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m. t. crtÉKON, q. cicéhon, dans l'épitre à Atticu».
orateur préteur,
consul avec C. Antonius, tué par les triumvin, tué ép. Pomponia,)
par l'ordre d'Antoine. sœur d'Atticus.
M. CrCÉKON, TUIXIA,
consul mariée trois f> '.g :
btcc César Auguste. 1. avec Pison Irrugi; Pfu remarquable. 2. — Crassipédiui; S, — Dolabella.
iBi8€enf©i» Trissiaivirat. — (60). Malgré tant de triomphes au dehors, la République romaine allait finir. Sylla avait donné l'exemple du pouvoir absolu, et Rome renfermait des citoyens trop puissants pour qu'ils continuassent de se soumettre à la multitude. Entre tous s'élevaient Pompée, Crassus et Jules César, Pompée avait acquis le surnom de grand par ses exploits en Afrique et en Asie: Crassus avait profité sans remords des proscriptions de Sylla, et amassé par ce moyen infàtne d'immenses richesses. Jules César, de l'une des plus illustres et des plus anciennes familles de Rome, et qui offrait l'union la plus complète des talents civils et militaires, plus
jeune et plus habile que les deux autres, les engagea a s'allier avec lui, et ces trois sénateurs formèrent le premier triumvirat. Les triumvirs ne laissent au sénat qu'une ombre de pouvoir, et partagent entre eux le commandement des légions. Pompée reste en Italie, César part pour les Gaules, et Crassus, aveuglé par sa présomption et sa cupidité, va trouver en Orient une fin déplorable : vaincu par les Parthes. il périt, lui, son fils et toute son armée, dans les sables de la Mésopotamie.
César etai® le m feâ&iles» — Les premières actions de César eurent lieu en Asie et au siège de Mitylène, et elles lui méritèrent une couronne civique. Pour éviter la colère de Sylla, qui disait qu'il y avait en lui plus d'un Marius, il se retira chez Nicomède , roi de Bithynie, d'où quelque temps après il passa à Rhodes, et de Rhodes il vint à Rome, où Sylla s'était démis de son autorité. César s'y fit tellement aimer et admirer par sa générosité et son éloquence, qu'il emporta sur des concurrents considérables les charges de tribun, de questeur, de souverain pontife, et enfin celle de gouverneur de l'Espagne, où il soumit les nations qui ne voulaient pas reconnaître la République. ïl brigua le consulat et l'obtint par le crédit de Crassus et de Pompée qu'il réconcilia. Il eut pour collègue Calpurnius Bibulus, auquel H laissa si peu d'autorité, que l'on disait par raillerie, sous le consulat de Jules et de César. Peu après, César, appuyé de L. Pison, dont il avait épousé, en quatrièmes noces, la fille Calpurnie, et de Pompée, son gendre, se fit nommer au gouvernement des Gaules et de l'Illyrie, qui lui fut décerné pour cinq ans. La Gaule Cisalpine était la province la plus voisine de Rome ; la Transalpine, celle qui ouvrait le plus vaste champ au génie militaire, celle qui promettait le plus rude exercice, la plus dure et la meilleure préparation à la guerre civile.
César entra dans ta Gaule par l'est, où Rome avait pour allié le- puissant peuple des Eduens : il suivit les Alpes et le Rhin. D'abord il eut à combattre les Helvéliens, qui, abandonnant leurs montagnes, venaient au nombre de 378,000 pour traverser la province romaine et s'établir à l'occident dans le pays des Santones. César leur barra le chemin par un mur de dix mille pas qu'il éleva du lac de Genève au Jura, les força de se jeter sur le pays des Séquaniens; les atteignii.au passage de la Saône, et, après une sanglante victoire près ftAutun, obligea ce qui restait à gagner PHelvétie.
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Alors il lui fallut aller chercher sur les bords du Rhin, audelà de Besançon, les 120,000 guerriers de la belliqueuse nation des Suives qui voulaient tout au moins partage? lz Gaule avec les Romains. Les légions hésitèrent ; mais, ranimées par une parole de César, elles détruisirent, dans un furieux combat, presque toute l'armée barbare (58 ans avant J.-C).
