‹ Nouveaux éléments d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 24 sur 74 · ovules ascendants ; fruit sec ou · texte numérisé non relu

ovules ascendants ; fruit sec ou

charnu RHAMNÉES.

corné ; fruit : diakene ; corolle à préfloraison imbriquée OMBELLIFÈRES.

charnu; corolle à préfloraison valvaire ; fruit. . . .

haie bi-pluriloculaire AraliacÊES.

drupe à noyau triloculaire CORNÉES.

LORANTHACÉES.

La famille des Loranthacées ne. nous offre aucun intérêt ; elle fournit le Gui ( Viscum album L.), du bois et de l’écorce duquel on retire )a Glu.

Le Gui croît en parasite sur les Pommiers , les Poiriers , les Tilleuls, etc., rarement sur les Chênes ; il était jadis employé contre l’épilepsie ; il est astringent et vomitif.

Certains auteurs pensent que le vrai Gui du Ghêne est le Loranthus europœus L. , qr{ croît en Italie, sur les Chênes.

La Glu est une substance verdâtre , employée jadis comme émolliente , maturative et résolutive , maintenant utilisée pour piper les Oiseaux. Elle renferme deux principes, que l’éther en sépare : la Viscine (C8 H7 Ho) et la Viscaoutchine ou mieux Viscosine.

La Glu se trouve aussi dans le Houx, le Viburnum Lantana L. , le Robinia viscosa Vent., etc. Le plus souvent on la fabrique avec de l’huile de Lin épaissie au feu.

AQÜIFOLIACÉES.

Arbres ou arbustes toujours verts, formant une petite famille, dont les genres étaient d’abord confondus avec ceux des Rhamnées et ensuite avec les Célastrinées. La famille des Aquifoliacées se distingue des Rhamnées, par ses étamines alterni-pétales et ses ovules pendants ; des Célastrinées , par l’absence constante d’un disque périgyne, par sa corolle hypogyne, souvent gamopétale , et par ses ovules pendants. Nous l’avons maintenue au voisinage des Rhamnées, à l’exemple d’Endlicher, avec la réserve qu’elle serait mieux placée près des Oléinées et des Ebénacées, dont on la rapproche généralement aujourd’hui. Elle ne fournit à la médecine que quelques plantes appartenant au genre Ilex L.

RHAMNÉES.

Le Houx commun (II. Aquifolium L.) renferme un principe encore peu connu, Yllicine , qui a été préconisé comme fébrifuge. L’écorçe et les feuilles du Houx étaient jadis employées en décoction, contre la goutte, les rhumatismes et les fièvres. Les baies sont réputées purgatives et même émétiques.

Le Thé du Paraguay ou Maté (II. Paraguayensis Lambert) est un arbrisseau qui croît au Paraguay et au Brésil , et dont les I habitants de l’Amérique du Sud font une grande consommation. On en emploie les feuilles pour préparer une infusion stimulante. Ces feuilles renferment de la caféine et de l’acide cafétannique. On leur substitue quelquefois celles du Cassine Gouguba Mart. , qui pos- \ sèdent les mêmes propriétés.

Les feuilles de Maté sont ovales-cunéiformes , oblongues ou lancéolées, un peu obtuses, à dents assez longues et un peu éloignées J les unes des autres. L’eau distillée de ces feuilles a une saveur qui rappelle celle de la Menthe poivrée.

Le Thé des Apalaches ou Apalachine (I. vomitoria Ait.) est un arbrisseau qui croît dans les lieux ombragés de la Caroline, de la Floride et de la Virginie. Les Indiens emploient ses feuilles, préalablement grillées , comme diurétiques , excitantes et même enivrantes , ces feuilles purgent et sont vomitives.

RHAMNÉES.

Cette famille comprend des arbres , des arbustes et des sous-arbustes, à feuilles alternes , rarement opposées, pourvues de stipules caduques , ou persistantes et épineuses ; fleurs 4-5-mères , hermaphrodites ou unisexuées ; calice campanulé ; pétales très-petits ; étamines opposées aux pétales et insérées à leur base ; ovaire supère ou semi-infère , ou infère , à 2 , 3 , 4 loges monospermes ; ovule dressé ; styles libres ou soudés, à base plus ou moins cachée par un disque d’épaisseur variable ; stigmates libres ou soudés ; fruit charnu , ou sec et à déhiscence variable.

Les Rhamnées comprenaient jadis les Célastrinées et les Ilicinées, | dont on a fait deux familles.

Les Célastrinées ont les étamines alternipétalées , un ovaire toujours libre, enchâssé dans un large disque, et offrant 2-3-5 loges, il à 1-2 ovules collatéraux; style court; stigmate lobé; fruit sec ou charnu; graines généralement arillées, à périsperme abondant.

