HERCULE
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Ainsi un siècle après le siège de Troie, la race hellénique fut disséminée sur plusieurs points de V Europe et de VJsie, après avoir été partagée en trois branches , que des traits caractéristiques profondément empreints ne permirent plus de confondre.
Les Doriens représentèrent constamment dans leurs arts, dans leur système politique, dans leur religion, dans leur littérature et dans leurs mœurs, un certain ordre d'idées sévères
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qui ne manquaient ni d'élévation ni de profondeur Autre fut la tendance des Eoliens et surtout des Ioniens, qui, s'étant trouvés les premiers en contact avec le génie asiatique, donnèrent à leurs produits un caractère mixte, qui n'était ni une imitation, ni un emprunt, mais bien une conquête légitime dont les œuvres d'Homère furent le premier résultat.
Observations sur les Pélopides après le retour des Héraclîdes,
L& plupart des Péloponésiens vaincus se rangèrent, les uns sous le commandement de Pentilée, frère de Tisamène, fils d'Ores te et d'Êrigone, réfugié dans l'Eubée; d'autres suivirent les drapeaux de Cléon et de Malaos, descendants d' Agamemnon. Ces derniers, joints à une foule d'aventuriers, se dirigèrent vers YlîeUespont, qu'ils traversèrent, et, quatre-vingt-huit ans après la prise de Troie, ils s'établirent sur les côtes de l'ancien royaume de Priam; ils étendirent leurs colonies depuis Cyzigue jusqu'à l'embouchure de Ylîermus, et cette contrée délicieuse, en y comprenant l'île de Lesbos, reçut le nom d'Èolide ou Êolie, en souvenir de la branche hellénique dont les habitants descendaient.
Ces émigrations devinrent le principe de l'ordre public qui s'établit dans la Grèce. Les tribus qui avaient envahi une partie du Péloponèse, restèrent d'abord sous la domination de leurs princes. Chaque canton et chaque ville, en avançant dans l'ordre social, formèrent presque autant d'états libres.
Colonleg gi*e©^ïs©®<, — La Grèce s'était peuplée de colonies étrangères ; la vengeance des Héraclides provoqua des émigrations nombreuses. Des peuples entiers furent obligés à leur tour de fuir leur patrie. Trois principales colonies partirent dir Péloponèse pour l'Asie-Mineure,
La première s'établit dans l'île de Lesbos, et ensuite dans VEolle.
La seconde dans l'île ùq Crète, et ensuite dans la Carie;
La troisième dans Vlonie.
Tableau des colonies grecques.
Dans les accès de leur vanité nationale, les Grecs se glorifient d'avoir fondé la civilisation du monde. Cette prétention semblait justifiée par l'extension de leurs colonies à l'orient et à l'occident de la Grèce, sur les côtes de la mer Noire, de la Propontide, de l'Asie-Mineure, de la Thrace, de la Macédoine, de l'Afrique, de la basse Italie, des îles principales de la mer Egée, et jusque dans les Gaules.
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Nous allons essayer de présenter un tableau succinct, mais clair, des colonies grecques .