‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 42 sur 166 · PRINCIPAUX PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PRINCIPAUX PERSONNAGES

Sphigénie était fille d'Agamemnon et de Clytemnestre. Avant la guerre de Troie, l'oracle ordonna qu'elle fût sacrifiée : la fable dit qu'au moment où le grand-prêtre allait l'immoler, elle fut enlevée par Diane sous la forme d'une biche, et transportée en Tauride, dans le temple de cette déesse. Agamemnon périt à son tour par les ordres de Clytemnestre Oreste, son fils, vengea cette mort sur sa mère. Poursuivi parles remords, il erra de pays en pays, et arriva en Tauride, avec Pyv

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lade, son ami le plus cher. Iphigénie, que ses fonctions de prêtresse obligeaient de les immoler, les reconnut et leur sauva la vie.

Aclaille, héros grec, se distingua dans la guerre de Troie, et périt de la main de Paris. Il était fils de Téthijs et de Pelée, roi de la Phthioticle. Il fut élevé par le centaure Chiron qui, pour lui donner de la force, le nourrit de lamoëlle des bêtes fauves. Il se signala parles plus grands exploits au siège de Troie : un affront que lui avait fait Agamemnon le décida à se retirer dans sa tente ; il avait résolu de ne plus combattre ; mais la mort de Patrocle, son ami, lui fit reprendre les armes. Il tua Hector, et, dans sa fureur, le vainqueur traîna trois fois autour de Troie le corps de son ennemi attaché par les pieds à son char. — Les Grecs déposèrent ses cendres au promontoire de Sigèe, et lui rendirent les honneurs divins.

Éiaée, héros troyen, était fils d'Anchise et gendre de Priam par Creuse sa femme. Après la prise de Troie, les princes grecs' se dispersèrent. L'insuffisance de leurs connaissances nautiques les égara sur les mers ; les débris de leurs flottes, jetés sur différentes plages, étendirent les communications entre les hommes, et portèrent au loin les lumières. Nous donnerons le voyage du héros troyen d'après l'Enéide.

Après avoir construit une flotte de vingt vaisseaux, et côtoyé la Thrace, une partie de la Grèce, Enée relâcha en Epire, où il trouva Hélénus qui lui prédit la suite des destinées qui lui étaient réservées. Une violente tempête l'ayant forcé d'aborder en Afrique, il fut reçu à Carthage par Didon, que Vénus disposa en sa faveur. Aimé de cette princesse, ce héros s'oublia quelque temps dans les délices de l'amour; mais Mercure vint l'arracher à ce piège que la haine de Junon avait tendu à sa gloire; et de la Sicile, où l'appelait la célébration des jeux funèbres en l'honneur d'Anchise, mort dans cette île l'année précédente, il arriva en Italie, consulta la Sibylle, descendit aux Enfers, vit dans les Champs-Elysées le héros troyen et son père, dont il apprit sa destinée et celle de sa postérité. Pievenu des Enfers, il vint camper sur les bords du Tibre, où Cybèle changea ses vaisseaux en Nymphes.

Là, l'accomplissement de deux oracles l'avertit que ses courses étaient terminées. Le premier fut la nécessité de manger les tables, annoncée par la prédiction des Harpies; le deuxième, l'apparition d'une laie qui mit bas trente petits, dont le nombre désignait la durée de la ville que les dieux lui ordonnaient de bâtir. Latinus, roi du Latium, prévenu par un oracle, accueillit favorablement le héros étranger; mais la violence de Turnus, roi des Rutules, rompit la paix qui venait d'être jurée, et entraîna le vieux monarque dans une guerre qui finit par la mort de Turnus. Enée, après l'avoir tué en combat singulier, épousa Lavinie, fille de Latinus, et fonda la ville de Lavinium, que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire.

Après quatre années d'un règne paisible, les Rutules, ligués avec les Elrariens, recommencèrent la guerre. Il se livra une sanglante bataille, à la suite de laquelle Enée disparut, noyé, dit-on, dans le Nuinicus, à

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