L. CBASSTJS, L. CRASSCS
lieutenant de J. César dans les Gaules ; questeur de César,
M fit tuer par son écuyer dans la bataille tué dans les guerres civiles qui lunrireaS contre les Partîtes. la mort de César.
mort de Cé^âii9.— (44). Celui qui s'était illustré dans les Gaules par neuf campagnes successives, de 58 à 50, sans mentionner tous les hauts faits par lesquels il se signala en Egypte, en Afrique et en Espagne; celui qui reçut les titres de dictateur et d'empereur, après avoir remporté la plus prompte victoire dans la Cappadoce, dont Pharnace s'était emparé; après avoir enlevé à Dejotarus, roi des Galates et partisan de Pompée, la plus grande partie de ses états, César, dictateur et empereur, est lâchement assassiné. Les vrais républicains, supportant impatiemment la grandeur et les prérogatives de César, forment une conspiration et conviennent de l'assassiner en plein sénat. L. Cassius, Brutus, Trebonius, étaient à la tête des conspirateurs; César aimait tendrement Brutus, et l'avait comblé de faveurs après lui avoir sauvé la vie.
Le jour convenu pour l'assassinat arrive. César, tourmenté de noirs pressentiments, ne sait s'il doit se rendre au sénat; mais sa destinée l'emporte : il s'y présente A l'instant, il est percé de vingt-trois coups de poignard; il aperçoit Brutus parmi les meurtriers, et s'écrie douloureusement : Et toi aussi, mon fils, Brutus ! Il se couvre le visage avec sa robe et meurt avec la tranquillité d'un grand homme. Ce héros était âgé de einquante-cinq ans (15 mars 44). César avait fait le peuple romain héritier d'une partie de ses biens, et nommé Octave, son neveu, légataire universel et héritier de ses titres. Brutus, Cassius et les autres conjurés s'emparent de la puissance et des forces de la république ; mais Marc-Antoine, ami de César, chargé comme consul d'exécuter les ordres du dictateur, se saisit de ses registres, gagne son secrétaire, et y fait écrire
tout ce qu'il veut ; il lit le testament de César, qui instituait héritier de son nom et des trois quarts de son bien C. Octavius, petit-fils de Julie, sa sœur, qu'il avait adopté ; laissait les jardins qu'il avait au-delà du Tibre au peuple Romain, et à chaque citoyen en particulier une certaine somme d'argent. La tendresse, la reconnaissance pénétrant tous les cœurs, Marc-Antoine acheva de les embraser par une oraison funèbre pathétique, et l'impression fut lelle que la multitude en furie mit le l'eu aux maisons des conjurés ; ceux-ci sortirent dp Rome pour se retirer dans les gouvernements qu'ils tenaient de la victime elle-même; Brutus en Macédoine; Cassius, en Syrie; Decimus Brutus, dans la Gaule cisalpine ; mais à peine furent-ils partis, qu'Antoine les fit priver de leurs commandements.
Octave parut alors, il avait dix-huit ans ; sur le refus d'Antoine de lui remettre l'argent de César, il vendit son patrimoine pour acquitter les legs testamentaires. Cette noble conduite lui attira l'affection du peuple. Les vengeurs de César se divisèrent bientôt : Octave et Antoine devinrent rivaux; le premier, déjà politique profond, s'attache l'orateur Cicéron, et par Cicéron la plus grande partie du sénat; il gagne la multitude par des largesses, des jeux et des fêtes ; Antoine, dont le crédit baisse, se fait donner le gouvernement de la Gaule cisalpine. Soutenu par Lépide, général de César, et de l'une des plus anciennes maisons patriciennes, il va bloquer Decimus Brutus dans Modène, tandis qu'à la voix de Cicéron, qui prononce contre lui ses Philippiques, le sénat le déclare ennemi de l'Etat et livre les forces de la république au fils adoptif de César. La victoire se déclare pour Octave; il rentre à Rome avsc huit légions et se fait donner le consulat malgré le sé- "at„qui commence à le négliger. Une loi curiale ratifie son ad option ; fils reconnu de J. César, il veut en être le vengeur L'sxil et la confiscation sont prononcés, par contumace, contre les meurtriers, Octave, mécontent du sénat, recherche un accommodement avec Antoine et Lépide. Ceux ci passent avec cfix-huit légions en Italie, et arrivent près de Modène ; là se tint cette fameuse conférence qui dura trois jours, et qui se termina par l'union des trois chefs de la république.
