Les graines ; a une d'elles
grossie.
Véronique officinale. Yerontca officinaUs. L.
Plante indigène, qui habite les côteaux et les bois. Parités usitées : les feuilles et les sommités fleuries.
Caractères BOTANIQUES. Tige herbacée cylindrique ; feuil. opposées , ovales, dentées et pubescenles ; il. violettes, en épis axillaires ; cal. à 4 div., en roue ; étam. fertiles et saillantes; stigmate simple; fr. . capsule Ientilairc.
Propriétés physiques. La saveur de celte plante est légèrement amère et aromatique , et son odeur trèsfaible.
Propriétés chimiques. Elle communiqué à l'eau une couleur verte et un léger arôme.
Usages. La véronique est un excitant très-peu énergique. On lui attribuait autrefois de grandes vertus dans Ticlère , la gravelle et autres maladies ; mais aujourd'hui on est généralement d'accord sur son peu d'efficacité. On l'emploie en infusion théiforme, dans les catarrhes pulmonaires chroniques , et dans les cas qui réclament.uoe boisson un peu excitante et sudoriflque. Le suc des feuilles fraîches est administré comme aniiscorbutique.
Véronique brccabunga. Veronica beccabunga L.
Plante vivace , indigène , qui croit dans les lieux humides. Parties usitées : les feuilles.
Caractères botaniques. Tige herbacée , charnue , couchée , donnant des racines de chacun de ses noeuds ; feuil. glabres , molles , elliptiques ; fl. violettes.
Propriétés physiques. Sa saveur est piquante , âcre et amère , et son odeur nulle.
Usages. C'est un excitant plus énergique que la véronique officinale. On range celle plante parmi les anliscorbuliques , et en effet ses propriétés la rapprochent des crucifères. Le suc exprimé de ses feuilles entre dans plusieurs préparation» antiscorbutiques.
luircfoi s pluiie
du genre Véronique ; telle» que les F. ekanuedryi , Y. teucrhtm et F. spteata, L. , dont les propriétés sont semblables aux
Molkne bouillon BLANC. Fer&ascunt thapsus. !..
Plante commune dans les lieux incultes et sur les bords des chemins de toute l'Europe. Parties usitées : les feuilles et les fleurs.
Caractères botaniques. Tige simple, droite et trèscolonncuse de même que les feuilles qui sont grandes , ovales , algues , rétrécies à leur base et décurrenles. Fleurs jaunes , grandes, disposées en épi simple, trèselt
veur légèrement amère.
Propriétés chimiques. Les fleurs du Bouillon blanc contiennent , suivant Morin, une huile volatile jaunâtre ; une matière grasse acide ; des acides malique et phosphorique libres combinés avec la chaux ; de l'acétate de potasse ; du sucre ; de la gomme ; une matière gra»sc verte j un principe colorant jaune.
L sacks . Tontes les parties de cette plante sont émollicntes; les fleurs entrent comme béchiques dans la formation des espèces pectorales ; on en fait également un
Digitale Plante
bisannuelle, Indigène. Parties usitées . les
Caractères botaniques. Tige herbacée , simple , droite, velue, haute de 2 à 3 pieds ; feuil. radicales trèsgrandes , ovales , blanchâtres , velues sur les 2 faces ; fi. d'un rouge vif, pendantes , en épi unilatéral au sommet de la tige ; cal. persistant , à S div. profondes ; cor. irrégulièrement campaniforme , tachetée intérieurement de points noirs ; fr. , capsule ovoïde , acuminée , bivalve.
Propriétés physiques. Les feuilles de celte plante ont une odeur un peu vireusc; leur saveurest amèrc,âcre et désagréable.
Propriétés chimiques. D'après les analyses simultanées de MM. Destouches ot Bidault de Villiers, la digitale contient un extrait aqueux brun, un autre extrait alcoolique , une matière verte huileuse , des sels , de l'oxide de fer , etc. M. Leroyer, de Geoève , y a découvert une substance particulière , qu'il regarde comme le principe actif de cette plante, et qu'il a nommée DigitaUtie ; mais d'après M. Duloog , celte substance ne serait pas de nature alcaline , et ne serait qu'un composé de plusieurs autres , toutes solubles dans l'éther.
La Dkitalinb , telle que l'a obtenue M. Leroyer , est brune , poisseuse , extrêmement déliquescente, faible- , d une amertume très-forte cl presque , quelle que soit sa na-
ture, jw« ...... t
comme le prouvent les expériences que M. Prévost a faites sur plusieurs espèces d'animaux. Elle n'a pas encore été employée en médecine. Suivant M. Pauquy , la digitaline est sous forme d'aiguilles blanches, d'une saveur 1ère , insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et dans l'élher.
