MIMER AUX
le Cyanure ferrico-potassique (prussiate rouge de potasse) sont à peu près inusités.
Le mélange d’urée et de cyanure ferroso-potassique , proposé par M. Baud, sous le nom d’ hÿdro-cy an a te de potasse et d’ urée , ne paraît pas doué des propriétés fébrifuges que son inventeur lui attribuait.
Le Cyanure dé fer et de quinine est fréquemment employé , par les médecins italiens , contre les fièvres intermittentes accompagnées d’un état inflammatoire.
Le Cyanure de fer et de zinc est souvent prescrit contre les né» vroses , l’épilepsie et la chorée.
M. Bouchardat a proposé le Sous-azotate de peroxyde de fer , comme succédané du sous-nitrate de bismuth.
Le Lactate de fer, le Citrate et le Tartrate ferrico-potassiques , I’Iodure de fer , sont aussi très-fréquemment employés en médecine.
M. Mialhe a proposé le Proto-sulfure de fer, comme l’antidote du sublimé corrosif, qu’il décompose instantanément. MM. Bouchardat et Sandras préfèrent le Persulfure de fer hydraté , qu’ils regardent comme l’antidote du sublimé, et des préparations de cuivre, de plomb et de l’acide arsénieux.
Les préparations de fer colorent les excréments en noir , et sont , en grande partie , évacuées par les urines.
g. Manganèse.
Pyrolusite ou Magnésie noire (peroxyde de manganèse). Ce minéral est gris noirâtre , avec un éclat médiocre ou terne ; sa poudre est noire , sa densité 4,9, sa dureté 2 à 2,5. Il a, pour forme primitive, un prisme droit rhomboïdal de 93° 1/2.
La pyrolusite cristallise en longs prismes modifiés sur les arêtes latérales. On la trouve d’ordinaire en masses aciculaires , à aiguilles parallèles ou radiées, ou en masses sub-compactes ou en stalactites. Celle que l’on exploite à Romanèche , près Mâcon , contient de la baryte et sa couleur est un peu bleuâtre. M. Beudant la désigne sous le nom de Psilomélane.
Acerdèse ou manganite ( sesquioxyde de manganèse hydraté). Ce minéral doit être soigneusement distingué du précédent, dont il diffère par sa couleur grise plus claire, son éclat métallique et sa poussière brune. Sa forme primitive est un prisme orthorhombique de 100° environ.
L’acerdèse ne peut pas servir, avec fruit , à la fabrication du chlore.
M. Leymerie propose le nom de Ranciérite pour désigner un
MÉTAUX
peroxyde de manganèse hydraté terreux , brun foncé et tachant , que Ton trouve fréquemment dans les mines de manganèse, et le peroxyde métalloïde argentin, qui existe, en petites masses légères, ou en enduits, paillettes et filaments très-tendres, dans la mine de fer de Rancié (Ariége).
Les autres minéraux à base de manganèse offrent peu d’importance, et nous les négligerons.
La pyrolusite sert à la préparation du chlore ; elle a été employée , à l’extérieur, contre les dartres , la teigne , la gale , et , à l’intérieur, comme antichlorotique et emménagogue.
La présence du manganèse dans le sang normal , et sa diminution dans le sang des anémiques , signalée par M. Millon , ont conduit MM. Hannon et Pétrequin à des expériences , dont voici les conclusions : les préparations de manganèse doivent être placées sur la même ligne que les préparations martiales ; ce que ne fait point le fer, le manganèse le fera.
Toutes les fois que les ferrugineux ne guérissent pas j c’est alors le manganèse qui manque dans le sang ; administrez ce métal r et vous verrez l’état chlorotique s’évanouir.
Ces praticiens recommandent les préparations de protoxyde , dé préférence à celles de peroxyde et au peroxyde lui-même.
Les minéraux appartenant aux genres Titane , Molybdène, Tungstène , Urane ne nous offrent rien d’intéressant au point de Vue médical. Il en est de même du genre Chrome.
Les sels formés par la combinaison de l’acide chromique avec une base sont tous différemment colorés et plusieurs d’entre eux sont employés en médecine ou dans les arts. La Crocoïse ou Plomb rouge ( chromate de plomb) est employée en peinture ; on lui préfère le chromate artificiel.
Le Bichromate de potasse est employé dans la teinture et comme réactif. Selon MM. Vicente et Robin , il constitue un antisyphilitique comparable au mercure. M. Blaschko l’emploie , en pommade, contre les verrues. Enfin on l’a dit propre à accélérer la cicatrisation des ulcères scrofuleux.