César poursuivit vers le nord la conquête de la Gaule. Protégés par leurs plaines bourbeuses et par les forêts vierges de la Meuse et de la Seine, les Gaulois septentrionaux, Belges et autres, se crurent au moment d'exterminer l'armée romaine. César fut obligé de saisir une enseigne pour faire avancer les siens ; cinquante-trois mille Belges furent vendus comme esclaves.
César s'efforce dès-lors d'isoler la Gaule de tout ce qui l'entoure, de la Germanie, d'où lui viennent de nouveaux guerriers; de la Grande-Bretagne, qui sans cesse communique avec elle et entretient le fanatisme druidique.
Maître de la partie orientale, il fait tourner la Gaule du midi par ses lieutenants ; le jeune Crassus attaque et soumet V Aquitaine, tandis que lui-même soumet l'armée vers la Loire, et réduit toutes les tribus des rivages, cernant ainsi la Gaule centrale, ce foyer de la puissance des Druides.
Dans la même année (58), il jette en dix jours un pont sur le Rhin, refoule les Barbares qui avançaient vers la Gaule et passe dans la Grande-Bretagne. Mais depuis cette invasion dans l'île sacrée des Druides, César n'eut plus d'amis chez les Gaulois.
La nécessité d'acheter Rome aux dépens des Gaules , de gorger tant d'amis qui lui avaient fait continuer te commandement pour cinq années, avait poussé le conquérant aux mesures les plus violentes. Selon un historien, il dépouillait les lieux les plus sacrés, mettait des villes au pillage sans qu'elles l'eussent mérité. Partout il établissait des chefs dévoués aux Romains, et renversait le gouvernement populaire. La Gaule payait cher l'union, le calme et la culture dont la domination romaine devait lui faire connaître les bienfaits.
La disette obligeant César de disperser ses troupes, l'insurrection éclata de tous côtés ; mais il attaque les peuples séparément, les accable les uns après les autres, et cherche à les effrayer par des mesures cruelles. Ses barbaries réunissent toute la Gaule contre lui ; les Druides et les chefs de clans se
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trouvent d'accord pour ia première fois. Une vaste confédération se forme (52), un vercingéîorix (générai en chef) est choisi, et les légions, enveloppées de toutes parts, sont menacées d'une ruine entière.
A force d'audace et d'habileté. César parvient à les réunir; mais les Gaulois brûlent eux-mêmes leurs villes pour affamer les Romains au milieu des Gaules. Découragés par une défaite, ils s'enferment dans Alesia, que César entoure de prodigieux ouvrages. La Gaule entière vint s'y briser : 250,000 Gaulois attaquèrent vainement les retranchements romains.
Tournés, après de longs combats, par la cavalerie de César, les Gaulois s'enfuirent et se dispersèrent; le vercingétorix vint se livrer lui-même, et César ternit l'éclat de ses armes par la mort de son rival.
L'année suivante, César parcourut la Gaule pour vaincre toutes les résistances partielles et achever la soumission du pays. Dès ce moment (50), il agit envers les Gaulois avec modération et douceur ; il les ménagea pour les tributs et engagea à prix convenu leurs meilleurs guerriers ; il en composa une légion tout entière, dont les soldats portaient une alouette sur un casque, et qu'on appelait pour cette raison Alaicda. La Gaule garda, pour garantie de sa liberté, l'cpée que César avait perdue dans la dernière guerre. Les soldats romains voulaient l'arracher du temple où les Gaulois l'avaient suspendue : « Laissez-la, dit César en souriant, elle est sacrée ! »
Rivalité de César et de Pompée. — (50-48). César, après les succès brillants qu'il avait eus, prit occasion des honneurs extraordinaires qu'on venait de rendre à Pompée, après son expédition d'Asie, pour demander le consulat avec la prolongation de son gouvernement; mais ayant appris que la brigue de ses ennemis avait fait rejeter sa demande parce qu'il était absent, il fut si piqué de ce refus, qu'il dit en mettant la main sur son épée : Celle-ci obtiendra ce qu'onme refuse injustement. Comme il était instruit par les tribuns, et surtout par l'orateur Curion, de tout ce qui se tramait à Rome contre lui, il passa les Alpes à la tête de trois légions, et s'arrêta à Ravenne» Dès que le sénat eut appris sa marche, il lui nomma un successeur, et rendit un décret (7 janvier 49) qui lui ordonnait de quitter son armée sous peine d'être déclaré ennemi de la république, sans aucun égard pour l'intercession des tribuns, dont la fuite donna du moins à son parti l'apparence de
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la popularité. A cette nouvelle, César s'approche du Rubicon, petite rivière qui séparait son gouvernement de la Gaule cisalpine du reste de l'Italie, et qu'on ne pouvait passer en armes sans se déclarer ouvertement rebelle aux lois et aux ordres du sénat. 11 s'arrête quelque temps sur les bords de cette rivière : Si je diffère à la passer, dit-il, je suis perdu ! et si je la passe, que je vais faire de malheureux! Enfin, après avoir encore réfléchi un instant, il s'écrie : Le sort en est jeté! Il traverse le Rubico?i, et arrive à Rimini, dont il se rend maitre.