Lecmre : Portrait de César, par Vertot [Cours de littérature). — Mort de César, tragédie de Voltaire. — Réflexions sur les Commentaires de César, par Napoléon. — Histoire de la vie de J. César, par de Bury.
Deuxième Triumvirat. — (43). Octave, Antoine et Lépide se firent nommer triumvirs; ils s'emparèrent de l'autorité souveraine pour cinq ans, se partagèrent les provinces, les légions, l'argent même de la république. Antoine eut les Gaules, à l'exception de la province narbonnaise qui fut donnée à Lépide avec l'Espagne.
Octave-César eut l 'Afrique, la Sicile, la Sardaigne et les autres îles.
L'Asie était occupée par les conjurés; les triumvirs résolurent de marcher contre eux, et convinrent que Lépide resterait dans Rome avec trois légions, afin d'y maintenir la tranquillité. Avant de quitter Rome, ils firent périr les plus riches et les plus puissants citoyens qui leur donnaient de l'ombrage, et s'enrichirent par ces horribles proscriptions. Ces bourreaux se sacrifièrent mutuellement les têtes les plus chères. Lépide livra son propre frère ; Antoine, son oncle ; Octave, Cicéron, son protecteur. Les deux triumvirs, Antoine et Octave, allèrent ensuite asseoir leur camp dans la plaine de Philippes, où s'étaient réunis les conjurés. Brutus et Cassius furent défaits et se donnèrent la mort. Ils furent nommés les derniers Romains.
Lecture : Portrait de Cicèron, par Vertot [Cours de littérature). — Siècle de Cicèron, par Gautier aîné.
Bataille d'Âctium. — (31). Octave, vainqueur des républicains, chercha ensuite à se détacher de ses collègues, La perte de Lépide ne lui coûta que quelques intrigues; il était plus difficile de se défaire d'Antoine, qui était aimé des légions, qui se voyait maître d'une grande partie de l'Asie, de l'Egypte entière, et soutenu par des rois puissants. Mais ce triumvir oubliait ses intérêts et ceux de sa patrie auprès de la belle Cléopâtre, reine d'Egypte, qu'il avait épousée et à laquelle il avait donné la Phénicie, la Basse-Syrie, l'île de Chypre, la Sicile, l'Arabie et une partie de la Judée. Octave profita de la passion désordonnée d'Antoine pour indigner Rome contre son collègue; il réussit, et le sénat et le peuple l'engagèrent à porter la guerre en Egypte. Octave équipe une flotte considérable, et se rend près d'Actium, à l'entrée du golfe d'Ambracie, en Épire, où se trouvaient réunies toutes les forces maritimes de l'Orient, sous le commandement d'Antoine. La bataille devait décider sans retour de l'empire ro-
main. Le succès fut douteux jusqu'au moment où Cléopâtre effrayée prit la fuite, et entraîna toule son escadre avec elle ; elle se sauva en Egypte, où Marc-Antoine la suivit ; tous deux se donnèrent bientôt la mort pour ne pas tomber dans les mains du vainqueur.
Antoine se perça le sein de son épée, au printemps de Tannée qui suivit la bataille d'Actium (2 septembre 31 ) sur le faux avis de la mort de Cléopâtre, qui, après avoir tenté vainement de séduire Octave, trouva moyen de se faire mourir dans le palais des Ptolémées où elle était captive.
Lecture : Biographie de Cléopâtre.