Les minéraux du genre Nickel ne sont pas utilisés en médecine. Le plus important de ce groupe est la Nickéline ( arséniure de nickel ), que l’on reconnaît à sa couleur rouge cuivreuse.
Le Sulfate de nickel , qui se présente en cristaux efflorescents d’un vert émeraude, a été employé par M. Simpson, dans des cas graves de migraine périodique, à la dose de 25 à 50 milligr. A plus haute dose et surtout à jeun, il provoque des nausées et des Vomissements.
Càuvet.
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MINÉRALOGIE
g. Cobalt.
Smaltine ( arsëniure de cobalt). Ce minéral a une couleur gris d’acier, une densité de 6,5 et une dureté de 5,5. Il cristallise en cubes simples ou modifiés. Sa cassure, d’abord brillante, se ternit à l’air. A la flamme d’une bougie, il dégage des vapeurs arsénicales. Il communique au borax une belle couleur bleue, et produit avec l’acide azotique une dissolution rose.
Cobaltine (arsénio sulfure de cobalt ferrifère). Ce minerai est gris nuancé de rougeâtre et doué d’un éclat plus vif que le précédent. Ses cristaux nets , brillants , en général isolés et complets , offrent toutes les formes que l’on peut faire dériver de l’hexadièdre.
La Cobaltide ( oxyde noir) et l’Érythrine ( arséniate ) , que l’on reconnaît aisément à sa couleur fleur de pêcher, se rencontrent accessoirement dans les mines de cobalt.
g. Cuivre.
Cuivre natif. Ce minerai se présente le plus souvent en masses ramuleuses ou dendritiques , offrant parfois de petits éléments cristallisés en octaèdre ou en cube.
Zigueline ( cuivre oxydulé). Ce minerai, dont la forme primitive est le cube , a une densité de 6 et une dureté de 3,5. Les variétés translucides sont d’un beau rouge ; cette couleur se manifeste dans les variétés opaques lorsqu’on les réduit en poudre. Il a une cassure conchoïde avec un éclat vitreux.
La zigueline se présente en cubes , octaèdres ou dodécaèdres , ou en masses lamelleuses , ou enfin en aiguilles de couleur vive et à éclat soyeux.
Chalkosine ( sulfure de cuivre). La chalkosine se montre d’ordinaire en masses lamellaires ou compactes, de couleur foncée, plus rarement en prismes hexagonaux simples ou bordés de facettes à la base. Elle a un éclat métallique, une couleur gris foncé tirant sur le bleu, et peut être coupée en copeaux lorsqu’elle est pure. Sa densité est 5,7 ; sa dureté 2,5.
Chalkopyrite (sulfure double de cuivre et de fer). La pyrite cuivreuse est souvent mélangée de sulfure de fer. Sa forme primitive est un sphénoèdre presque égal au tétraèdre régulier. Elle a une densité de 4,17 et une dureté de 3,5.
Ce minéral est jaune de laiton un peu verdâtre et possède un vif f éclat métallique. On le trouve d’ordinaire en masses ou en concrétions , plus rarement en octaèdre à base carrée ou en sphénoèdre
MÉTAUX. 687
simple ou modifié sur les angles. Sa surface présente assez souvent des reflets irisés.
Panabase ou cuivre gris. Ce minerai est généralement constitué par un sulfantimoniure de cuivre et de fer ; mais une partie du cuivre peut y être remplacée par de l’argent, et un peu d’arsenic peut s’y substituer à de l’antimoine. Dans ce dernier cas, le cuivre gris ou Fahlerz cristallise dans le système cubique et prend le nom de Tennantite.
La panabase a pour forme primitive un tétraèdre régulier ; sa densité est 4,6 à 5, sa dureté 3,5. Elle est aigre, fragile, d’un gris d’acier avec un vif éclat. Ses cristaux sont des tétraèdres simples ou modifiés, souvent pyramidés.
Azurite et Malachite ( carbonate de cuivre hydraté). Ces deux sortes ou espèces passent de Y une à l’autre et se rencontrent dans les mêmes gisements ; leur densité varie de 3,8 à 4 et leur dureté de 2,5 à 3,5. L’ azurite est d’ordinaire en cristaux bleus translucides, dérivant d’un prisme unoblique.
La malachite se présente le plus souvent sous forme concrétionnée ; elle est d’un vert velouté magnifique et offre des zones satinées variant par l’aspect et par l’intensité de la couleur. On l’emploie à la fabrication de bijoux et de petits meubles.
