‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 40 sur 268 · CENT. C · texte numérisé non relu

CENT. C

deceliquide

renferment

NaCl

(en rnilligr.)

QUANTITÉ

de chlorure de sodium entraînée (en rnilligr.)

50cc avec 0nr,50i- NaCl.

50 eau distillée

50oc avec NaCl 0cr,504.

50 eau distillée

Les chiffres de l’eau écoulée sont inférieurs à ceux de l’eau versée, par suite de l’évaporation en 24 heures.

Comme le sable n» 1 renfermait au préalable 182 grammes d’eau et le sable n° 2 309 grammes, on voit d’abord par ce tableau que la richesse du sol en eau n influence pas sensiblement le degré de dilution des impuretés qui pénètrent dans la profondeur.

Mais il y a des différences remarquables selon que le sol est à gros grains ou à grains fins, à grands pores ou à pores petits.

a. Dans le sol à grands pores , malgré la rapidité de la pénétration, les impuretés sont retenues assez longtemps et se fractionnent; de telle sorte que la moyenne qui peut en arriver dans l’eau d’un puits n’est pas élevée. Il y a, dans un tel sol, des lacunes larges, qui laissent passer les liquides, et d’autres plus étroites, qui les retiennent par action capillaire. Finalement, un sol à grands pores n'est jamais relativement aussi souillé qu'un sol compacte.

La comparaison ci-dessous le fait clairement ressortir.

. Quantités absolues de chlorure de sodium contenues dans le sol.

Sable n° 1. Sable n" 2.

Au 1er jour Os1-. 504 0sr.504

oc 0 481 0 504

générale.] SOUILLURES DU SOL. LEUR TRANSFORMATION. 97

Sable n° 1.

Sable n° 2.

Au 3° jour

b. Le sol à pores fins peut retenir l’eau par capillarité dans tous ses interstices, sauf l’air qui y reste emprisonné. La pénétration d’eau souillée dans un tel sol ne détermine, qu’à un degré extrêmement faible, le mélange de celte eau avec celle qui existait déjà dans le sol. Les impuretés pénètrent lentement, couche par couche, en franchissant une étendue qui correspond exactement au chemin parcouru par l’eau versée à la surface; de sorte que, si les liquides versés étaient alternativement purs et souillés, on trouverait également dans le sol des couches alternantes d’eau pure et d’eau impure, et que la nature du liquide versé et entrant par en haut ne prouve rien quant à la nature de celui qui gagne, au même moment , la nappe souterraine. L’eau sale déplace d’abord l’eau qui existait dans le sol ; celle-ci peut être très pure ; c’est elle qui tombe dans la nappe.

Au point de vue de la rapidité de la pénétration, il passait, en 20 minutes, 736 sr, 4 d’eau par le sable n° 1, — 93 sr, 8 par le sable n° 2; soit, par mètre carré de sol, à 1 mètre de profondeur :

Sable n° 1. Sable n° 2.

litres litres.

En 1 heure 1.323 108. G

— 24 heures 31.752 4.046.0

Un litre d’eau répandu sur une surface d’un mètre carré représente exactement une épaisseur de 1 millimètre. On voit donc que, même le sol n° 2 pourrait absorber en un jour plus de 4 mètres d’eau, c’est-à-dire 6 à 7 fois autant qu’il en tombe en un an à Paris, Leipzig, Lille. Quand on réfléchit qu’un sol aussi facile à l’absorption d’eau ne laisse passer le sel marin en solution que le sixième jour à travers 1 mètre de son épaisseur, on peut se faire une idée du temps que mettent les impuretés moins solubles à traverser les sols naturels, généralement beaucoup moins perméables.

Hofmann a pensé très justement qu’il faut faire des applications de ces lois aux sols naturels, en chaque lieu, et il a commencé par celui de Leipzig, où il tombe par an 574mm, 37 d’eau, ou lmm, 57 par jour, en 194 jours de pluie.

Les 30 centimètres cubes répandus sur une surface de 16 c.m. q., 7 correspondent exactement à 30 litres par jour sur un mètre carré ou 30 millimètres de hauteur de pluie. Par conséquent, les 100 centimètres cubes qui, versés sur le sol à grands porcs (n° 1), y font apparaître la souillure au deuxième jour, à 1 mètre de profondeur, correspondent à 60 millimètres; et les 300 centimètres cubes, qui font le même effet sur le sol à pores fins (n° 2) au sixième jour, correspondent à 180 millimètres. Dans ces conditions, le nombre de jours qu’il faudra, à la dose quotidienne moyenne de lmm,37, pour porter une souillure à

I mètre de profondeur sera de = 38 jours dans le sol à grands pores; — de

| gQ

■j-m: — jours dans l’autre. Ou encore, la vitesse sera de 26 millimètres par 1^0/

jour dans le premier cas; de 9 millimètres, dans le second.

Arnould, Hygiène. 2® édit. 7

[Hygiène

Par suite, on arrive aux résultats suivants pour Leipzig.

Pénétration de l’eau dans le sol du cimetière de Leipzig.

PROFONDEUR

QUANTITÉ

d’eau

à déplacer par mètre carre.

QUANTITÉ

DE l’LUIE

à introduire par mètre carré.

PÉRIODE DE TEMPS correspondant

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