L'Egypte soumise. — L'Egypte et la Syrie deviennent provinces romaines; l'Asie-Mineure et la Grèce reconnaissent Octave-César pour souverain ; les rois de Judée, d'Arménie, des Parthes lui envoient des ambassadeurs à Rhodes, et tous réclament sa protection. 77 confirme Hérode sur le trône de Judée, lui demande ie dénombrement de ses sujets, et donne la régence de la Mauritanie à Juba, fils du roi Basius. Rome, enfin, décerne à Octave les titres $ auguste, tf empereur, de souverain pontife, de consul, de tribun, de censeur et de père de la patrie.
« Octave dompte, vers les Pyrénées, les Cantabres et les » Asturiens révoltés; V Ethiopie lui demande la paix, !es » Parthes épouvantés lui renvoient les étendards pris sui » Crassus, avec tous les prisonniers romains; les Indes re- » cherchent son alliance; ses armes le font redouter des >ï Rhètes ou Grisons, la Pannonie le reconnaît, la Germanie i> le craint, et le JVeser reçoit ses lois. Victorieux par mer et « par terre, il ferme le temple deJanus. Tout l'univers vit en » paix sous sa puissance, et Jésus-Christ vient au monde l'an » 4963 de la Création. »
Lecture : Histoire de Pompée, de Jules César, d'Antoine et en général de tous les grands hommes de l'antiquité, par Plutarque et par Cornelius-iNepos.
1er SIECLE»
TABLEAU
des grands nommes du siècle d'Auguste.
Nom.
Pays.
Onvrages.
Caracîère.
Cicéron.
Arpinum.
Ecrits sur l'art oratoire ; harangues, les Verrines, les Catilinaires ; épitres, lettres, œuvres philosophiques , les Oraisons, les Offices, la Vieillesse et V Amitié.
Son éloquence est admirable d'esprit, d'invention, de goût; son style, de pureté, d'élégance, de nohlesse ; il réunit toutes les qualités d'un parlait orateur, celles d'un grand philosophe , et il excelle dans tous les genres.
av.
Son style était animé,
Hortensius.
Rome.
Harangues.
plein de saillies, sa composition extrêmement travaillée.
Gésar.
Rome.
Commentaires sur la conquête des Gaules ,• lettres ; quelques écrits sur la grammaire , l'histoire , la religion.
On ne saurait le surpasser pour la précision, la vigueur et la clarté ; il créa le style qu'on pourrait appeler gouvernemental.
Horace.
Venuse.
Épitres, satires, odes, Art poétique.
Père de la poésie lyrique et de l'épître chez les Latins ; modèle de la satire : esprit, bon goût, correction, élégance et vivacité.
Virgile.
Mantoue.
Églogues, Géorgiques. Enéide,
Style enchanteur, perfection de la forme, sensibilité, douceur, harmonie; le prince des poètes.
Catulle.
Vérone»
Odes , élégies , épigrammes.
Remarquable par la beauté et la délicatesse de ses vers.
ïïMle.
Rome.
Elégies, panégyriques.
Prince de l'élégie sentimentale.
Piopeice.
Ombric.
Elégies.
Prince de l'élégie pa»sionnée.
ier SIECLE.
Ouvrages.
Caractère.
Métamorphoses ; Imagination riche et les Héroïdes . les pompeuse, esprit fin et Fastes, les Tristes délicat : on Ta surnommé et plusieurs petits le plus Français des poètes
' mes. latins,
La Pharsale, Médée, tragédie.
De la natt#e des choses, poème sur le monde pbysi que.
Satires et quel ques autres pièces de poésie.
Fablci.
Médée.
La partie descripti est pleine d'imagination et d'éloquence. On lui re proche son emphase.
Il offre des beautés du premier ordre , et sait al lier l'enthousiasme lyrique aux détails les pius arides de la philosophie.
Décrit les fêtes et -es excès de la cour de Néron et oppose à l'impureté du sujet une si grande pureté de style, qu'on l'a ca ractérisé auteur de la plui pure impureté.
Il imite laborieusement Esope dont il n'a ni la finesse, ni la naïveté, ni l'imagination; souvent élé gant et pur.
