La capsule ; a la même coupée
transversalement.
Nicotuni tabac. Ntcotiana tabacum. L.
Plante originaire de l'Amérique et cultivée en France. Parties usitées : les feuilles et une substance alcaloïde particulière.
Caractères botaniques. Tige dressée , rameuse et visqueuse , haute de 2 à 3 pieds ; feuilles alternes , pubcscenies , très-grandes , ovales , sessilcs et visqueuses ; fleurs disposées en panicule à l'extrémité des rameaux , grandes , roses ; cal. urcéolé ; cor. infundibulaire , régulière ; 5 étamines; ovaire ovoïde , à 2 loges polysperines ; fruit : capsule ovoïde à 2 valves.
Propriétés physiques. Les feuilles du tabac , dans l'état frais , ont une odeur vireuse et une saveur Acre et latique. Telles qu'on les trouve dans le commerce , i et ont subi un commencement de
fermentation qui change , jusqu'à un certain point, leur nature. Leur couleur est alors d'un brun plus ou moins foncé; leur odeur aromatique est pénétrante , et leur saveur très-âcre.
Propriétés chimiques. D'après Vauquelin.le suc provenant des feuilles fraîches contient : une matière animale rouge , soluhle dans l'eau et dans l'alcool ; un principe'âcrc, particulier, soluble dans l'eau et dans l'alcool, de la résine verte, de l'albumine , du ligneux , de l'acide acétique et des sels. Le tabac du commerce offre en outre du carbonate d'ammoniaque. Posscll et Reimann ont découvert dans les feuilles sèche* du tabac une nouvelle substance alcaloïde , qu'ils ont nommée Nicotine et qui parait en être le principe actif. La nicotine pure est liquide à — 6" , d'une couleur rouge-brunâtre, d'une odeur piquante semblable à celle du tabac sec , d'une saveur extrêmement acre , brûlante cl persistante. Elle est très- volatile ; bout à 216" et brûle à l'aide d'une mèche en répandant des vapeurs blanches; sa pesanteur spécifique est plus grande que celle de l'eau , daus laquelle elle se dissout en toutes proportions , de même que dans l'alcool et dans l'éther. Sa capacité de saturalion est très-faible ; les sels qu'elle forme avec les acides sont encore peu connus. L'eau et l'alcool s'emparent facilement des principes actifs du tabac.
Usages. Administré à l'intérieur, le tabac irrite vivement la surface de l'estomac, et détermine des nausées, des vomissements et même des déjections sanguinolentes. Son absorption est suivie de pesanteurs de tête, de tremblements , de somnolence et d'autres phénomènes résultant de son action puissamment narcotique sur le système nerveux. Il peut même déterminer l'accélération et l'irrégularité du pouls , des sueurs abondantes , l'augmentation de la sécrétion d'urine; enfin, h hautes doses, il agit violemment à la manière des poisons narcoticoâcres.
L'usage du tabac comme errhin et comme masticatoire est trop généralement répandu pour qu'il soit besoin d'en parler ici. Quelques médecins l'ont employé comme émélique ; mais ce moyen n'est pas sans danger. On fait usage de diverses préparations de tabac dans les cas de catarrhes chroniques, chez les individus d'un tempérament lymphatique. On l'a également vanté dans le traitement de l'hydropisie. Les lavements de tabac sont souvent administrés avec avantage dansles cas d'asphyxie, de hernies étranglées , ou pour détruire les ascarides. Enfin on l'emploie à l'extérieur , contre la gale , la teigne, etc. Obierne de Dublin a obtenu de très-bons effets de son usage , en fomentations , dans des cas de dyssenlerie, et il paratt qu'aux Antilles on est parvenu quelquefois à guérir le tétanos au moyen de bains préparés avec une décoction de feuilles fraîches de tabac.
Jt squame noire. Uyosciamus niger. L.
Plante annuelle, indigène, très-commune dans les lieux incultes. Parties usitées : toute la plante est une substance alcaloïde particulière.
