II. Drap bleu fonce poürsous-olficicrs
K. Belle toile de chanvre p. chemises.
7, ns
804 DES ABRIS ET DU VÊTEMENT. [Hygiène
Pettenkofer a, de môme, reconnu que la toile de lin et la flanelle, plongées dans l’eau, puis pressées dans les mains jusqu à ce qu’il ne s’échappe plus une goutte de liquide, retiennent, pour 1000 parties d’étoffe sèche, le lin 740, la flanelle 913. Mises à évaporer, 1000 parties de lin abandonnent, en 75 minutes, 511 p. d’eau; la laine, seulement 456; dans les 30 minutes qui suivent, le lin ne perd plus que 130, la laine encore 148; dans les 30 autres minutes, le lin perd aisément 44, la laine 115 p. 1000. Voilà une démonstration de la lenteur d’assèchement de la laine et de la rapidité de celle du lin. La soie sèche encore plus vite que la toile de lin (Klas Linroth).
L’expérience la plus vulgaire nous fait d’ailleurs connaître que l’absorption par la toile de lin ou de chanvre est rapide, immédiate; dans l’opération banale de se laver les mains ou le visage, tout lemonde sait que l’on ne s’essuie vite et bien qu’avec des pièces de celle toile; la toile de coton essuie mal et le drap encore moins.
Ceci est, dès maintenant, une indication formelle, respectée à peu près partout, d’appliquer le linge de chanvre ou de lin aux besoins de la toilette, de la table et même de la cuisine, tandis que la toile de coton a toutes les qualités qui conviennent au linge de corps. Il n’y a pas d’exception notable à faite pour le linge nocturne ; les gens aisés ont des draps de lit en toile de lin, dont la fraîcheur a quelque agrément en été; mais les draps de coton seraient touL aussi salubres; en hiver, d’ailleurs, nous avons soin de n’entrer dans nos draps que revêtus d’une chemise de nuiten coton et, à bien dire, les draps de lin ne sont que la doublure des couvertures de laine à qui nous demandons le service le plus positif, celui de nous conserver la chaleur du corps.
D’après Klas Linroth, la température n’influence pas sensiblement l’absorption d’eau par les tissus ; cette absorption dépend du degré de saturation de l’air. Par un temps de brouillard, la quantité d’eau retenue par 1 000 grammes d’éloffe sèche dépasse de 200 grammes le poids de l’eau que ceLte même étoffe retiendrait dans un air d’humidité moyenne (60 à 70 p. 100). Le vent ne diminue pas l’hvgroscopicité des tissus; la couleur n’a pas d’influence.
Quantité cl’eau hygrométrique absorbée à saturation (Klas Linroth).
TEMPÉRATURE
de
l’enceinte.