Sa tragédie de Médée était célèbre, mais elle s'est perdue.
Hercu.'e furieux Thyeste , la Thébw de , Agamemnon Hippolyte , Œdipe , les Troyennes, Hercule au mont CEta, Médée , Oclavie ; traités sur la Morale ; lettres.
IPAmphytrion VAululaire ou YAvare , imités p; Molière, les M nechmes par K gnard.
Son éloquence est éle vée, mais déclamatoire et sans naturel; cependant ses tragédies, peu faite» pour la représentation , offrent de l'attrait au lecteur; ses traités renferment d'excellents préceptes. Le premier des philosophes après Cicé-
II possède cette puissauce de comique qui entraîne et subjugue; son style est empreint d'un cachet un peu trivial.
1er SIÈCLE.
Nom.
Térence.
av.
Perse.
Juvénal.
Jules César.
Salluste.
Tite-Live.
av.
Quinte-Cme.
1er
site.
Goraelius- Nepos.
1er
sièc.
Val&re-Maxi-
1er
sièc.
Pays.
Carthage.
Volterra
[Toscane).
Aquinium.
Amitcrne (Italie).
Padoue.
Inconnu.
Hostilje.
(Gaule cisalpine).
Ouvrages.
L'Andrienne , Phormion, les Adetphes.
Satires.
Commentaires sur la conquête des
La Conjuration de Calilina; la guerre de Jugurtha; une histoire ro-
Eistoj depuis le commencement de Rome jusqu'à la mort de Drusus ; — de 140 livres il ne nous en reste que 35.
Histoire d'Alexandre le Grand.
Vies des plus illustres capitaines grecs et romains; ouvrages perdus.
Piecueil des paroles et des actions mémorables.
Claracière.
A composé d'excellentes comédies où la science d> l'intrigue, -la politesse et la perfection du style viennent s'opposer à la verve et à la franche gaîté de Plaute.
Perse en ses vers obscurs , mais serrés et pressants,
Affecte d'enfermer moins de mots que de sens.
(Boileau.)
Il montre contre le vice une indignation chaleureuse; l'énergie, l'élévation, la clarté distinguent son style.
L'homme le plus coni plet de l'histoire , dit M. de Chateaubriand.
Sa précision, son énergie, sa brièveté admirable , son style nerveux l'ont fait comparer à Thucydide.
L'Hérodote des Rolains; il est élégant, vaé, abondant.
Ses harangues sont, célèbres ; il est trop déclamatoire.
Ecrivain élégant, mais inexact; Cicéron cependant estimait ses ou-
11 envisage surtout l'histoire sous le rapport des mœurs.
2 Tacite.
Plutarque.
Flavius Jo-
iGicéion.
Cheronée.
Arpinum.
Vie des dot,tc premiers empereurs.
Histoires et Annales des évène' ments de son temps; tes Mœurs des Gerns; la vie d'Agricola.
Vies des Hommes lluslres , grecs et romains ; traités de morale; une foule d'écrits variés en grec.
Histoire de la guerre des Juifs ; antiquités judaïques
Horlensius , les Académiques ; traité sur la nature du bien et du mal; les Tusculanes , traités sur la nature des Dieux, sur la divination, sur les Lois, Traité des Devoirs, la Vieillesse , VAitié.
Son ouvrage , tableau s grands événements du monde, est semés de morceaux fort éloquents.
Il donne des détails intéressants sur le caractère ?t les mœurs de ceux dont il retrace la vie, mais il manque de méthode.
Il raconte toutes les anecdotes qu'il a pu recueillir, avec une exactitude qui n'omet pas les vérités les plus flétrissantes.
Ses ouvrages sont des efs-d'oeuvre ou le mérite de 1 écrivain égale celui du penseur. Profondeur, evation du génie et gravité, précision, majesté du stjle, tout y attire l'admiation.
Le meilleur des biographes ; un des esprits les plus sages et les plus judicieux qui aient paru; partout il se montre aussi excellent moraliste qu'aimable écrivain.
