CUCURBITACÉES
aplaties , dont l’amande contient une abondante quantité d’une huile amère , purgative , qui sert dans l’éclairage , en Amérique. Ces semences sont réputées alexipharmaques et employées contre la morsure des Serpents, contre l’empoisonnement par le Manioc, le Mancenillier, etc.
Les semences de la plupart des Cucurbitacées renferment d’ailleurs une certaine quantité d’huile et peuvent servir à la préparation d’émulsions rafraîchissantes. On employait jadis, sous le nom de Semences froides majeures, les graines de Courge, de Pastèque, de Melon et de Concombre. A Madagascar et à l’Ile-de-France, on cultive, pour l’huile de ses semences, le Joliffla africana Del.
( Telfairia pedata Hook.). Le fruit de plusieurs Cucurbitacées est comestible. Telles sont les Courges (g. Cucurbita) , dont les nombreuses variétés se rapportent à 3 espèces, selon M. Naudin : le Potiron (C. maxima Duch.), la Citrouille (C. Pepo DC.), la Courge musquée (C. moschata Duch.); les Melons, que M. Naudin rapporte à une seule espèce ( Cucumis Melo L.) , les Concombres et Cornichons ( Cucumis sativus L.), la Pastèque ( Citrullus vulgaris Schrad.) ; la Chayotte des Antilles ( Sechium edule Sw.) ; le Bénincasa de la Chine (. Benincasa cerifera Savi), dont le fruit est couvert d’une sorte de cire insoluble dans l’alcool et qui a une odeur de résine de Sapin, etc. Les fruits de certaines Cucurbitacées ont parfois des formes bizarres; tels sont ceux de la Gourde des pèlerins ( Lagenaria vulgaris Ser.), qui servent de bouteille.
On a beaucoup préconisé, il y a quelques années, les semences de Courge contre le Ténia. Ces semences étaient employées depuis longtemps au Mexique; on les administre mondées de leur épisperme et réduites en une pâte granuleuse , que l’on délaye simplement dans l’eau : on fait avaler l’émulsion et le marc. Ce remède paraît être fort efficace. Quelques médecins administrent en même temps de l’huile de Ricin.
A PLACEMTATïOI
GRAINES PÉRISPERMÉES.*
H A m A m ÉLIDÉES.
La famille des Hamamélidées ne fournit guère à la médecine que les Galles de Chine , produites par la piqûre de YAphis chinensis Bell., sur le Distylium racemosum Zucc. Nous avons déjà (t. I, p. 190) parlé de ces Galles, et nous n’y reviendrons pas.
* Voir le tableau page 290.
Cauvet.