte ville; on croit qu'il l'agrandit et la civilisa. Ce n'est qu'au temps d'Hercule que l'histoire de Sparte devient moins obscure.
4 572. — Danaiis, à ce que l'on croit, était roi de la Cijrénaïque en Libye. Chassé par son frère Egyplus, il se réfugia d'abord dans l'île de Rhodes; de là il s'empara d'Argos et en chassa Gélanor, roi de la race des Inachides. Danaiis introduisit l'agriculture et quelques arts dans l'Àrgolide , et y abolit les sacrifices humains. .
On raconte qu'il maria ses cinquante filles aux cinquante fds de son frère Egyplus ; mais , craignant d'être détrône par quelqu'un de ses gendres, il engagea toutes ses filles à tuer leurs maris , la première nuit de leurs noces. Toutes exécutèrent ce complot, excepté Hypernmestre, qui épargna Lyncée, son mari. Ce dernier vengea sur Danaûs le meurtre de ses frères, et régna à sa place.
On attribue aux filles de Danaiis l'institution des Tesmophories ou fêtes de ^agriculture, qui furent adaptées au culte de Cérès, divinité que les Pélasges connaissaient déjà par ses bienfaits.
Le vaisseau avec lequel Danaiis avait abordé en Grèce était conduit par cinquante rameurs ; il servit de modèle aux ouvriers grecs, et avança l'art de la navigation. On le nommait le Pentécontore (àepentéconta, cinquante, et de éresschi, ramer).
Cetto machine gigantesque, que plus tard les rois d'Egypte et les empereurs imitèrent, était remarquable par sa grandeur ; mais il était impossible de la faire mouvoir avec légèreté.
Lecture s Anacliarsis pour l'histoire de la Grèce.
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JUDÉE
Gouvernement des Anciens et des Juges.
OtiioBifcS. — Josué était mort âgé de MO <ms; il n'em point de succe eur. i raél fut gouverné par le grand conseil ou sanhÂdrin, son:, !< iinistraient secondairement les
anciens do chaque tribu. Mais, bientôt après, les Israélites étant tombés dans L'idolâtrie, essuyèrent plusieurs défaites, et restèrent huit ans soumis â Chusan-Kasalhaïm, roi de Mésopotamie.
Othoniel, frère âé Caleb, les délivra de cette servitude, et fut le jjfremier juge en Israël. De nouve icloires forent remportées par ce peuple : mais ses infidélités lui attirèrent [a colère de Dieu, qui le laissa tomber au pouvoir dès Madianites. AhodeX Samgar commandent avec gloire de loi 4 à liie. mais les. Israélites oublient, bientôt les faveurs du Seîgffettr, et encourent son indignation en se livrant à l'idolâtrie. /a&ta, roi cTianahéeîi, et les MadtemUéê les subjuguent; Les Juges . e succédèrent jusqu'au 1 1- siècle.
Lecture : La Bible. —Histoire mainte île Royattmont.