Elégant historien, a été surnommé le Tite-Live des Grecs ; il s'éloigne un peu du texte des livres saints»
Il a pour but dans tous ses écrits philosophiques, d'amener l'homme à la pratique du devoir, comme aux idées les plus élevées de la vertu.
Mom.
Pays.
Ouvrages.
Caractère ,
Lettres à Luci-
lius , Traité de la
Colère , des Bien-
faits , de la Clé-
Il suit la doctrine de»
mence, de la Tran-
stoïciens ; sa morale est
Sénèque.
apr.
Cordoue.
quillité de l'âme ,
grave, son style éloquent,
du Loisir du Sage,
mais parfois entaché d'en-
de la Brièveté de la
flure.
vU, de la Constance
du Sage, de la Pro-
vidence.
Panégyrique de
Ses lettres sont pleines
Pline le Jeune
apr.
Borne.
Trajan; Traité de la Tolérance ; lettres.
d'esprit et de politesse, mais manquent de naturel.
/Antonius
1er
sièc.
Deux petits trai-
Très-célèbre-, il reçut
1 Musa.
av.
tés nous restent de
d'Auguste de grandes
lui.
marques de distinction.
a; iComelius
1er
sièc.
Huit livres de médecine et plu-
L'Hippocrate des La-
§) Celsus,
apr.
sieurs autres ouvrages.
tins.
A composé un grand nombre d'ouvrages; parmi
Passe après Hippôcrate
iranien.
apr.
Pergame.
ceux qui nous restent, le Traité de l'usage des parties du corps humain , eat le plus estimé.
pour le meilleur médecin de l'antiquité.
Son ouvrage, où paraît une érudition , un juge-
Strcbim.
apr.
Gnosse
(Crète).
Géographie en dix-sept livres.
ment , une exactitude rare, passe pour le meil-
leur traité des anciens sur
| jpomponius £/ Mêla.
la géographie.
1er
sièc.
Melaria
Géographie en trois livres.
Observations importantes, mais incomplètes
apr.
(Grenade).
sur l'état de la géographie.
Il nous a légué d'im-
menses trésors d'érudition
Pline le Naturaliste.
sur les sciences naturelles;
apr.
Vérou*.
Histoire naturelle.
personne n'ignore quvil mourut victime de son
amour pour la science,
dans une éruption du Vé-
suve.
Nom.
Vitrave.
MarcLudius
oscorn
lRoscîus.
siec.
av.
sièc.
sièc.
av.
1er
siec.
av.
Pays.
Vérone.
Rome.
Grèce.
Lanuvîum
(Gaule).
Rome.
Ouvrages.
Grandes peintures à fresques sur les murailles des maisons.
Portraits. — C lui d'Auguste était un chef-d'œuvre,
Parallèle de l'art mimique avec l'éloquence.
Caractère.
Ses écrits sont fort estimés. Ils renferment des documents précieux sur l'architecture grecque et romaine.
Brillant coloris , hardiesse de conception.
Le plus habile de» graveurs de l'antiquité ; délicatesse et fermeté : fort goûté des Romains.
Il excellait dans la déclamation et sa pantomime rivalisait souvent avec l'éloquence de Ciciron :
son nom est donné aux acteurs célèbres.
Rival redoutable de Roscius, surtout dans la tragédie. — Exagération.
Depuis que Borne avait vaincu Athènes, elle s'était enrichie de tous les plus beaux ouvrages des artistes de la Grèce ; les statues, les ta bleaux, les |vases magnifiques avaient décoré l'entrée triomphale du destructeur de Corinthe dans la nouvelle capitale du monde Le génie de Périclès revivait dans celui d'Auguste ; un siècle rival devait donner au monde littéraire de nouveaux maîtres et de nouveaux modèles. Cette époque de la naissance des lettres et des arts en Italie voit deux illustres protecteurs, Auguste et Mécène, son ministre et son ami.
Lecture : Esquisses littéraires, ou Précis des littératures anciennes et modernes, par M, Lévi. — Littérature latine.