Caractères botaniques. Tige rameuse , couverte de poils , de 1 à 2 pieds de haut ; feuilles alternes, grandes, ovales , profondément sinuées sur les bords , velues et »; fleurs jaunâtres , avec des stries d'un rouge
vineux , presque sessiles , en épi unilatéral ; cal. lobuleux , subcampanifbrme ; cor. infnndibulaire ; étam. dielines ; fruit : capsule alongée , biloculaire , ('ouvrant par le sommet et contenant des graines tuberculeuses.
Propriétés physiques. La couleur de cette plante fraîche est d'un vert terne , son odeur fétide cl nauséabonde , sa saveur douceâtre , puis un peu âcre.
Propriétés chimiques. La jusquiame noire contient de la résine, du mucilage, de l'extractif , de l'acide maliquc et quelques sels. Brande,en analysant les graines, y a découvert un principe immédiat alcaloïde, combiné à l'acide malique, qu'il a nommé ttyosciamim, et qu'il regarde comme le principe aciif de la plante.
L'Hyosciaminx est blanche, cristallisée en longs prismes, inaltérable à une haute température, insoluble dans l'eau ; elle forme des sels solubles avec les acides sulfuriqueel nitrique. Elle n'a pas encore été employée, cl mériterait qu'on l'éludiât avec soin.
Usages. A hautes doses, la jusquiamc agit comme les substances que nous venons d'examiner, c'est-à-dire , à la manière des poisons narcolico-âcres. A des doses moins fortes, c'csl principalement sur le cerveau qu'elle porte son action. Elle produit de la céphalalgie , des vertiges, des hallucinations, une sorte d'ivresse gaie , quelquefois de la somnolence, d'autres fois, au contraire, une agitation extrême. Si cette excitation est portée au point d'occasionner une congestion cérébrale, on voit alors survenir une nouvelle série d'accidents , tels que l'engourdissement des membres , la prostration des forces, l'irrégularité du pouls, etc. D'après les observations de Fouquier et Rallier , ce médicament n'est pas somnifère, et ses vertus ont été beaucoup exagérées. Ils assurent l'avoir administré , sous différentes formes, à des doses Irès-considérables, et n'en avoir obtenu que des effets très-peu marqués. Quoi qu'il en soit, on l'a vanté dans le traitement des névralgies, de l'épilepsie, de l'hypocboudrie , des toux nerveuses , des coliques de plomb, des tremblements musculaires, clc A l'extérieur, on applique des cataplasmes de feuilles de ju>quiarae sur les tumeurs cancéreuses, pour calmer la douleur; on les emploie aussi en lotions, fomentations , bains , etc.
Les Jusquiames blanche et jaunb, Hyosciamus àllms cl //. aureut, L., agissent sur l'économie de la même manière que la précédente , mais avec un peu moins d'énergie.
Datera stramoinr. futur* Stramonfum. L.
Plante annuelle, indigène, qui croit abondamment dans les lieux incultes. Parties usitées: toute la plante et un principe alcaloïde particulier.
CaractLrbs botaniqcbs. Tige herbacée, cylindrique, rameuse, haute de 2 à 4 pieds ; feuilles grandes, ovales, sinuées et péliolées; fleurs blanches, très-grandes, solitaires; cal. tubulcux, alongé, caduc, marqué de S côtes saillantes; cor. très-grande, infundibulaire, tubes à 5 angles ; ovaire pyramidal , hérissé de pointes , à 4 loges polysémies; stigmate en fer à cheval ; fruit :
capsule ovoïde , hérissée de piquants aigus , contenant des graines brunâtres, rénlformes et inégales à leur
Propriétés physiques. L'odeur de la pomme épineuse esl vireuse et nauséabonde, et sa saveur âcre et amère.
Propriétés chimiques. Promnilz a trouvé dans la plante fraîche : matière extractive gomme use 12 ; extraelif I ; fécule 13; albumine 3; résine 2; sels 4; ligneux 65. Brande , en analysant les semences, y a découvert un principe immédiat alcaloïde , combiné à l'acide malique, qu'il a nommé Daturine. L'eau et l'alcool s'emparent, par l'ébulHlion , des principes actifs de celle plante.
La Datcrine , qui, d'après Kirchoff et Engelhart, parait ôtre le principe actif du stramonitim, est blanche, pulvérulente, presque insoluble à froid dans l'eau et dans l'alcool, mais solublc dans ce dernier liquide bouillant, cl susceptible de se combiner aux acides pour former des sels solubles* Elle n'a pas encore été employée en médecine.
