NATIONS NEUTRES
Les Scythes. Le» Thessaliens.
Les pi uples d'Italie. Les Cretois.
La Grèce n'a dans le commencement aucun allié.
"ÈVÈSEMEMT9
PRlXCIPil'X.
Ravage de la Lydie par la Grèce. . . .
Marathon, 20 septembre
Coalition générale • . .
Invasion des Perses
Thérniopylcs, août
Sala mine, 20 octobie
Paix de Carthage. — Platée et Mycale.
19 septembre. .
Béotie saccadée ptr les Grecs
Paix delà Macédoine et des îles de 1;
mer Egée avec les Grecs
Tyrannie des Grecs
Les Grecs forcent la Lydie et la Carie i
se déclarer contre les Perses
La Thrace subjuguée.. .
Les Grecs envahissent l'Egypte
Ils y périssent
Paix générale
Perte générale des Grecs et des Perses, dix millions d'hommes.
Cette guerre change les rapports des Grecs entre eux et suscite la jalousie d'Athènes et de Sparte.
^©twei'iteiaseiit de Périclès. — Après la mort de Cimon, les Athéniens, enivrés de leurs victoires, de leur domination, et fiers de tous leurs succès, accablaient les alliés de leur insolente tyrannie ; ce n'étaient plus les vainqueurs de Marathon aux mœurs si simples, c'étaient des maîtres absolus qui se vantaient d'avoir V empire de lu mer : ils portèrent au pouvoir Pêriclès, fils de Xanlippe (459), dont l'esprit adulateur convenait parfaitement à leur caractère léger. Pêriclès, politique adroit, grand capitaine, plus grand orateur encore, sut mettre à profit l'ascendant que lui donnait son éloquence pour s'élever au-dessus de la magistrature et irriter la multitude contre ses rivaux. Les divertissements, les fêtes, les spectacles qu'il prodigua aux Athéniens, les monuments admirables dont il embellit Athènes, la protection qu'il accorda aux arts et aux sciences, des éloges funèbres qu'il consacra aux soldats morts au champ d'honneur, achevèrent de le
rendre l'idole du peuple. Périclès fut vraiment roi pendant trente ans (444) : mais son règne fut une des plus brillantes époqu-es de l'histoire d'Athènes. Les arts, les sciences, le commerce firent des progrès rapides. Les écoles des sophistes et des rhéteurs se formèrent. On apprit à penser, et à s'exprimer avec élégance et facilité. D'un autre côté, la poésie avait devancé l'éloquence, et Homère était toujours le poète par excellence et le fondement de toute culture de l'esprit. Cest au glorieux patronage de Périclès qu'Athènes dut la gloire d'être la patrie des arts, des sciences et des lettres, et le siècle de ce grand homme résume toute la gloire littéraire.
Sparte offrait un tout autre spcetacle ; la rudesse des mœurs et la sévérité des lois empêchaient tout développement moral. — A Sparte, a-t- on dit, on apprenait seulement à mourir pour la patrie ; à Athènes, à vivre pour elle. Tout différait dans la constitution de ces deux républiques , et à quelques lieues de distance, on est étonné ,de rencontrer une si complète opposition de caractère et d'idées.
Sparte veut la liberté pour elle, liberté jalouse et exclusive; elle n'est pas conquérante, et cependant elle s'attire la haine de tout le monde grec.
Athènes est ambitieuse, elle s'indigne des usurpations ; on craint son despotisme capricieux et mobile, mais on l'aime.
A Sparte, la loi est toute puissante et le citoyen asservi.
A Athènes, c'est la loi qui plie, et le citoyen est libre jusqu'à la licence.
A Sparte, YÉtat est tout, V homme n'est rien.
A Athènes, la constitution ne vaut rien, mais les hommes y valent d'autant plus que les lois valent moins; curieux contraste qui réunii dans ce coin étroit que l'on appelle la Grèce, l'expression la plus complète et la plus tranchée de ces deux formes de gouvernement, ï 'aristocratie à Sparte, la démocratie à Athènes, et enfin aux portes du monde grec, comme pour compléter cette grande trilogie historique, la monarchie pure ît absolue, la monarchie du grand roi qui venait d'apprendre à ses dépens ce qu'est le pouvoir sans l'intelligence, et la force sans la liberté. Une guerre était devenue inévitable entre les deux républiques rivales.
Lecture : Périclès, dans Anacharsis.
Guerre daa Pél©p©ssèse (431-40-1 ), — Causes, La guerre du Péloponèse dura vingt sept ans ; elle eut lieu entre
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Athènes et Sparte. Des secours donnés à Athènes par les Corcyriens en furent le prétexte ; mais la tyrannie qu'Athènes exerçait envers ses alliés et la jalousie qu'inspirait sa puissance en furent les véritables motifs. Périclès lui-même l'avait excitée pour la faire servir à ses intérêts particuliers. Athènes et Sparte eurent tour à tour l'avantage : la première, maîtresse de la mer était soutenue par les alliés tributaires que la crainte lui attachait ; la seconde, puissante sur terre, et secondée par une grande partie de la Grèce, semblait représenter la cause de la liberté. Ainsi, la Grèce se divisait en deux parties :