‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 135 sur 268 · HOULE DU THERMOMÈTRE · texte numérisé non relu

HOULE DU THERMOMÈTRE

teinte en

Noir.

Noir.

Noir.

Bleu.

Bleu foncé.

Brun.

Vert.

Vert foncé.

Vert.

Rouge.

Ecarlate.

Rouge foncé.

Jaune.

Jaune.

Blanc.

Blanc.

Blanc.

Réfrigération par le vêlement. — Les vêtements utiles contre le froid, étant ceux qui retiennent de l’air dans l’épaisseur de leur tissu, doivent par cela même admettre la pénétration de l’air extérieur, pourvu que cette pénétration se fasse lentement. La même condition est requise des vêlements qui ne doivent pas favoriser l’accumulation du calorique, par les temps chauds. Il faut, en effet, qu’ils livrent passage à l’évaporation cutanée, le plus puissant moyen de réfrigération physiologique.

Il s’ensuit que les vêtements imperméables, à peu près nuis comme protection contre le froid, à cause de leur minceur et de l’absence d’air dans leur tissu, sont pour la même raison un obstacle absolu à la réfrigération par évaporation dans les milieux chauds. Les manteaux en caoutchouc, quoique légers, sont des étouffoirs lorsqu’on y a recours contre les pluies d’été. Les Américains, paraît-il, pendant la guerre de Sécession, avaient donné à leurs soldats une couverture doublée de caoutchouc d’un côté; si la pluie surprenait la colonne en marche, les hommes devaient dérouler sur leur sac et leurs armes cette couverture, en tournant le caoutchouc à l’extérieur; mais, dans cette situation, le vêtement avait la forme d’une chasuble, c’est-à-dire qu’il tombait en avant et en arrière, laissant les côtés ouverts pour l’évaporation. Je doute cependant que son usage n’ait point rendu la marche pénible — à moins que les soldats n’aient préféré laisser ce pardessus, roulé dans ses courroies, attendre le moment de servir exclusivement au repos du bivouac. — Toutefois nous allons parler de vêtements imperméables à l’eau et non à l’air.

D’un autre côté, le vêlement assez perméable pour se prêter complètement à l’évaporation de la sueur ne saurait faire autrement que de se pénétrer d’eau luimême. C’est alors à sa surface que se produit l’évaporation ; il se refroidit et refroidit la peau consécutivement. Or il peut rester mouillé même après que le besoin de réfrigération a cessé d’exister, et, à ce moment, il ne détermine plus sur la peau qu’un refroidissement inutile et dangereux, en supposant que l’évaporation de l’eau contenue dans son tissu se poursuive avec quelque activité. Il y a très peu, en hygiène, de situations simples et invariables; les jours des pays chauds ne sont pas également chauds pendant les 24 heures de la révolution diurne, et en définitive, ils ont toujours une période pendant laquelle les rayons solaires agissent directement et une autre pendant laquelle la chaleur est obscure et se dépense par rayonnement terrestre. Or les physiologistes onl démontré que les animaux, après avoir été surchauffés, deviennent singulièrement sensibles à des abaissements peu considérables de température, qui pour d’autres ne seraient certainement pas

générale.J LE VÊTEMENT. 803

du refroidissement. Dans notre Algérie, les vêtements de colon, fort agréables dans le jour et au soleil, deviennent froids après le crépuscule, non que la temperature ait baissé beaucoup, mais parce que ces étoffes pénétrées de sueur continuent à évaporer au moment où la peau ralentit son mouvement d’excrétion aqueuse. Les indigènes, de temps immémorial, portent des vêtements de laine; quelques-uns, qui travaillent avec énergie, les Kabyles, n’ont que le haïck et le serouell de coton pendanl la chaleur du jour; mais le burnous de laine est au bout du champ pour être repris dès que le soleil baisse. Les Européens qui n’ont jamais porté de flanelle sont presque toujours obligés de l’adopter lorsqu’ils séjournent en Algérie. Cela ne veut pas dire qu’il en soit de même sous toutes les latitudes chaudes ; il faut, pour chaque localité, observer la climatologie spéciale et son influence sur les modalités physiologiques. Cependant nous avons vu (p. 425) que Maurel déclare la flanelle « le tissu des pays chauds. »

Propriétés iiy*jrosc°Pi,iucs «le» vêtements. — Le revêtement artificiel que nous donnons à notre corps peut se trouver en rapport, soit avec l’eau d’excrétion, la sueur, dont il vient d’être parlé, soitavec l’eau météorique, brouillards, pluie, neige. Ce qui a été dit dans le paragraphe précédent a fait voir que, vis-à-vis de la sueur, le vêtement le plus avantageux est celui qui peut absorber l’eau avec quelque facilité, mais ne l’abandonne que lentement. Pour ce qui est de l’eau extérieure, l’idéal semblerait devoir être un vêtement qui l’absorberait lentement, mais la perdrait au contraire avec rapidité; circonstances qui ne se réalisent pas. Pourtant, le rapide assèchement des pièces vestimentaires n’est désirable qu’autant qu’on les a quittées pour les mettre à sécher; si l’évaporation de l’eau pluviale a lieu pendant que le vêtement est sur la peau, ce qui est un cas fort ordinaire, sa rapidité ne peut que produire, comme tout à l’heure, un refroidissement énergique et dangereux. Mieux vaut donc un vêtement qui absorbe l’eau lentement, qui ait une capacité hygrométrique assez grande pour en absorber notablement sans être sursaturé, et qui l’abandonne avec lenteur. C’est encore la laine qui répond à ces exigences, comme il ressort des expériences de B. Müller.

Coulier a seulement institué des expériences en vue de reconnaître le pouvoir absorbant hygroscopique de différents tissus et n’a pas cherché à comparer la rapidité avec laquelle ils arrivent à saturation ou, au contraire, reviennent à siccité après saturation. Mais le point qu’il a étudié est le plus important.

Quantité d'eau absorbée par les matières vestimentaires.

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