Usages. L'action du stramonium sur l'économie animale est semblable à celle de la belladone. On en a beaucoup vanté l'usage comme antispasmodique, dans le traitement des convulsions, des névralgies, du rhumatisme, etc.; mais il est très-peu employé de nos jours. C'est un médicament infidèle et dangereux dont l'usage a été quelquefois suivi d'une cécité temporaire.
Morellb doucb-ambre. Sotonum dulcamara. L.
Sous-arhrisseau indigène. Parties usitées : les tiges et un principe particulier.
Caractères botaniques. Tiges sarmenteuses, ligneuses à leur base, herbacées dans le reste de leur étendue, longues de plusieurs pieds ; feuilles alternes, trilobées ; fleurs violettes, pédonculées et en grappes ; cal. persistant, très- petit ; cor. à lobes étroits et marqués à leur base de 2 petites taches vertes ; élamioes rapprochées en cône ; fruil : baie ovoïde, rougeàlre.
Propriétés physiques. Tiges d'une à deux lignes de diamètre , recouvertes d'une écorec grisâtre , offrant à l'intérieur un canal médullaire Irès-large , coupées en petits morceaux et fendues par le milieu. Cette plante a une odeur forte et vireuse , qui s'affaiblit par la dessiccation; sa saveur, d'abord amère , laisse un arrière-goût douceâtre.
Propriétés chimiques. La douce-amerc parait contenir de la Solanine et quelques sels à base de chaux et de polasse. L'eau s'empare de ses principes actifs.
Usages. Cette substance irrite les voies digeslives, et, après avoir été absorbée , parait porter principalement son action sur le système cutané. En effet, elle occasionne des sueurs, des démangeaisons et des picotements à la peau. Elle agit aussi sur le système nerveux; car son usage est quelquefois suivi de légers mouvements convulsifs , de pesanteurs de téle , et de quelques autres symptômes nerveux. On en a conseillé l'usage , comme sudoriflque , dans les affections rhumatismales et >énériennes, la gale cl plusieurs autre» maladies de la peau;
DB BOTANIQUE
mal* elle e«t aujourd'hui beauooup moins usitée quo Jadis.
La Morbllb woiBB, SoUmum ntgrum , L., est une plante Indigène, annuelle, très-voisine de la précédente, mais dont les fleurs sont blanches et les baies noires à l'époque de leur maturité; elle contient , comme elle, de la solanine unie à l'acide roalique. Son action sur l'économie est peu marquée , car , dans certains pays , on mange ses feuilles bouillies ; cette action, d'ailleurs, est de même nature que celle de la douce-amère, à laquelle on peut l'associer. On l'emploie principalement en cataplasmes , comme émollient , et sédatif dans les cas de panaris, de phlegmons, et d'érupUona cutanées douloureuses.
Solamnk . Solanitwm. Principe immédiat alcaloïde , découvert par Desfosses dans la douce-amère , la morelle et dans quelques autres piaules du genre Solarium.
Propriétés physiques. Cette substance est pulvérulente, blanche , opaque , comme nacrée , inodore , et d'une saveur nauséeuse et faiblement amère.
Propriétés chimiques. Elle est inaltérable à l'air , insoluble dans l'eau froide , se dissolvant dans 8U0O de ce liquide bouillant, et en petite quantité dans l'alcool. Ses qualités alcalines sont très-faibles; cependant elle amène au bleu la teinture de tournctol rougie par un acide. Elle se combine facilement avec les acides, et forme avec eux des sels parfaitement neutres et incristallisablcs. Chauffée, elle se décompose, sans se fondre ni se volatiliser.
Usages. D'après les expériences de Magendie , la solanine produit des vomissements violents et ensuite de la somnolence et de l'assoupissement , ce qui prouve qu'elle agit sur le centre nerveux. On ne l'a pas encore employée comme médicament. Peut-être pourrait-on l'administrer, à l'état d'acétate, dans les mêmes casque la douce-amère, à la dose de 1/8 à 1/4 de grain en pilules.