Les Oxydes de cuivre ( proto - et bi-) sont vénéneux et inusités.
L’Acétate neutre de cuivre ( cristaux de Vénus) sert à la préparation du vinaigre radical. L’Acétate basique de cuivre ( verdet , vert-de-gris) entre dans l’onguent ægyptiac, l’emplâtre divin, le baume de Metz etc.
Ces deux sels sont très-vénéneux ; ils servent à l’extérieur, pour réprimer les chairs fongueuses et les excroissances syphilitiques ; on les emploie aussi , en collyre , contre les ulcérations des paupières.
On a parfois employé I’Azôtate de cuivre ammoniacal, contre les ulcérations de la gorge et de la langue.
Le Carbonate de cuivre ammoniacal a été prescrit contre les fièvres intermittentes rebelles.
Le Chlorure de cuivre ammoniacal a été conseillé dans l’épilepsie.
Le Sulfate de cuivre (vitriol bleu , couperose bleue) sert à l’extérieur, comme cathétérique , contre les aphthes et les chancres ; on le prescrit en lotions, injections, collyres. Il est réputé antispasmodique , fébrifuge et vomitif.
Le Sulfate de cuivre ammoniacal est astringent, irritant, diurétique , antispasmodique ; on l’a conseillé contre l’épilepsie.
Les sels de cuivre sont tous vénéneux ; ils doivent être employés avec précaution et à très-faible dosé.
MINERALOGIE.
g. Mercure.
Mercure natif. Ce métal se montre, sous forme de gouttelettes, dans la plupart des mines de cinabre , ou disséminé dans les roches qui lui servent de gangue. Ces gouttelettes s’unissent plusieurs ensemble et coulent jusqu’en des cavités, où elles s’amassent. Le mercure natif est d’ordinaire assez pur, et il suffit de le passer à travers une peau de Chamois , pour le débarrasser des matières qui le salissent. On n’en recueille d’ailleurs jamais ainsi que de très-petites quantités , et tout (peut-on dire) celui du commerce est extrait du cinabre.
Le mercure est liquide à la température ordinaire ; à —40°, il se solidifie et peut être martelé comme l’argent ; il se volatilise à •-H 350°. Les vapeurs du mercure sont délétères et déterminent des tremblements convulsifs. Sa densité est de 13,5.
Cinabre ( sulfure de mercure). Ce minerai est d’un rouge vif lorsqu’il est en masses cristallines , mais parfois il est mélangé de matières étrangères et sa couleur est alors plus ou moins obscurcie. Dans tous les cas , sa poudre est rouge. Il se volatilise au chalumeau, et produit des vapeurs qui blanchissent le cuivre et l’or. Sa densité est 8 et sa dureté 2,5.
Le cinabre peut être confondu avec Y argent sulfo -arsénié , le réalgar et le plomb chromaté.
Le premier s’en distingue en ce qu’il ne laisse pas de trace sur le papier, et qu’il produit un bouton d’argent, lorsqu’on le chauffe au chalumeau.
Le second donne une poudre orangée et dégage une odeur alliacée , quand on le soumet à l’action du feu.
Enfin le plomb chromaté fournit une poudre aurore , ne se volatilise pas , et se divise selon les faces d’un prisme quadrangulaire , tandis que le cinabre se divise parallèlement aux plans d’un hexaèdre.
Le cinabre est rarement cristallisé ; ses cristaux dérivent alors d’un rhomboèdre aigu. On le trouve d’ordinaire en masses grenues ou en masses lamelleuses d’un éclat adamantin. On désigne, sous le nom de Mergure hépatique , une roche bitumineuse , schisteuse ou calcaire, imprégnée de cinabre.
On connaît plusieurs autres minéraux de mercure ; aucun n’est réellement important. Tels sont : le Mercure argentai ou amalgame d’argent, le Mercure sulfo-sélénié, et le mercure chloruré , qui paraît être un protochlorure.
Le Mercure métallique forme la base d’un grand nombre de préparations , dont les plus importantes sont : la pommade mercu-
METAUX
rielle et l’emplâtre de Vigo. Associé à diverses substances, il constitue les médicaments connus sous les noms cVEthiops : graphitique, calcaire , gommeux , magnésien , saccharin etc. On remployât jadis, à l'intérieur, contre le volvulus , où il paraissait exercer surtout une action mécanique.