Usages. A hautes dotes, la digitale irrile vivement la surface gastro-intestinale , et produit des nausées , des vomissements et des déjections alvincs très- abondantes. Elle porte ensuite son action sur le système nerveux , cl occasionne des vertiges, l'obscurcissement de la vue, le délire, des convulsions ou un affaissement général , et enfin la mort. Lorsqu'on l'administre à moindres doses, on n'observe plus que des nausées et de légères coliques, sans cependant qu'il y ait toujours perte d'appétit. Quant aux effets généraux, ils se manifestent par l'augmentation marquée de la sécrétion de l'urine, l'accélération de la circulation , bientôt suivie d'un ralentissement plus ou moins considérable, etc.; ei*i l'on en continue l'usage à cette dote, le malade tombe peu à peu dans un accablement profond , et éprouve des nausées continuelles , de la pesanteur de léte , de la langueur et une faiblesse musculaire très-marquée. Employée à petites doses, cl pendant quelque terni**, la digitale peut quelquefois augmenter d'abord le nombre de* pulsations artérielles , mais , en général , elle le diminue d'une manière progressive. On a vu, sous son influence , le pouls ne battre que trente au lieu de soixante-dix fois par minute , et cette action sédative persiste quelquefois assez long-temps après qu'on en a cessé l'usage. La plupart des auteurs attribuent encore à la digitale le pouvoir de diminuer les sécrétions morbides , cl d'activer l'absorption.
La' digitale est très usitée en médecine. On l'administre principalement comme calmant dans les palpitations nerveuses, l'hémoptysie, l'asthme, les toux nerveuses, et sur la fin des catarrhes pulmonaires. On a profilé, dans le traitement de l'anasarqueeldes hydropisies, de son action puissamment diurétique et de celle qu'elle parait avoir sur l'absorption. On l'a aussi conseillée dans les maladies scrofuleuses. Enfin les médecins italiens la regardent comme un puissant contre-stimulant , et la donnent à hautes doses dans les maladies inflammatoires , surtout dans la peripneumonic aiguë. C'est au ralentissement de la circulation qu'elle produit qu'il faut probablement rapporter les bons effels qu'ils en obtiennent dans ces cas.
La Gratiole , Gratiola ojficinaUs, L., plante indigène, qui croit dans les prés humides , agit d'une manière très-énergique sur le canal intestinal. Elle n'est guère employée que par les gens de la campagne, comme purgatif drastique. Dans la pratique ordinaire , elle est presque inusitée ; on l'a cependant conseillée comme
On trouve dans celle famille des plantes herbacées, des arbustes el même des arbrisseaux élevés , quelquefois munis d'aiguillons sur de leurs parties , avanl des feuilles
simples on découpées , alternes , ou quelquefois géminées vers la partie supérieure des rameaux. Leurs fleurs , souvent très-grandes , sont ou cxtra-axillaires , ou forment des épis ou des grappes. Leur calice , monosépale et persistant , est à cinq divisions peu profondes ; leur corolle monopétale, régulière dans le plus grand nombre des cas , offre des formes très-variée» , et cinq lobes plus ou moins profonds et plissés sur eux-mêmes. Les élaraines , en même nombre que les lobes de la corolle , ont leurs filets libres, rarement monadelphes par leur base. L'ovaire , assis sur un disque hypogyne, est ordinairement à deux, rarement à trois ou quatre loges polyspermes, dont les ovules sont attachés à l'angle interne. Le style est simple, terminé par un stigmate bilobé. Le fruit est ou une capsule à deux ou quatre loges polyspermes, s'ouvranten deux ou quatre valves, ou une baie également à doux ou trois loges. Les graines, quelquefois réniforines et à épisperme chagriné, ont un embryon plus ou moins recourbé
Les Solanées ont les rapports les plus intimes avec les Scrophularinéos. Elles en diffèrent en général par leurs feuilles constamment alternes , leur corolle régulière , leurs étamincs en même nombre que les lobes de la corolle , et surtout leur embryon recourbé sur lui-même : ce dernier caractère est même quelquefois le seul qui distingue récllemeut les Solanées à corolle Irrégulière de certaines Scrophularinées. Les genres des Solanées forment deux sections d'après la nature de leurs fruits.
1* Fruit capsulaira : Mcotiana , Uyosciamus , Datura , etc.
2° Fruit charnu : Solarium , Atropa , Capstcum , Physalis , Lychtm , etc.
PL. XXIV. Fig. 218. Fragment d'une panicule de Nicotiane tabac , Mcotiana tabacum.