La fécule que l'on extrait abondamment des tubercules de la Morilui pomme de terre , la Kécole, So/anum tubtrotum , L. , est d'un blanc éclatant et ressemble parfaitement a l'amidon, si ce n'est qu'elle est en poudre moins fine. Cette substance jouit de propriétés émollientcs, et s'emploie fréquemment comme aliment léger et de facile digestion dans les convalescences des maladies, et dans tous les cas où il est nécessaire de nourrir le malade sans fatiguer les organes digestifs.
Belladone officinal», Âtropa beUadona. PL. XXIII.
Plante vivace , indigène, qui croit dans les lieux sombres , le long des vieux murs et des décombres. Parties usitées : toute la plante, plus un principe alcaloïde particulier.
Caractères botaniques. Tige herbacée , dressée , rameuse, cylindrique, velue, haute de 2 a 3 pieds; feuilles ovales, aiguës, grandes, d'un vert foncé ; fleurs grandes, d'un rouge terne , solitaires , pendantes et axillaircs ; cal. à 5 div. profondes et aiguës; cor. subcatnpanulée ;
8 éiaminet à anthères ovoïdes -, fruit : baio arrondie , à 2 loges, d'abord verte , puis rouge et ensuite presque noire.
Propriétés physiques. Toutes les parties do cette plante ont une odeur vireuse et une saveur nauséeuse el un peu âcre.
Propriétés chimiques. Elle contient , d'après Grande: malale acide d'A troptne 1 ,51 ; gomme 8,33; amidon f ,25; chlorophylle résineuse 5,84; Iigneuxl3,70; une matière analogue à l'onmazome, des sels , etc. L'eau
et l'alcool s'emparent de ses principes actifs.
L'Atropine , principe actif de la belladone , est une substance alcaloïde, blanche, brillante , cristallisant en longues aiguilles diaphanes , insipide , inodore , Insoluble à froid dans l'eau et dans l'alcool , un peu soluhle dans ces liquides à chaud , et pouvant se combiner avec les acides pour former des sels acides cristallisablet. Elle n'a pas encore été employée seule , et parait jouir des mêmes vertus que la belladone, d'après les expériences du docteur Runge.
Usages. A fortes doses, la belladone agit à la manière des poisons narcotico-âcres , el donne promptement la mort. A des doses très-petites , elle irrite l'estomac , el, après avoir été absorbée , occasionne de la pnutear de tête , des vertiges , la dilatation des pupilles , l'irrégularité du pouls , les sueurs , etc., effets qui sont suivis de la prostration des forces et d'un état de somnolence qui dure plus ou moins long-temps.
On a beaucoup vanté l'usage de cette substance dans le traitement de la coqueluche , des toux convulsives , du tic douloureux de la face et autres affections nerveuses. Dans le traitement de la coqueluche , on a obtenu de très-bons effets de frictions faites sur l'épigastre avec de la pommade de belladone. Plusieurs praticiens l'ont employée avec avantage dans des cas de cancers, el d'autres l'ont conseillée contre la dyssenterie , l'hydrophobic , l'ictère , etc. Quelques médecins allemands prétendent qu'elle peut servir de préservatif contre la scarlatine , el ils ont publié plusieurs observations d'épidémies de cette maladie , pendant lesquelles les enfants, à qui on faisait prendre cette substance , communiquaient journellement avec ceux qui en étaient affectés , sans cependant devenir malades ; mais , avant que d'ajouter foi à celte propriété incompréhensible , il faudrait une masse de faits bien plus grande que celle que l'on possède jusqu'à présent. W. Chevallier l'emploie avec beaucoup de succès à l'extérieur, pour combattre certaines inflammations aiguës et chroniques de la peau , les tumeurs blanches articulaires , les affections rhumatismales, etc. On a fait respirer la vapeur et la fumée de la belladono à des épileptiques et à des phthisiques. Enfin on a profité de l'action que la belladone exerce sur l'iris , pour combattre le rétrécissement de la pupille , qui résulte souvent de l'inflammation de l'iris, surtout à la suite de l'opération de la cataracte. Quelques chirurgiens s'en servent pour obtenir un élargissement de la pupille , avant de pratiquer celle opération , et M. Chaussicr l'a conseillée pour obtenir le relâchement du col de l'utérus, daus les cas de rigidité spasmodique de cet organe , qui met obstacle à l'accouchement.