L’Oxyde rouge de mercure ( Précipité rouge) est prescrit, sous forme de pommade, contre certaines ophthalmies; il sert parfois pour détruire les Poux et leurs lentes ; enfin il est usité , comme cathétérique, contre les ulcères vénériens et contre les taies de la cornée.
Le Proto-azotate de mercure est un cathétérique employé en pommades contre les dartres.
Le Deuto-azotate de mercure liquide est un caustique trèsénergique , employé contre les dartres rongeantes et les ulcères cancéreux.
L’Azotate de mercure et d’ammoniaque (. Mercure soluble d’Hahnemann) est un médicament infidèle, de composition variable, et qui eut jadis une grande vogue en France et en Allemagne, comme antisyphilitique.
Le Deuto-bromure de mercure est un sel très-volatil et trèsvénéneux j conseillé dans les affections syphilitiques, et que l’on doit administrer aux mêmes doses que le sublimé corrosif.
Le Protochlorure de mercure ( Mercure doux , Calomel etc.) est purgatif, altérant, anthelminthique , fondant, sialagogue etc. , selon les doses et selon les circonstances où on l’emploie.
On prescrit parfois, sous le nom de Précipité blanc , un protochlorure de mercure obtenu par précipitation. Le précipité blanc n’est guère usité qu’en pommade.
En mélangeant du bichlorure de mercure et du biiodure de mercure , à équivalents égaux , on obtient un Iodochlorure mercurique , que l’on préparait jadis en exposant le calomel à l’action directe de l’iode ou de sa vapeur. Ce composé est rouge ; on le connaissait sous les noms de Io do- calomel , Iodure de chlorure mercure ux , » Sel de Boutigny etc.
Le Deuto-chlorure de merçure (- Sublimé corrosif) est un poison très-énergique, dont l’emploi demande beaucoup de circonspection. C’est l’antisyphilitique par excellence. On le prescrit à l’intérieur et à l’extérieur. Il fait la base de la liqueur de Van Swieten, d’un grand nombre de sortes de pilules, de solutions, de gargarismes, de bains etc.
Le subhmé corrosif sert à la préparation du Chlorure de mercure et d’ammoniaque ( Sel Alembroth soluble ), de I’Oxychlorure ammoniacal de mercure (Sel Alembroth insoluble ou Mercure de vie).
MINÉRALOGIE
Le Proto-acétate de mercure ( Terre foliée mercurielle etc.) forme la base des dragées de Keyser, aujourd’hui fort peu usitées.
Le Cyanure de mercure est un poison énergique , employé aux memes doses que le sublimé corrosif.
On employait jadis, comme. émétique et purgatif violent , le Sulfate tri-mercurique (' Turbith minéral ou sulfate jaune de mercure). Ce sel ne sert plus guère que comme antiherpétique, en pommade , et dans la médecine des Chiens.
Le Cinâbre est à peu près inusité en médecine.
Le Sulfure noir de mercure ( Ethiops minéral ) est réputé vermifuge et antiscrofuleux.
Le Proto-iodure de mercure était employé par Biett , dans le traitement des syphilides. Il le prescrivait à l’intérieur, ou bien à l’extérieur, par la méthode endermique. Ce sel est très-usité contre les accidents secondaires de la syphilis.
Le Bi-iodure de mercure est plus actif que le précédent ; on l’emploie dans les mêmes cas, mais à plus faible dose.
En définitive, le mercure et ses combinaisons constituent des médicaments aussi efficaces contre la syphilis , que la quinine contre la fièvre intermittente, et que le fer contre la chlorose.
g. Argent .
Argent natif. Ce métal se présente parfois sous forme de cubes ou d’octaèdres ; plus souvent il offre une configuration dendritique. On le trouve quelquefois en parcelles disséminées , ou en masses pouvant atteindre un poids de quelques quintaux. Il a une densité de 10,5.
Argyrose ou Argent vitreux (sulfure d’argent). Ce minerai a pour forme primitive le cube ; sa densité est 7 environ, sa dureté 2,5. Il se laisse facilement couper au couteau. Il a une couleur gris de plomb foncé et fond à la flamme d’une bougie. On le trouve sous forme d’octaèdres ou de cubo-octaèdres , beaucoup plus souvent en petites masses amorphes ou ramuleuses , à cassure vitreuse conchoïdale.