Les Célastrinées renferment le Fusain d’Europe ( Evonymus europœus L.), dont les feuilles âcres, émétiques et purgatives sont em- I Payées en décoction, par les gens de la campagne. Les fruits séchés au four et pulvérisés ont été utilisés contre la vermine des enfants ; ces fruits sont également âcres , émétiques et purgatifs.

Quelques Celastrus sont employés pour leurs propriétés médicinales ou économiques. Ainsi Forskal en mentionne deux espèces : Celastrus ( Catha Forsk.) edulis Vahl, qui est comestible, et Cel.

( Catha Forsk.) parviflora Vahl, qui procure une insomnie plus forte que celle du Café. Ces Gélastres croissent en Abyssinie et dans FYémen, où on les nomme Cât. Enfin, on trouverait dans l’Inde un Celastrus (?) qui fournit une sorle de manne , par suite de la piqûre d’une espèce de Puceron, le Psyllus mannifer.

La famille des Rliamnées se recommande surtout par les genres Zizyphus Tournef. et Rhamnus Juss.

Jujubier ( Zizyphus vulgaris Lamk.). Arbre de 5 à 7 mètres de hauteur ; feuilles alternes , lisses , ovales-allongées , trinerviées , légèrement dentées, à stipules épineuses ; fleurs petites, jaunâtres, axillaires, 5-mères; ovaire biloculaire , 2 styles; fruit: drupe oblongue, grosse comme une olive, à épiderme mince, coriace, lisse, luisant et rouge, à noyau osseux, biloculaire. La chair, d’abord ferme et verdâtre, sucrée et acidulé, devient ensuite molle, jaunâtre , douce , sucrée et mucilagineuse : la Jujube est alors ridée longitudinalement. En vieillissant , les Jujubes se dessèchent presque complètement et doivent être rejetées.

Les Jujubes sont béchiques et pectorales; on les administre sous forme de décocté ; elles font partie des quatre fruits pectoraux et forment la base de la Pâte de jujubes. Cette pâte est d’ordinaire uniquement formée de gomme du Sénégal et de sucre.

Le bois du Jujubier fournit un extrait, qui jouit des propriétés du cachou, et dans lequel on a trouvé du sucre, du tannin f Acide Zizyphotannique ), un acide cristallisé ( Ac . Zizyphique).

Le Jujubier est originaire du Levant.

Le genre Zizyphus contient quelques autres plantes utiles : le Z. Jujuba Lamk., dont les Hindous mangent les fruits , et qui produit de la gomme-laque; Le Z. spina-Christi Willd., qui croît au Sénégal, en Égypte, en Palestine etc. et dont les fruits mûrs sont sucrés; le Z. agrestis Lour., dont on mange les fruits en Cochinchine ; enfin le Lotus ou Lotos des anciens.

Le Lotus (Z. Lotus Lamk., Z. sativa Gærtner) croît surtout dans la Cyrénaïque et dans la régence de Tunis. Son fruit est plus petit que la Jujube et plus arrondi; il a une saveur sucrée agréable.

Les pédoncules floraux d’une Rhamnée du Japon, YHovenia dulcis Thunb., s’épaisissent après la floraison, acquièrent le goût de la poire , selon Kæmpfer, et les Japonais en mangent la chair, qui est alors douce et rouge.

Les Ceanothus L., dont quelques-uns sont cultivés dans nos jardins, ont des propriétés médicinales; ainsi la racine du C. america -

RHAMNÉES.

nus L. est j selon Ferrein , employée aux États-Unis contre la gonorrhée ; le C. cœruleus Lag. passe pour fébrifuge au Mexique, et le C. Bengalensis DG. sert, au Sénégal, contre la dysenterie.

Le genre Rhamnus Juss. fournit un certain nombre d’espèces utiles.

Nerprun, Noirprun, Bourguépine (Rh. catharticus L.). Arbrisseau de 3 à 4 mètres , rameux , lisse , à rameaux terminés par des épines ; feuilles généralement opposées , glabres , ovales ou largement elliptiques; fleurs fasciculées, polygames, petites, verdâtres, 4-mères (parfois 5-mères) ; calice à quatre lanières étalées , lancéolées , aiguës ; pétales dressés , linéaires ; baie globuleuse , luisante , noire , à 3-4 loges monospermes.

Les Baies de Nerprun (fig. 587) sont grosses comme des petits pois et renferment un suc amer, âcre , nauséeux , rouge violet trèsfoncé, devenant rouge par les acides et vert par les alcalis. Ce suc, combiné ce à de la chaux ou à de l’alumine , fournit la matière colorante nommée Vert de vessie ou Vert végétal.

Les baies de Nerprun sont purgatives; généralement on ne les fait pas sécher; on en fait un extrait et surtout un sirop, que l’on emploie à la dose de 15 à 50 grammes. M. Fleury a extrait des fruits du Nerprun une substance cristallisée en aiguilles jaunes ( Rhamnine ), qui paraît être le même corps que la Chrysorhamnine retirée par M. Kane de la graine de Perse.