La prise de Rimini répandit la terreur dans Rome. Le sénat et les consuls abandonnèrent avec Pompée le siège de la république, et se dirigèrent vers la Campanie. Gésar s'empare de la Toscane et de l'Ombrie, de Confinium après sept jours de siège, et de Brindes, d'où Pompée s'enfuit en Epire avec trente cohortes, suivi des consuls et de la plupart des sénateurs.
César, après avoir conduis l'Italie en soixante et dix jours, subjugua la Sicile et la Sardaigne par ses lieutenants. Ayant essayé vainement de gagner Gcéron, qui se retire dans le camp de Pompée, il entre à Rome et s'empare du trésor public, malgré l'opposition du tribun Metellus. Il laisse le gouvernement de cette capitale au préteur Lepidus, et à Marc-Antoine celui de l'Italie; puis se dirige vers l'Espagne, où il défait Afranius et Petreius, lieutenants de Pompée ; et dans l'Espagne ultérieure, il contraint larron à se ranger sous ses lois. A son retour en Gaule, il reprend le siège de Marseille, qui lui avait fermé ses portes, et en châtie sévèrement les habitants, tandis que ses lieutenants éprouvent des défaites, Dolabella et Caïus-Antonius en Illyrie, Curion en Afrique.
Nommé dictateur pendant son absence, César se rend à Rome pour prendre possession de sa charge, se fait créer consul pour Tannée suivante ; après douze jours, abdique la dictature et se hâte d'aller joindre Pompée en Grèce. Il lui offre vainement la paix. Forcé dans ses lignes à Dyrrachium, il se retire en Thessalie, et se retranche sur les bords du fleuve Enipée, non loin de Pharsale ; Pompée ne tarda point à l'y suivre, et ces deux illustres rivaux se livrent bataille : la victoire se déclare pour César (20juin 48). — Pompée traverse la Thessalie en fugitif; s'embarque pour Lesbos, où il est joint par Cornélie, son épouse, et par Sextus l'ainé de ses fils. De là, il va chercher un asile en Egypte, et trouve la mort à la vue du
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rivage. Photin, ministre du jeune roi Ptolêmêe XII, avait ordonné cet assassinat. Achillas, général égyptien, et Septimius, ancien centurion sous Pompée, en furent les exécuteurs.
A son retour à Rome, César jouit des plus grands honneurs : bientôt il fut nommé dictateur perpétuel et empereur. L'adulation fut portée au point qu'on plaça sa statue dans le Capitole, à côté de celle de Jupiter : elle portait celte inscription : A César, demi-dieu. On peut juger par là que la liberté n'était plus qu'un fantôme, et que les volontés de César étaient la suprême loi. Le dictateur, cependant, affecta beaucoup de douceur dans ses manières; la sagesse de ses lois et son zèle pour le gouvernement lui attachèrent tous les cœurs et tous les esprits.
Lecture : La Pharsale, de Lucain. — Commentaires de J. César.— Portrait.
Famille de Pompée.
Nota. Le» chiffre entre parenthèses correspondent à ceux qui sont placés avant te nom de» femme
et indiquent la descendance maternelle,