DEUXIÈME DIVISION. — ORGANIQUES
ire famille. HfalOïdes (mellite).
2e — Résines (succin).
3e — Stéariens (schéerite).
4e Bitumes (asphalte).
5e — Charbons (houille).
MINÉRALOGIE
elle correspond exactement à la première classe de Werner. Go groupe se subdivise en deux ordres :
1° Les Haloïdes , ou minéraux pierreux formés par la combinaison d’une base avec un acide ou avec l’eau (Hydrate),
2° Les H terres proprement dites, dont la composition n’est pas toujours bien définie et présente moins de fixité que celle des minéraux haloïdes. Cet ordre a été divisé en familles basées sur différents caractères essentiels: densité, dureté, éclat, texture. L’analogie chimique, ici reléguée au second plan, a été conservée autant que possible , sauf pour la famille des gemmes.
La classe des M inéralisateurs se rapporte au groupe peu nombreux des minéraux solides, qui jouent un rôle actif dans les combinaisons métalliques. Placée entre les pierres et les métaux, elle établit la transition des uns aux autres. Elle a été formée pour le soufre et l’arsenic et pour leurs combinaisons naturelles.
La classe des Métaux correspond à la quatrième de Werner et à celle des métaux autopsides d’Haüy, moins les sels métalliques, que M. Leymerie place , à l’exemple de Werner, avec les sels terreux ou alcalins. Elle comprend tous les métaux minéralisés, disposés selon leur degré d’affinité pour l’oxygène, et commence ainsi par le tellure et l’antimoine, qui offrent tant d’analogie avec l’arsenic.
Les classes précédentes composent la division ou embranchement des Inorganiques ou minéraux proprement dits.
La classe suivante, établie conformément à la méthode de Berzelius et de Brongniart, comprend les corps d’origine organique, minéralisés par suite de leur enfouissement dans le sol ; elle forme la division ou embranchement des Organiques.
La première place , donnée à la famille des Haloïdes , indique l’analogie des corps de cette série avec les sels. La famille des Stéariens , dont les membres sont appelés souvent Suif minéral, se lie d’une part aux Résines et , d’autre part, aux Bitumes. Enfin les espèces bitumineuses de la famille des Charbons (Houille) rattachent cette dernière aux bitumes.
L’exposé que nous venons de faire de la méthode de M. Leymeric, tandis que nous avons passé sous silence celles presque aussi récentes de MM. Beudant, Dufrénoy et Delafosse, montre la préférence que nous lui accordons. Nous ne saurions trop la recommander à ceux que leurs goûts ou leurs besoins entraînent vers l’étude des sciences naturelles Cette méthode nous a été enseignée par le savant professeur de Toulouse, lorsque nous avions l’honneur de suivre ses leçons, et nous avons eu toujours à nous applaudir de l’avoir adoptée.
HÀLIDES. 063