Le principe purgatif des baies de Nerprun, que M. Hepp, de Strasbourg, croit être de la Cathartine, est amer, jaunâtre, cristallin, soluble dans l’eaù et dans l’alcool faible ; il purge à la dose de 1 à 2 décigr., chez les enfants, et de 5 décigr. , chez les adultes. « C’est un purgatif doux , non irritant, non douloureux, bien supporté et pouvant être continué , sans déterminer d’accidents fâcheux. On peut donc en conclure que les baies de Nerprun renferment encore un autre principe âcre , qui provoque des vomissements , amène des coliques et des effets drastiques. » (Strobl.)

L’écorce moyenne du Nerprun est réputée vomitive.

Les baies du Troëne (Ligustrum vulgareh.) sont mêlées, dit-on, en Hollande à celles du Nerprun ; on les distingue de ces dernières par leur liquide bleu foncé et par leurs deux loges dispermes.

Bourdaine, Bourgène, Aune noir (Rh. Frangula L.). Ar-

jjf .

lig. 587. — Baies de Nerprun , d’après Moquin-Tandon (*).

(*) d) Baie entière. — b) Baie coupée transversalement. — c) Graine.

brisseau à feuilles non dentées ; fleurs hermaphrodites , 5-mères ; baies rouges, puis noires, à deux loges monospermes. Ses fruits sont purgatifs, et son écorce est vomitive.

Buchner a trouvé dans l’écorce et les graines de cette plante un principe, la Rhcimnoxanthine , en cristaux jaunes brillants, insolubles dans l’alcool et dans l’éther, coloré en rouge pourpre par les acides et les alcalis , et en vert émeraude par l’acide sulfurique corncentré. M. Casselmann a trouvé dans la Bourdaine un nouveau principe cristallin, jaune citron, qu’il a nommé Franguline .

L’Alaterne (Rh. Alaternus L.) a des feuilles astringentes; ses baies passent pour purgatives.

Nerprun des teinturiers ( Rh . infectorius L.). Cet arbrisseau du midi de l’Europe fournit à la teinture ses fruits , connus sous le nom de graine d’Avignon. On en prépare une laque, nommée Stil de grain , que l’on obtient en traitant le suc des baies avec de la craie. Cette laque est d’un jaune clair et usitée dans la pointure. Les graines d’Avignon sont un peu moins grosses qu’un grain de poivre, ovoïdes, pourvues de leur pédoncule, grises, un peu ridées, inodores, de saveur chaude; elles colorent la salive en jaune.

On trouve, dans le commerce, d’autres fruits employés aux memes usages, et que l’on désigne, selon leur provenance, sous les noms de graine de Perse , de Morée , de Turquie ou d’Andrinople. Ces fruits sont plus gros et plus estimés que les précédents; on les croit fournis par le Rhamnus amydalinus Desf. et le Rh. saxatilis L. On distingue aujourd’hui les graines de Perse, selon leur qualité, en graines A Angora, de Tokat ou AIsckilipp.

Le Vert de Chine (Lo-Kao des Chinois) est un produit analogue au Vert de vessie , que l’on obtient du fruit des Rh. utilis et chlorophorus Decne. En Chine, les pauvres se servent, en guise de thé, des feuilles du Rh. theezans L.

0 (VI BELLI FÈRES (flg. 588).

Herbes annuelles ou vivaces, rarement arbustes (Bupleurum fruticosum L.) ou même arbres , dans la Nouvelle-Calédonie ( [Myodo carpus Brong. et Gris); tige presque toujours sillonnée, à nœuds très-marqués et complets , souvent tistuleuse par disparition de la moelle , qui est volumineuse et parcourue par quelques fibres ainsi que par des laticifères; feuilles alternes, rarement entières [Bupleurum) et parfois en apparence phyllodiques , plus souvent trèsdécoupées , largement engainantes et à gaine en général très-développée; fleurs blanches, moins souvent jaunes, rarement rouges ou bleues, disposées en une ombelle ordinairement composée, plus rarement simple (. Astrantia ) , parfois même simulant un capi-

OMBELLIFÈRES

tule (Eryngium , fig. 589) d, hermaphrodites (fig. 590) , rarement diclines par avortement, presque toujours régulières : quelquefois cependant les pétales externes des fleurs extérieures de Fombelle sont plus grands que les autres ; calice à 5 lobes, ordinairement très-réduits ;

5 pétales alternes , aigus, acuminés, mais infléchis à leur extrémité ; 5 étamines alternipétales , por-

tées, comme la co-

Fig. 588. — Ombelle de la Carotte .

rolle , sur un disque épigyne, et à anthères souvent didymes (voy. t. I, p. 400, fig. 302); ovaire infère, composé de 2 carpelles

Fig. 589. — Capitule d'Eryngium campestre. Coupe médiane longitudinale.