Argyrithrose ou Argent rouge {sulfure d’argent et d’antimoine). Cette espèce a une cassure et une poudre rouges ; ses cristaux sont rouges aussi, lorsqu’ils sont transparents. Sa forme primitive est un rhomboèdre obtus de 108° 1/2 ; sa densité est 5,7 à 5,8 et sa dureté 2 à 2,5. Elle est très-fragile et sa cassure est conchoïdale. L’argyrithrose offre un grand nombre de formes cristallines , rarement bien nettes ; on la trouve encore à l’étàt amorphe ou en masses concrétionnées.
MÉTAUX
La Psaturose , Argent sulfuré noir, Polybasite etc. est un sulfure d’argent et d’antimoine , contenant plus d’argent que l’argyrithrose. Ce minéral et même sa poussière sont d’un gris noirâtre. Il cristallise en tables hexagonales dérivant d’un prisme rhomboïdal de 115° 1/2.
Kérargyre ou Argent corné ( chlorure d’argent , souvent additionné de brome). Ce minéral est vitreux, adamantin, et de couleur gris-perle. Il passe au vert, par la substitution d’un peu de brome au chlore.
Le kérargyre se laisse rayer par l’ongle et on le coupe, avec un couteau, comme de la cire. Il se présente en petits cristaux cubiques, ou, plus souvent, en masses vitreuses à cassure conchoïdale. Sa densité est 5,3. Il fond à la flamme d’une bougie.
L’îodargyre ou lodite est d’un jaune citron passant au verdâtre , avec un éclat vif et résinoïde ; il est tendre , mais non malléable et fusible à la flamme d’une bougie. Sa densité est 5,7.
Outre les minerais que nous venons d’énumérer, on trouve l’argent sous d’autres combinaisons moins importantes , que nous négligerons.
Les composés d’argent employés en médecine sont plus nombreux.
L’Oxyde d’argent a été essayé contre l’épilepsie.
Le Chlorure d’argent ( Lune , Argent corne) est un drastique puissant; on l’administre parfois comme anti-épileptique et antiscrofuleux.
Le Chlorure d’argent ammoniacal a été recommandé comme antisyphilitique.
Le Cyanure d’argent est inusité. Il en est de même de I’Iodure d’argent. Ce dernier composé se trouve en petite quantité dans la nature à côté du kérargyre et du Bromargyre ou Bromite ( bromure d’argent).
L’Azotate* d’argent cristallisé est très-fréquemment employé soit à l’extérieur, comme cathérétique , en collyres, injections etc., soit à l’intérieur, comme tonique, antispasmodique, hydragogue. On l’a beaucoup préconisé contre l’épilepsie et la chorée ; son usage prolongé amène une teinte ardoisée de la peau ; aussi le prescriton assez rarement.
L’Azotate d’argent fondu ( Pierre infernale) est le cathétérique le plus employé , le caustique dont l’emploi est le plus commode. Il sert à réprimer les chairs fongueuses, circonscrire les érysipèles, hâter la cicatrisation de« trajets fistuleux, des chancres indolents etc.
MINÉRALOGIE, g. Or.
Or natif. Ce métal se présente en rameaux dendritiques , en lames, en veines massives, en pépites et en paillettes ; on le trouve assez souvent cristallisé en octaèdres, dodécaèdres, cubes: sa forme primitive est le cube ; sa densité est moindre que celle de For écroui et ne dépasse jamais 15.
L’or natif est généralement allié à l’argent, dont la proportion varie de 7 ou 8 °/0 à 30 ou 40 °/0 , et peut même s’élever à 72 %. On le trouve encore parfois allié au palladium et au rhodium.
Enfin, on désigne, sous le nom d’Or blanc, un alliage d’or et de mercure, composé grenu, blanc jaunâtre, partiellement cristallisé en aiguilles, et dont la densité est 15,47.
Les préparations d’or usitées en médecine sont très-peu nombreuses et rarement employées d’ailleurs.
Le Chlorure d’or et le Chlorure d’or et.de sodium étaient préconisés par le docteur Chrestien, de Montpellier, comme antisyphilitiques. On s’en sert maintenant en frictions sur la langue et sur les gencives, à la dose de 1 , 2, 3 centigr. progressivement augmentée, et mélangés avec du sucre de lait.
Le docteur Furnari a employé le Chlorure d’or et d’ammonium, dans l’aménnorrhée et la dysménorrhée.
L’Oxyde d’or est parfois employé aux mêmes usages que le chlorure.
Les genres Platine , Iridium et Palladium ne fournissent aucun produit réellement utile au point de vue médical.
Le Chlorure de platine et le Chloroplatinate de sodium ont été employés aux mêmes usages que les sels d’or correspondants.