TABLEAU DES HISTORIENS
1826. Lemontey : Histoire de la Régence.
1833. De Ségur : Histoire universelle.
1845. Sismonde de Sismondi : Histoire des Français ; Histoire des Républiques Italiennes.
1847. Lamartine : Histoire des Girondins.
1848. Le duc de Noailles : Histoire de madame de Maintenon.
1849. Monteil : Histoire des Français.
1850. Mignet : Histoire de la Révolution française.
1850. Thiers : Histoire de la Révolution française ; Histoire du Consulat et de l'Empire.
1850. Guizot : Histoire de la Civilisation en Europe; Mémoires sur la Révolution d'Angleterre ; Histoire de la Révolution d'Angleterre; Histoire de la Civilisation en France.
1850. De Norvins : Histoire de Napoléon.
1850. Capefigue : Histoire de la Restauration ; Histoire de Philippe- Auguste, etc.
1850. Aug. Thierry, : Histoire de la conquête d'Angleterre par les Normands; Lettres sur l'Histoire de France; Récits des temps mérovingiens.
1850. Michelet : Histoire de France ; Histoire universelle.
1850. Amédée Thierry , : Histoire des Gaulois depuis les temps les plus reculés j usqu'à la soumission entière de la Gaule aux Romains.
1850. Cantu : Histoire universelle.
1850. Bazin : Louis XIII ; Richelieu ; Mazarin,
1850. Ozanam : Les Germains avant le christianisme ; la Civilisation chrétienne chez les Francs.
1850. Henri Martin : Histoire de France.
1850. Saint-Aulaire : Histoire de la Fronde.
1850. Vadlaeelle : Histoire des deux Restaurations,
1854. Lamartine : Histoire de Turquie.
ETAT BM L'OT
Au commencement du moyen-âge, et de la société en générai chez les Barbares.
A l'époque de l'invasion, tout est bouleversé, confondu; le choc de la barbarie contre elle-même a tout ébranlé, tout renversé Les anciennes institutions sont tombées, sans que de nouvelles aient pu s'établir et les remplacer. Il n'y a plus de société, mais seulement un mélange d'éléments hétérogènes qui répugnent à s'unir, d'une barbarie vigoureuse et pleine d'énergie avec une civilisation énervée et caduque ; l'empire d'Orient seul conserve une existence qui, bien que chancelante et souvent compromise par la présence et les succès de nouveaux Barbares, se relève pourtant de temps à autre par quelques efforts, et représente l'ancien monde romain dont il ne resteplus de trace en Occident.
L'Europe occidentale offre, en effet, le tableau le plus déplorable ; l'Italie, en proie successivement aux Alaric, aux Attila, aux Genséric et auxOdoacre, est couverte de ruines et de débris.
La Gaule, ensanglantée par le passage des Suèves et des Vandales, est mise en lambeaux par les Goths, les Francs et les Bourguignons, qui l'occupent à la fois, et dont les rivalités enfantent des guerres terribles.
L'Espagne, encore fumante du sang de ses valeureux enfants, qui ont voulu défendre leur indépendance contre le torrent barbare, que n'ont pas arrêté les Pyrénées, devient le théâtre de la lutte entre Hermanric et Astolphe, et éprouve à la fois les horreurs delà guerre, de la famine et de la peste.
La Bretagne, abattue après une résistance héroïque et malgré la valeur d'Arthur, gémit esclave sous les Saxons qu'elle avait appelés comme alliés, et que la perfidie et la force ont fait ses maîtres.