2-ovulés, l’un antérieur, l’autre postérieur; 2 styles épaissis à leur base en une sorte de disque ( Stylopodè ).

Le fruit se compose de deux achaines monospermes par avortement; graine pendante, anatrope. A la maturité, ces deux achaines se séparent de la base au sommet et restent suspendus à l’extrémité d’un support commun. [Columelle ou Carpophore ' ,

1 Dans les ombelles composées, on a donné le nom d’ (9mbelle à l’inflorescence générale, et celui ftOmbellule à chacune des ombelles simples; les rameaux qui portent les ombellules ont été appelés grands rayons et les pédoncules floraux constitutifs de l’ombellule ont été nommés petits rayons; enfin à la base de l’ombelle et de l’ombellule existe souvent un cercle complet ou non de folioles verticillées : l’ensemble des folioles situées à la base de l’ombelle a reçu le nom à'Involucre ; le nom d 1 1nvolucelle a été donné à celles qui occupent la base de l’ombellule.

Fig. 590. — Coupe longitudinale de la fleur du Fenouil.

296 POLYPÉTALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉES.

tantôt simple, tantôt bifide ou bipartit (voy. p. 302, fig. 595). Ces achaines, aussi appelés Méricarpes , présentent chacun au moins 5 côtes longitudinales (côtes primaires : juga primaria) , et parfois, en outre, 4 côtes secondaires ( juga secundaria) , qui occupent alors l’intervalle des côtes primaires. Les côtes primaires offrent la disposition suivante : une médiane ( dorsale ou carinale ), deux latérales ( marginales ou commissurales ) occupant les bords du carpelle, deux intermédiaires intercalées aux trois autres. Entre les côtes se montrent des sillons ( Vallécules ) , au sein desquels on voit des cavités linéaires, nommées Bandelettes ( Vittœ ), remplies d’un suc propre brunâtre.

L’embryon occupe le sommet d’un périsperme abondant, charnu ou corné, dont la face commissurale est tantôt plane (Orthospermées), tantôt creusée d’un sillon longitudinal (Campylospermces) , tantôt enfin recourbée en un arc vertical ( Cœlospermées ).

De Candolle s’est basé sur cette forme du périsperme, pour diviser les Ombellifères en trois sous -familles d’inégale étendue, que MM. Decaisne et Le Maout réduisent à deux : les Recti-séminées , correspondant aux Orthospermées de De Candolle; les Curvi-séminéeSj qui comprennent les Campylospermées et les Cœlospermées de De Candolle.

Les trois sous-familles admises par De Candolle renferment 17 tribus; nous nous occuperons seulement de celles qui fournissent des plantes médicinales, vénéneuses ou alimentaires.

ORTHOSPERMÉES.

Hydrocotylées.

Fruit comprimé par les côtés, ou à méricarpes très-carénés ; ombelles imparfaites (Hydrocotyle Tourn.).

Hydrocotyle asiatique ( Hydrocotyle asiatica L). Cette espèce a été préconisée, il y a quelques années, contre les maladies de la peau. Elle habite les lieux humides de presque toutes les parties chaudes de l’hémisphère austral (Inde, Ceylan, Malaisie, Afrique méridionale etc.). Sa racine est ronde, charnue, grisâtre, plus ou moins longue ; de son collet partent des feuilles , qui ressemblent assez à celles de la Violette, et des jets souvent longs de plusieurs pieds, renflés de distance en distance et portant des racines.

Cette plante est le Pancaga des Malais (Rumpliius), le P es equinus de Rumphius, le Codagen des Hindous (Rheede) et le Bevilacqua de M. Boileau. M. Lépine, pharmacien de la marine, y a

OMBELLIFËRES . 297

trouvé , entre autres principes , une substance particulière , qu’il a nommée Vellarine , de Vallârai , nom Tamoul de la plante.

La vellarine est une huile épaisse, jaune pâle, soluble dans l’alcool, d’odeur forte, de saveur amère, piquante et persistante. Elle se volatilise en partie à 100°, s’altère sous l’influence de la chaleur, de l’air et de l’humidité, et disparaît même de la plante quand celle-ci est avariée. Les feuilles en contiennent moins que la racine. Cette dernière est très-hygrométrique et rapidement altérable. Elle est administrée en infusion (racine 10 p. , eau 1000 p.). On en prépare des pilules , uh sirop , une alcoolature et surtout un extrait hydroalcoolique , que l’on donne à la dose de 25 milligr.

Cet extrait est mou, vert foncé et possède une odeur vireuse trèsprononcée; il doit être préparé dans le vide.

L’Hydrocotyle asiatique produit les phénomènes toxiques suivants : étourdissements, vacillation des membres, affaiblissement général, céphalalgie , tendance au sommeil etc. Cette plante se place dans les poisons narcotico-âcres , à côté des Ciguës et de l’Œnanthe safranée; son administration doit être surveillée avec soin.