La Brlladokk Mandraoori, Âtropa mandragora, t.,
plante très-voisine de la précédente , et qui jouit de» mêmes propriétés. Elle était autrefois très-usitée dans un grand nombre de maladies; aujourd'hui, on ne l'emploie qu'à l'extérieur, et encore assez rarement, en cataplasme, sur les tumeurs squirrheuses.
Piment annuel , ou Poivrb d'indb. Capsicum
Plante annuelle des Indes orientales et occidentales , et cultivée en Europe. Parties usitées : les fruiU et un principe immédiat, particulier.
Caractères botaniques. Tige herbacée , rameuse ; feuilles lancéolée», entières , luisantes, portées sur un long pédoncule ; fleurs blanches , petites , axillaires ; fr.: capsules alongées , coniques , luisantes , d'un rouge ▼if , à 2 ou 5 loges contenant des graines rénifbrmes, plates et jaunâtres.
Propriétés PHTSiQt BS. Capsules alongées, luisantes, rouges, ridées, contenant une matière pulpeuse dans laquelle sont logées les graines, d'une odeur aromatique , et d'une saveur extrêmement Acre et chaude.
Propriétés chiniqcrs. Le poivre d'Inde contient, d'après Forcbammer , une substance alcaloïde blanche, brillante et comme nacrée, très-Acre, assez solubledans l'eau , et à laquelle on a donné le nom de C'apticine , une matière colorante rouge , un peu de matière animale, du mucilage et quelques sels, entre autres du nitrate de potasse. Les principes actifs sont solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther.
Usages. Comme la précédente , cette substance jouit de propriétés stimulantes très-énergiques. Introduite dans l'estomac, elle y provoque un sentiment de chaleur qui se répand bientôt dans tout le corps , sans cependant accélérer le pouls d'une manière sensible. Elle n'est guère employée en France que comme condiment; mais les médecins anglais l'administrent avec avantage dans les affections «toniques de l'estomac, dans la goutte, dans certains cas d'hydropisic , et surtout dans les angines et la scarlatine malignes. Us la donnent alors à l'intérieur et principalement sous forme de gargarisme ; ils l'associent très-fréquemment aux préparations martiales. Enfin ils l'emploient encore comme rubéfiant très-actif dans les cas qui nécessitent ce genre de méditation.
Les fruits du Coqieret alxékbnce , PhysaUs alkekengl, L., sont des baies rouges, succulentes, aigrelettes cl un peu amères , que l'on administre quelquefois en infusion comme diurétique et miuoratif ; elle entrent aussi dans quelques composés officinaux.
CINQUANTE-NEUVIÈME EAJUtlE.
* acanthackes. Acanthacea. Jcss.
Les Acanlhacécs sont des herbes ou des arbrisseaux, i feuilles opposées , à fleurs disposées en épis , et accompagnées de bradées à leur base. Leur calice est monosépalc, à quatre ou cinq di-
f-LKMENTS
visions régulières ou irrcgulières. La corolle est monopétale, irrégulière , ordinairement bilabiée; les étamincs sont au nombre de deux ou de quatre didynames. L'ovaire est à deux loges , qui contiennent deux nu un plus grand nombre d'ovules; il est appliqué sur un disque hypogyne et annulaire. Le style est simple, terminé par un stigmate bilobé. Le fruit est une capsule à deux loges, quelquefois monospermes, s'ouvrant avec élasticité en deux valves qui emportent avec elles chacune la moitié de la cloison. Ces graines sont en général portées sur un podosperme filiforme, et leur embryon , placé immédiatement sous leur tégument propre , est dépourvu d'endosperme, et a en général sa radicule tournée du côté du bile.
Exemples : Jutticia , Aeanthus, Ruellia , Thunbergia, etc. Cette famille diffère des Scrophularinécs par ses graines portées sur un long podosperme , par son embryon sans endosperme , etc.
PL. XXIV. Fig. 222. Fragment de la sommité d'une lige de l'Acanthe brancursine , AcanthttrmoWt.