Unellenr isolée
Laubib» Camphribb. louru* camphora. L.
Arbre qui croit à la Chine et au Japon. Parties usitées:
le principe immédiat connu sous le nom de catnphrt,
Caaactbbbs botaniques du laurier camphrier. Tronc droit, assez élevé ; feuil. alternes, ovales, luisantes à la face supérieure, glauques à l'inférieure ; fl. eu corymbes portés sur on long pédoncule ; fr. semblables à ceux du cannelier, mais plus petits.
PbopruWks PHTSiQt-KS. Le camphre est solide, blanc, transparent, très-volatil, cassant, ordinairement sous forme de pains arrondis , convexes d'un côté , un peu concaves de l'autre, d'une texture cristalline, d'une cassure brillante, difficile à pulvériser, tenace entre les dents, d une odeur forte et tut generia, d'une saveur
âcre suivie d'une tentation Je froid, el d'une pesanteur spécifique de 0,988.
Propriétés chimiques. Il est composé, d'après M. de Saussure, de: carbone 74,38; hydrogène 10,67; oxigène M,6l, et azote 0,34; il s'enflamme facilement, et brûle avec beaucoup de fumée sans laisser de résidu. Chauffé, il fond à 175», bout à 240», et se réduit aisément en vapeurs, même à la température ordinaire. L'alcool en dissout les 3/4 de son poids; il est Irès-soluble dans l'élher, dans les huiles fixes et volatiles, mais l'eau n'en dissout qu'une très-petite quantité, et le précipite de ses dissolutions alcooliques. Traité par l'acide nitrique à chaud, il donne de l'acide camphorique, et par l'acide sulfurique, il se transforme, en partie, en tannin artificiel.
Préparations. On fait chauffer, en vases clos, le bois et les racines du camphrier avec une certaine quantité d'eau, dont la vapeur entraîne le camphre, qui vient se condenser à la partie supérieure de l'appareil tous forme d'une poudre grise. On le purifie en le sublimant de nouveau.
Usages. L'action locale du camphre est faible , et de nature irritante. Son action générale est difficile a définir cl varie beaucoup suivant les doses et les individus; c'est cependant sur le système nerveux que ses effets se font principalement sentir. Administré à petites doses, il n'augmente pas la rapidité du pouls, si ce n'est par suite <le son action locale sur une surface enflammée; il calme la douleur, porte au sommeil, diminue les mouvement* spasmodiques; en un mot, il parait agir comme sédatif. A fortes doses, il devient un excitant très-énergique, et donne lieu à des vertiges, à des syncopes et a des convulsions accompagnées de pâleur du vitage, de frissons, de ralentissement du pouls ; quelquefois même il peut occasionner la mort. Ce médicament est employé à l'intérieur, el souvent avec succès, dans des affections nerveuses el spasmodiques , telles que les névralgies , les spasmes de la vessie et de l'œsophage, l'hystérie, la danse de Saint-Guy, etc. On l'a souvent administré dans les fièvres typhoïdes, pour combattre les symptômes nerveux el surtout le délire, les soubresauts des tendons, etc. On l'a vanté comme anliaphrodisiaque.
A l'extérieur, on s'en sert avec beaucoup d'avantage dans les douleurs rhumatismales, la goutte, les névralgies, etc. C'est un des médicaments les plus employés.
Le camphre existe aussi comme principe immédiat dans beaucoup d'autres végétaux cl surtout dans le llalanus camphora, arbre encore peu connu , quoiqu'il soit assez abondant à Bornéo et a Sumatra où l'on en tire du camphre qui passe pour être d'une qualité infiniment supérieure.
i. u tiiF.it d'apolloji. Laurus ncbiUs. L.
Arbre du midi de l'Europe. Parties usitées : les feuilles, les fruits et l'huile épaisse qu'ils contiennent.
Les feuilles et les baies du Laurier d'Apollon , ont une odeur aromatique , une saveur a mère cl piquante , et contiennent une huile volatile brune, très-active. Les feuilles sont principalement employées comme condiment , et on relire des fruits une huile grasse , verdâtre, d'une consistance bulyrcusc , dont on se sert f|uelqtiefois à l'extérieur en embrocations
Laurier casellier. Lawu s cinna mom um, L. PL. XIX.
Arbre qui croit à Ceylan el dans différentes parties des ludes-Orientales. Parties usitées : l'écorce privée de son épiderme.
Caractères rotamqurs. Tronc de 25 à 30 pieds ; écorce grisâtre en dehors , rouge en dedans ; fcuil. irrégulièrement opposées , aiguës , coriaces , lisses el vertes en dessus , glauques en dessous ; il. jaunâtres , en panicule lâche el axillaire; cal. pubescent à 6div. ; fl. mâles, 9 étam. sur plusieurs rangs ; fl. femelles ovoïdes, terminées par un style épais; stigmate capitulé; fr. ovoïde, tcmblable à un gland.
Propriétés physiques. On dislingue dans le commerce plusieurs sortes de cannelles, dont les principales sont :
La CanneUede Ceylan, qui est la plus estimée, se présente sous la forme de lanières extrêmement minces et légères , roulées sur elles-mêmes de manière à former de petits tuyaux étroits et alongés. Elle est très-fragile , d'une texture fibreuse et d'une couleur jaune-rougeâtre ; son odeur est très-aromatique et sa saveur chaude , piquante et sucrée , sans arrière-goul désagréable.
Une variété de la cannelle de Ceylan , moins estimée que celle donl nous venons de parler , porte le nom de Cannelle matie , et se récolte sur les grosses branches et le tronc du cannellier , tandis que la première provient uniquement des branches très-jeunes. Elle est en morceaux plats , épais , assez grands , d'une couleur jaune- rougeâtre , <?une cassure fibreuse , d'une odeur et d'une saveur semblables à celle! de la cannelle fine , mais moins forte.
La Cannelle de Cayenne est en général plus épaisse que celle de Ceylan , dont elle a d'ailleurs l'odeur et la saveur ; elle n'en diffère que par sa couleur plus pâle.
Enfin la Cannelle de Chine , qui est d'une qualité inférieure , est en fragments plus courts et plus épais , d'une couleur rouge-brun, d'une odeur qui rappelle celle de la punaise , et d'une saveur chaude , laissant un arrière-goùt amer el désagréable.
Propriétés chimiques. La cannelle contient, d'après M. Vauquclin , une huile volatile très-âcre et très-active , d'une couleur jaunâtre , plus pesante que l'eau et ne se congelant qu'à plusieurs degrés au-dessous de 0*, beaucoup de tannin , une matière colorante azotée , un acide , du mucilage et de la fécule. Dans les cannelles de Ceylan et de Cayenne , ces divers principes immédiats se trouvent à peu près dans les mêmes proportions; mais dans celle de la Chiue on trouve une quantité plus considérable d'huile essentielle. L'eau et l'alcool s'emparent des principes actifs.
Préparations. Pour recueillir la cannelle de V qualité, on coupe les jeunes branches du cannellier et on en lève l'épiderme en les râclant légèrement ; on détache ensuite l'écorce ; on la coupe en morceaux ; on place les plus petits dans les plus gros, et on fait sécher le tout au soleil. Pour en obtenir d'une qualité inférieure , on dépouille les arbres de leur épiderme ; ensuite on détache l'écorce que l'on coupe eu lanières , el on la fait îécher rapidement au soleil. Le tronc, ainsi dépouillé ,