Les résultats obtenus par son emploi ne permettent pas de juger définitivement de sa valeur thérapeutique. Dans l’Inde, MM. Boileau, Poupeau, Leroux, Hunter etc. ont constaté ses bons effets dans plusieurs cas de syphilides , d’ulcères , de rhumatismes et de scrofules. MM. Cazenave et Devergie, en France, ont confirmé quelques-uns de ces résultats , sans toutefois que le médicament ait répondu à sa brillante réputation. De son côté , M. Lecocq a assuré que l’Hydrocotyle est impuissant à guérir la lèpre vulgaire , et qu’il paraît en être de même pour les autres maladies cutanées.

L’Hydrocotyle gummifera Lamk. (Bolax gummifer Spreng.), qui croît aux Malouines, fournit une gomme demi -transparente et rougeâtre, parfois employée comme siccatif.

L ’Hydrocotyle umbellata L., plante du Pérou, du Brésil et des Antilles , est émétique à haute dose , selon Martius ; à dose plus faible, on la prescrit contre l’hypochondrie, les affections du foie etc. Aublet assure que ses racines sont diurétiques et vulnéraires.

Enfin , l’Écuelle d’eau ( Hydr . vulgaris L.) , plante acaule et à feuilles peltées , est regardée comme âcre , détersive , apéritive etc.

Saniculées.

Fruit non comprimé ; feuilles palmatifides ; tige non rampante ; ombellules à fleurs sessiles ou pédicellées ( Sanicula L., Astrantia Moriss., Eryngium L.).

Panicaut (. Eryng . campestre L., fig. 591). Par ses fleurs capitu-

lées, ses feuilles épineuses, sa tige à rameaux dichotomes, cette

POLYPÉTALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉES.

plante ressemble à un Chardon, d’où son nom de Chardon Roland ou roulant. Sa racine est cylindrique , longue, brune au dehors, blanche au dedans; elle a une saveur amère, aromatique et est réputée diurétique. Cette propriété est aussi attribuée kYEr.maritimum L.

L’Er. aquaticumh ., des États-Unis, est sudorifique; VEr. fœtidum L., de Cayenne , est réputé fébrifuge.

Sanicle ( Sanicula europœa L.). Plante des bois ombragés ; tige simple ; feuilles cunéiformes , lobées, pétiolées ; fleurs blanches, en tête; semences globuleuses et épineuses.

Elle jouissait jadis d’une réputation merveilleuse contre les contusions , les plaies , les fractures ; elle paraît être tombée dans un juste oubli.

Le Sanicula marylandica L. passe pour antisyphilitique.

L 'Astrantia major L. a des semences âcres et purgatives.

Amminées.

Fruits comprimés latéralement; diamètre antéro-postérieur plus grand que le diamètre commissural. ( Cicuta L., Apium Hoffm. , Petroselinum Hoffm. , Ammi Tourn. , Carum Koch, Pimpinella L., Sium Koch.)

Ciguë vireuse ou Cicutaire aquatique (CicutavirosaL., Cicutaria aqucitica Lam., fig. 592). Plante vivace à tige fistuleuse, épaisse, radicante à la base, haute de 8 à 15 décim.; feuilles très-grandes, tripinnées, à folioles lancéolées, étroites, aiguës, profondément et irrégulièrement dentées; ombelles à 10-15 rayons presque égaux; involucre nul ou composé d’une seule foliole linéaire; folioles de Y involucelle linéaires , au moins aussi longues que V ombellule. Fleurs blanches; calice à dents foliacées; pétales obcordés, à sommet infléchi; fruits globuleux, un peu didymes, à 10 côtes lisses, un peu aplaties; vallécules occupées par un seul vaisseau.

La Ciguë vireuse est très-vénéneuse; elle habite le bord des fos-

Fig. 591. — Eryngium campestre.

OMBELLIFÈRES

sés et des étangs.

Sa racine (ou mieux souche ) est blanchâtre à l’intérieur, celluleuse , cloisonnée et remplie comme toute la plante, d’un suc jaunâtre.

La plante a une odeur vireusetrèsprononcée, qui se rapproche de l’odeur de l’Ache ou du Persil. Elle parait plus délétère que la grande Ciguë; les accidents produits sont très-

intenses et doivent être combattus de la même manière.

Ache des marais, Céleri (Apium graveolens L., fig. 593). Plante bisannuelle, à racine pivotante ; tige rameuse , cylindrique , sillonnée, glabre; feuilles inférieures largement pétiolées, pennées, lisses, un peu luisantes , formées de 5-7 folioles pétiolées , triangulaires, à 3 lobes inégaux, profondément dentés ; les supérieures , presque sessiles, à, folioles cunéiformes. Ombelles terminales oppositifoliées, subsessiles, sans involucre ni involu celle , surmontées par les ombelles secondaires ; pétales entiers , arrondis , acuminésj d’un blanc verdâtre;

Fig. 593. — Ache des marais .

POLYPÉTALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉES.

fruit brunâtre , très-menu , ovoïde-globuleux , à côtes blanches saillantes.

La Racine d’Ache est grosse comme le pouce , grise au dehors , blanche au dedans , fusiforme , d’odeur forte, aromatique, de saveur aromatique, amère, âcre. Elle fait partie des cinq racines apéritives et du sirop des cinq racines , qui lui doit son odeur.

L’Ache des marais cultivée fournit deux variétés comestibles : le Céleri ordinaire ( Apium dulce Miller), dont on mange les pétioles étiolés, et le Céleri-rave (Ap. rapaceum ), surtout cultivé dans le Nord , et dont la racine napiforme atteint souvent la grosseur des deux poings.

L’Ache odorante croît dans les marais et sur le bord des ruisseaux; on lui substitue parfois la racine de Livèche ou Ache des Montagnes (. Levisticum officinale Koch).

Persil ( Petroselinum sativum Hoffm., Apium petroselinum L., fig. 594). Plante bisannuelle, à racine fusiforme, un peu rameuse,

La Racine de persil fait partie des cinq racines apéritives ; elle est légère , d’un gris jaunâtre, d’une odeur aromatique agréable.

Le Fruit est verdâtre, assez court, arrondi à la base, atténué au sommet; il diffère de celui de l’Anis en ce qu’il est plus petit, plus

grosse au moins comme le doigt , blanche , aromatique ; tige cylindrique, striée, glabre ; feuilles inférieures tripinnées , à segments cunéiformes, trifides, dentés; les supérieures plus réduites, à segments plus étroits et entiers; fleurs d’un vert jaunâtre , à pétales entiers , terminés au sommet par une languette infléchie; ombelles terminales, pédonculées ; involucre oligophylle; involucelle polyphylle, à divisions filiformes ; fruits ovoïdes, un peu allongés.

Fig. 594. — Persil.

Le Persil est surtout employé dans l’économie domestique; en médecine , on en prescrit la racine comme excitante et apéritive , et les fruits comme carminatifs.

OMBELLIFÈRES

allongé, non pubesoent, de couleur plus foncée , et marqué de dix côtes saillantes blanches. Il offre dans sa coupe transversale «une amande pentagone , dont le côté interne est beaucoup plus long que les quatre autres, et dont chaque angle est marqué par la coupe blanche d’une des côtes du fruit. L’intervalle entre chaque côte est rempli par un vaste réservoir d’un suc brun, d’une apparence mielleuse » (Guibourt). Ce fruit exhale une odeur de térébenthine , quand on le froisse.

MM. Joret et Homolle ont retiré des fruits du Persil un liquide jaunâtre, huileux, non volatil, qu’ils ont nommé Apiol.

L’Apiol est plus dense que l’eau , soluble dans l’alcool , l’éther, le chloroforme , insoluble dans l’eau ; il a une saveur âcre et piquante et une odeur spéciale, tenace. A .faible dose, il détermine une surexcitation générale très-grande , une sensation de vive chaleur à l’arrière-gorge , de la chaleur et des tiraillements à l’épigastre, des éructations, des nausées, des vomissements, parfois même des troubles intestinaux et des coliques; à la dose de 2 à 4 grammes , il a produit , dans quelques cas , une sorte d’ivresse comparable à celle du Haschisch ou à l’ivresse quinique.

L’Apiol a été préconisé , comme fébrifuge , à la dose de 1 à 2 grammes. Bien que ce médicament n’ait pas des propriétés aussi énergiques que le sulfate de quinine , il mériterait d’être employé ; il est probable que des recherches bien dirigées amèneraient à en séparer le principe actif, de la matière âcre qui le fait généralement repousser.

On a aussi préconisé l’ Apiol, contre l’aménorrhée et la dysménorrhée ; les propriétés emménagogues de cette substance paraissent être bien constatées ; on l’emploie à la dose de 20 à 30 centigr. dans les cas où les excitants conviennent, et c’est dans ces cas, d’ailleurs très-nombreux dans la pratique, que l’Apiol semble offrir une grande supériorité sur les autres emménogogues. On le prescrit généralement inclus dans, une capsule gélatineuse.

Ammi. On trouve, sous ce nom, dans les officines, des fruits attribués par les auteurs à des plantes diverses : Ptychotis verticillata DG., Ptych. coptica DG., Ptych. fœniculifolia DG. Cette dernière paraît fournir I’Ammi officinal , que l’on a attribué à tort à Y Ammi majus L.

L’ammi officinal entrait dans les quatre semences carminatives.

Les semences du Ptych. Ajowan DG. ( Ligusticum Ajowan Roxb.) sont employées , dans l’Inde , contre la goutte ; on en met dans le Bétel.

