‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 68 sur 166 · C. MARITIS, M. MABIUS CRATIDIANCSj · texte numérisé non relu

C. MARITIS, M. MABIUS CRATIDIANCSj

99pt fois consul, épouse Julie, tante de César. tué par Catilina,

| 9% par ordre de Sylla.

c. mabics, le jeune, consul à 25 ans, périt à Préneste,

z» HâsiBs, dont parle Cicéron.

Sertorins (85-73). — Le parti de Marins, qui avait succombé en Italie, vivait encore en Espagne, et triomphait même par les armes de Sertorîus. général habile et orateur éloquent, qui s'était attaché, par sa douceur et sa justice, les Espagnols, et surtout les Lusitaniens. Rome envoya contre lui Mctellus Pius et Pompée, après lui avoir vainement opposé Anniusavec une armée. Leurs efl'orls furent infructueux. Cependant, pressé de toutes parts, Sertorius avait été un instant obligé de se réfugier en Afrique; mais bientôt, rappelé dans la Péninsule, il ramena trois mille guerriers, auxquels les Lusitaniens en ajoutèrent 4,700 (80), et lutta pendant huit ans contre les plus grands généraux romains. N'oublions pas la politique habile de Sertorius qui voulait établir des négociations avec Mithridate le Grand; ils s'envoyèrent des députations réciproques, qui n'eurent aucun résultat important. Pompée attaqua séparément Sertorius,; il fut vaincu à Sucrone, aujourd'hui détruite, près de Tarragone. Pendant cette action, une biche blanche qui suivait partout Sertorius disparut : ses soldats, auxquels il avait fait croire qu'il avait des relations avec les dieux par l'intermédiaire de cet animal, craignaient que sa perte ne fût d'un mauvais présage ; dès la nuit suivante, un soldat la ramena en secret au général. Sertorius dit alors à son armée que les dieux, dans un songe, avaient promis de lui renvoyer sa biche ; il l'appelle ; aussitôt elle se présente, et le courage des soldats se ranime. Cependant Metelluset Pompée vainquirent enfin Sertorius, qui fut assassiné par Perpenna, son lieutenant. L'assassin tomba lui-même entre les mains des Romains, qui lui ôtèrent la vie. La mort de Sertorius mit fin à la guerre d'Espagne.

Lecture : La tragédie de Sertorius, par P. Corneille.

I Gmerwe «tes Enclaves (73). — Tout annonçait la décadence de l'empire ; les esclaves demandent la liberté les armes à la main, et menacent Rome; les pirates pillent impunément les vaisseaux qui parcourent les côtes de l'Asie. Spartacus, Tbrace d'origine et soldat plein de valeur, exhorte ses compagnons à rompre leurs fers. Composée d'abord de soixante et dix hommes, son armée se grossit chaque jour et s'élève bientôt à dix mille; il la conduit près des Alpes. Là, elle se divise; les Gaulois se donnent pour chef Crixus, qui fut tué dans un combat ; Spartacus, général des TJiraces, fit faire à son compagnon d'armes de terribles funérailles : trois cents prison-

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niers romains furent forcés de se battre en gladiateurs; ils se tuèrent sur la tombe de Crixus.Crassus, le plus riche et le plus avare des Romains, marcha contre Spartacus, le renferma dans le Brutium et le vainquit complètement. Le chef des Thraces mourut en héros, et sa mort termina la guerre des Esclaves. Pompée, qui revenait d'Espagne, défit les restes fugitifs de l'armée de Spartacus, et dit avec orgueil que Crassus n'avait vaincu que les esclaves, mais que lui, avait extirpé les racines de la rébellion.

Ce général eut encore le bonheur de détruire les pirates, devenus très puissants. On avait envoyé contre eux Dolabella, dont le lieutenant, Ferrés, fut accusé de rapines parGicéron; Publius Servlîius, qui les battit sur mer, et Marc- Antoine, qui mourut de désespoir d'avoir été vaincu. En moins de deux mois, Pompée délivra la Méditerranée des brigands qui l'infestaient, et transplanta dans les terres vingt mille prisonniers pour repeupler plusieurs villes désertes, entre autres Soles, qui s'appela depuis lors Pompeiopolis. Pompée avait obtenu la faveur du peuple; on n'avait d'espoir qu'en lui, et le sénat, pour la première fois, partageait les sentiments de la multitude.

Conjuration cle Catilina. (64). — Causes. — Dès que la guerre eut dompté des rois puissants, subjugué des nations sauvages et de grands peuples ; que Carthage, émule de Rome, fut détruite jusqu'en ses fondements ; que toutes les terres et toutes les mers, dit Salluste, s'ouvrirent aux Romains, la fortune commença à sévir, à tout confondre. D'abord s'accrut (a soif de l'or, ensuite celle du pouvoir, source de tant de malheurs ; les vices s'étendirent peu à peu ; on les réprima quelquefois ; mais dès que la contagion se répandit comme une peste, Rome changea; ce gouvernement si juste, si vertueux, devint cruel et intolérable.

Parmi les hommes que l'ambition tourmentait le plus, se faisait remarquer Lucius Catilina; issu d'un sang illustre, il vait une grande force de corps, mais un esprit faux et méchant.' Né au milieu des discordes civiles, il était audacieux, souple, rusé, capable de tout feindre et de tout oser. Avide du bien d'autrui, prodigue du sien, ardent en ses passions, il avait la parole facile, mais peu de jugement ; son esprit vaste recherchait toujours des choses extraordinaires, incroyables, démesurées. Cette âme féroce était aiguillonnée encore par les

mœurs corrompues de l'État, que tourmentaient deux maux opposés, mais affreux : le luxe et la cupidité.

Développement. — Catilina avait formé, après la domination de Sylla, le projet audacieux d'asservir la République ; il s'était fait, de bonne heure, le chef de jeunes débauchés qui commettaient impunément avec lui les crimes les plus grands, les rapines les plus scandaleuses. L'état de la république semblait le favoriser ; l'Italie était sans armée; Pompée combattait en Asie ; la sécurité du sénat était parfaite et Rome était paisible.

La conjuration eut lieu sous le consulat de L. César et de C. Figulus ; Catilina scrute l'âme de ses complices et réunit les plus indigents et les plus audacieux. Nous nommerons les principaux.

TaMeau des Conspirateurs.

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