Le fruit ; a le mène divisé trans
versalement pour montrer les
TRENTE-SEPTIÈME FAMILXE.
* ntmphbackes. Nympheacea. Salisb.
Grandes et belles plantes qui nagent à la surface des eaux , et dont la tige forme une sonche souterraine rampante. Leurs feuilles, alternes, entières, sont cord i formes ouorbiculées, portées sur de très-longs pétioles. Leurs fleurs sont très-grandes, solitaires et portées sur de très-longs pédoncules cylindriques. Le calice est formé d'un nombre variable , et quelquefois très-grand , de sépales disposés sur plusieurs rangs , de manière à représenter en quelque sorte un calice et une corolle pol) pétale. Les h i mines sont très-nombreuses, insérées sur plusieurs rangs, au-dessous de l'ovaire, ou même sur sa paroi externe, qui se trouve ainsi recouverte par les élamines et par les sépales intérieurs . qui ne sont probablement que des élamines transformées ; ce que prouve la dilatation graduelle des filaments a mesure qu'on les observe plus extérieurement. Les aiilhères sont introrscs et a deux loges linéaires. L'ovaire est libre et sessile au fond de la fleur, divisé intérieurement eu plusieurs loges, par des cloisons membraneuses, sur les paroi* desquelles sont insérés de nombreux oyuIcs pendants. Le sommet de l'ovaire est ronronné par autant de stigmates rayonnants qu'il y a de loges A l'ovaire. La réunion do ces stigmates forme une sorte de disque qui couronne l'ovaire. Le fruit est Indéhiscent et charnu intérieurement, à plusieurs loges polyspermes. Les graines ont un tégument épais , quelquefois développé en forme de réseau, contenant un gros endosperme farineux , qui porte à son sommet un embryon irrégulièrement globuleux ou napiforme, dont la radicule est tournée vers le hile. Le cotylédon est mince, sous la forme d'une enveloppe particulière, recouvrant la gemmule qui est bilobée.
Celte famille , qui se compose des genres Symphtra Nelumbium , fiiuphar, est encore un sujel de controverse pour les botanistes , puisque les uns la placent parmi les monocotylédonèes, et les autres parmi les dicotylédonées, auprès «les Papavéracées; mais la structure de l'embryon et la germination sont certainement celles des autres monocotylédonèes 'Voyez dans le tome XII du Dictionnaire classique d Histoire naturelle l'article Nymfheacéks , où nous discutons avec soin ces diverse* opinions.) Nous terminons l'article cité ici par l'observation suivante : Doit-on laisser le genre Nelumbium dans la famille des Nymphéacées , ou doit on en faire le
type d une famille distincte ? Nous n'osous résoudre encore celte question. J.e port est absolument le même, et il peut paraître fort étrange de séparer , comme ordres distincts , deux genres que quelques botanistes, en téle desquels se présente Linnée , avaient cru devoir réunir en un seul genre. Mais nous demandons , d'un autre côté, si l'on peut admettre dans la même famille deux genres, dont l'un a l'ovaire simple a plusieurs loges polyspermes, surmonté d'autant de stigmates qu'il y a de loges, et dont les ovules nombreux sont attachés à toute l'étendue des parois des cloisons , et dont l'autre , offrant au centre de sa fleur un très-grand réceptacle , ou lorus en forme de cône renversé, présente un grand nombre de pistils distincts , uniloculaires et monospermes, implantés dans des alvéoles creusées à la face supérieure de ce réceptacle : deux genres , dont l'un est muni d'un très-gros endosperme charnu, qui manque en totalité dans l'autre. Ces différences nous paraissent tellement Importantes que nous ne sommes pas éloignés de les croire suffisantes pour établir deux familles distinctes , mais qui doivent rester l'une près de l'autre.
PL. XVII. Fig. 134. Lue fleur du Nénuphar jaune , ISymphtra lutea.