Garvi ( Carum Carvi L., fig. 595). Plante bisannuelle, à racine fusiforme; tige striée; feuilles bipinnatifides , à divisions inférieures

POLYPETALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉES.

très-rapprochées et comme verticillées autour du pétiole commun; fleurs blanches; involucre nul, ou à 1-2 folioles linéaires; pas d’in-

volucelles; fruit oblong, gris

rff

brun terreux , à dix côtes filiformes. Dans le commerce, les achaines sont généralement isolés, et alors allongés, amincis aux deux extrémités.

Le Carvi a une odeur forte, aromatique, une saveur chaude; on l’emploie, comme carminatif, en infusion ou en poudre. Dans le Nord, il sert de condiment pour les légumes ; on en mange aussi parfois la racine, qui est également aromatique.

On mange dans certains

pays

sous

le nom de Noix

Fig. 595. — Carvi.

brun noirâtre à l’extérieur

de terre, les tubercules du Carum Bulbocastanum Koch (. BuniumBidbocastanumh .).

Ces tubercules sont gros comme de petites noix, d’un blancs à l’intérieur et de saveur

douce et agréable.

Anis vert ( Pimpinella Anisum L. , fig. 596). Plante annuelle , à tige dressée, rameuse, pubescente; feuilles radicales pétiolées, cordiformes-arrondies , à limbe incisé-denté; les caulinaires trifoliolées, à lobes cunéiformes ou lancéolés; les supérieures trifides, à divisions linéaires ; ombelles terminales ; involucres et involucelles nuis; pétales égaux, cordiformes; fleurs blanches ou rosées; fruits nus, ovoïdes, oblongs, striés, glabres ou pubescents; à dix côtes filiformes; vallécules contenant chacune plusieurs canaux oléifères.

Les Fruits de l’Anis ont une odeur aromatique particulière, une saveur piquante et sucrée. On les distingue, selon leur provenance, en plusieurs variétés : Y Anis de Russie, qui vient par Odessa; il est petit, noirâtre, âcre et peu estimé ; Y Anis de Touraine, qui est vert et plus doux; Y Anis d’Albi , qui est plus blanc et plus aromatique; Y Anis de Malte ou d’Espagne , qui est le plus estimé.

L’Anis vert est stimulant et carminatif; on le prescrit en infusion. On retire de l’Anis, par distillation, une huile volatile (Essence d’Anis) , qui contient deux substances différentes : un hydrocarbure

OMBELLIFÈRES

liquide , présentant la composition de l’essence de térébenthine ; un principe oxygéné, YAnéthol (G20 H12 O2), sorte de camphre qui s’y trouve à deux états, solide et liquide.

L’iode solidifie subitement l’essence d’anis, avec dégagement de chaleur et de vapeurs colorées; l’acide sulfurique la colore en rouge, puis la solidifie. On a falsifié l’essence d’anis avec de l’alcool, de la gélatine, du blanc de Baleine etc. Ges falsifications sont aisées à découvrir.

On employait jadis, comme diurétiques , antispasmodiques et vulnéraires, les racines de deux autres Pimpinella : le grand Boucage ou grande Saxifrage (P.

magna L.) et le petit Boucage ou petite Saxifrage (P. Saxifraga L.). Ges racines sont très-aromatiques et plus ou moins âcres.

Le genre Sium Koch renferme quelques plantes suspectes : la Berle ( S . latifolium L.), l’Ache aquatique [S. angustifolium L.) etc. Il fournit aussi une plante potagère , le Chervi ( S . Sisarum L.), que l’on cultive pour ses racines charnues, blanches et tendres. On lui a attribué le Ginseng.

Sésélinées.

Fruit presque cylindrique, et dont la section transversale est circulaire ou à peu près. ( Œnanthe Lamk., Æthusa L., Fœniculum Adans. , Seseli L. , Athamanta Koch, Meum Tournef. , Crithmum Tournef.)

Le genre Œnanthe Lamk. comprend deux sous-genres : Œnanthe L., plantes vivaces, à racines tuberculeuses, fasciculées; Phellandrium L., plantes annuelles ou bisannuelles, à racines fibreuses.

Œnanthe safranée ( Œnanthe crocata L.). Racine à tubercules fasciculés , oblongs , rapprochés et fusiformes ; tige cylindrique , can-

Fig. 596. — Anis vert.

POLYPÉTALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉE&.

nelée, creuse, d’un vert roussâtre, rameuse supérieurement, haute d’environ 1 mètre; feuilles grandes, bi- ou tripinnées, à divisions sessiles, glabres, vert foncé, cunéiformes, incisées au sommet; fleurs blanc rosé, petites; ombelles terminales, à involucre nul ou oligophylle ; involucelles polyphylles ; ombellules très-serrées, à fleurs extérieures pédicellées, les intérieures presque, sessiles; calice à cinq dents accrescentes ; pétales cordiformes un peu inégaux; fruits disposés en capitules globuleux. Ges fruits sont brièvement pédicellés, oblongs, surmontés par les dents calicinales et par les styles , et portent des côtes obtuses, les marginales plus développées.

Cette plante croît sur le bord des fossés et dans les prés marécageux; toutes ses parties renferment un suc vénéneux, lactescent, qui devient jaune orange à l’air. Ses racines ont un goût douceâtre, aromatique, et peuvent être confondues avec celles du Buniam bulbocastanum ; ses feuilles ressemblent à celles du Cerfeuil et ses fruits à ceux du Fenouil.

Les accidents produits sont : chaleur brûlante dans l’arrièrebouche, nausées, vomissements, cardialgie, vertiges, délire, convulsions violentes et mort. Il faut employer les vomitifs et les laxatifs, puis des cataplasmes à l’épigastre , et administrer abondamment des boissons acidulées et gazeuses, des potions étbérées etc.

Une plante voisine, l’Œnanthe iistuleuse ou Persil des marais (Œ. fistulosa L.) est aussi très-vénéneuse : racine fibreuse , rampante , à fibres épaissies , tuberculeuses , fusiformes ; tige grosse , fistuleuse, glabre; feuilles inférieures à pétioles fistuleux, bipinnés, à segments cunéiformes, incisés; les supérieures pinnatiséquées , à divisions linéaires; ombelles à 3-4 rayons, sans involucre; ombellules très-serrées , à fleurs blanches rosées , les internes fertiles et sessiles, les externes stériles et pédicellées.

Phellandrie aquatique. Ciguë ou Fenouil d’eau (Œ. Phellandrium Lamk., Phellandrium aquaticum L., fig. 597). Plante bisannuelle, à racine grosse, pivotante, allongée; tige épaisse, fistuleuse, radicante aux nœuds, croissant dans l’eau , haute de 60 à 100 centimètres; rameaux nombreux, divergents ou étalés; feuilles inférieures immergées, bi- tripinnées, à divisions laciniées, étroites et capillaires ; les supérieures émergées, à folioles ovales-pinnatifides ou incisées; fleurs blanches, en ombelles terminales oppositifoliées, à 10-12 rayons sans involucre; ombellules pourvues d’un involucelle à 7-8 folioles. Fruits brunâtres, un peu luisants, ovoïdesallongés , régulièrement striés , glabres , un peu comprimés latéralement.

On a recommandé les Fruits de Phellandrie comme apéritifs ,

OMBELLIFERES.

diurétiques, expectorants, sédatifs sie, l’asthme, les fièvres. En Allemagne, on les prescrit en poudre à la dose de 3 décigr. à 4 grammes, dans les 24 heures. On en prépare un sirop , une teinture , un vin. L’action de ce médicament doit être surveillée avec soin , car il produit des vertiges, de l’anxiété et des phénomènes d’intoxication.

M. Hutet en a isolé le principe actif, qu’il a nommé Phellan drine.

La phellàndrine est un alcaloïde (?) liquide, neutre, d’abord incolore, puis un peu ambré, d’apparence huileuse, plus léger que l’eau, d’une odeur forte, nauséabonde, légèrement éthérée, soluble dans l’alcool, l’é-

et contre la bronchite, la phthi-

Fig. 597. — Phellandrie aquatique.

ther, les graisses, peu soluble dans l’eau, moins soluble dans les huiles fixes que dans les huiles volatiles.

50 centigr. de phellandrine, injectés dans les veines d’un Chien , ont déterminé la gêne de la respiration , des tremblements nerveux, de l’anxiété; l’animal a survécu. La même dose, mise dans le bec de deux Oiseaux , les a tués en 15-20 minutes. Les propriétés toxiques de ce principe doivent lui faire supposer des propriétés thérapeutiques.

Petite Ciguë , Faux Persil , Æthuse ( Æthusa Cynapium L. , fig. 598).

Plante annuelle, haute de 10 à 15 décimètres, à racine

fusiforme , allongée , blan- Fig. 598. — Petite Ciguë,

306 POLYPÉTALES PÉRIGYNES AXOSPERMÉES.

che ; tige dressée , rameuse , cannelée , glabre , rougeâtre à la base ; feuilles tripinnées, à segments incisés, pinnés , aigus, d’un vert foncé, luisantes en dessus, pâles en dessous; ombelles terminales, à rayons nombreux, inégaux, étalés, saris involucre; involucelles à trois folioles pendantes, linéaires, subulées, situées du côté externe de l’ombellule; fleurs blanches, à pétales inégaux, obovés; fruit globuleux-ovoïde , à dix côtes épaisses, simples, carénées, à vallécules étroites, occupées par une seule bandelette brune.

Cette plante est souvent confondue avec le Persil ; elle détermine des accidents graves pouvant amener la mort. Voici leurs caractères distinctifs :

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