‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 149 sur 259 · I.AI TUE CULTIVÉE. I-QCtUCQ Mit ira. La · texte numérisé non relu

I.AI TUE CULTIVÉE. I-QCtUCQ Mit ira. La

Plante annuelle , cultivée dans tous les jardins potagers. Parties usines : le suc épaissi, nommé tbridacc.

Caractères botaniques. Feuilles ovales, entières, très-larges ; fleurs jaunes , plus petites que celles de la précédente.

Propriétés physiques. La tbridace est sous forme d'extrait sec , attirant puissamment l'humidité , d'une couleur brune, d'une saveur et d'une odeur qui rappellent celles de l'opium.

Propriétés chimiques. D'après l'analyse de Schrader, cette substance contient : résine particulière 34,2; principe amer 36,3; gomme 3,5; fibres végétales et sels 26. Cavcnlou, qui a examiné la thridace , n'y a trouvé aucun principe analogue à la morphine , mais de l'acide maliqnc, de la chaux, etc.

Préparations. On fait des incisions à la tige de la laitue avec un couteau d'argent ; le suc laiteux s'écoule promptement et se concrète. On pile ensuite , dans un mortier de marbre , cette tige coupée par tronçons, el on évapore, jusqu'à consistance d'extrait , le suc ainsi obtenu, qu'on mêle avec le premier produit.

Usages. La tbridace , qui a été d'abord employée par le docteur Cox de Philadelphie, et ensuite par le docteur

danée de' l'opium , a été récemment remise en usage et

étudiée par François. D'après les observations de ce praticien, ce médicament paraît agir en diminuant la fréquence du pouls et la chaleur animale. 11 possède , â un degré marqué, la propriété de produire le sommeil, sans déterminer jamais le narcotisme , et sans agir comme stimulant , ainsi que le fait l'opium ; c'est pour* quoi on peut l'administrer même dans les cas d'inflammation aiguë. François l'a employé dans un graud nombre de cas pour provoquer le sommeil , et il assura en avoir obtenu de très-heureux effets.

Armoise absinthe. Artemisia Absinthium. W.

Plante indigène, vivace, qui croit dans les lieux pierreux el incultes. Parties usitées : les feuilles et les sommités fleuries.

Caractères botaniques. Tige herbacée, couverte d'un duvet blanchâtre ; feuilles tripinnatifldes , blanchâtres des deux cotés ; fleurs Hosculeuses , petites, jaunâtres, formant un panicnle très-alongé et pyramidal, fleurons du centre hermaphrodites, fertiles, à 5 dents ; ceux du disque, femelles, à 2 dents, sans aigrette.

Propriétés phtsiqurs. L'odeur de cette plante est forte et aromatique, et sa saveur très-amère et aromatique.

Propriétés chimiques. D'après Braconnot, elle est composée de : matière azotée très-amère, soluble dans l'eau froide, peu soluble dans l'alcool 18 ; matière azotée presque insipide 8 ; matière résiniforme extrêmement amère, soluble dans l'alcool el dans l'eau bouillante, d'où elle se précipite par le refroidissement 1,4; huile volalile verle 0,9; chlorophylle 3; albumine 7,5; fécule 1 ; sels de potasse 7,5 ; ligneux et eau 552. L'eau froide et l'alcool s'emparent de ses principes actifs.

Usages. L'absinthe jouit de propriétés stimulantes et toniques très-énergiques. Administrée à trop fortes doses, elle produit de la chaleur à la région épigastrique, de la soif, et tous les autres symptômes d'une irritation de l'estomac. A doses modérées, elle excite l'appétit , rend les digestions plus faciles , accélère la circulation , en un mot, porte dans toute l'économie une influence fortifiante On l'emploie très-fréquemment, et avec beaucoup de succès, dans toutesles affections qui exigent une médication Ionique et excitante, et principalement dans la dyspepsie cl autres maladies atoniques du canal digestif, dans cerlainesaménorrhées, les leucorrhées chroniques, les diarrhées rebelles, entretenues par la faiblesse des membranes ; dans certains cas de goutte, etc. On en a retiré de très-bons effets dans le traitement des fièvres intermittentes. Enfin, on l'administra avec avantage comme anthelminlique , lorsque toutefois les voies digeslives ne sont pas dans un état inflammatoire.

La petite armoise ou ABSINTHE pontiqi i , Artemisia pontica, L., a une odeur plus faible et plus agréable que la précédente ; elle parait moins active. On l'emploie dans les mêmes cas el de la même manière.

Plante vivace, indigène, qui croit dans les lieux incultes. Parties usitées : Les sommités fleuries.

Caractères botaniques. Tige herbacée, rameuse, rougeâtre, velue ; feuille* tessiles, vertes eu deasus, colonne uses eu dessous; fleurs flosculeuse*, en petits épis axillairet ; réceptacle nu.

Propriétés phtsiques. Son odeur est faiblement aromatique, et sa saveur peu arrière.

Propriétés chimiques. Elle contient une matière azotée amère, et de l'huile volatile. L'eau et l'alcool dissolvent ses principes actifs.

Usages. Les propriétés de l'armoise se rapprochent beaucoup de celles de l'absinihe ; seulement elles sont beaucoup moins énergiques. Cest un remède vulgaire pour provoquer l'écoulement des menstrues. On peut l'employer dans les mêmes circonstances que la précédente.

L'a n moi m estragon , Artemisla dracunculus. I», plante vivace , originaire de Sibérie , et cultivée dans les jardins, se rapproche beaucoup de la précédente. Elle en diffère par sa saveur fraîche et piquante , et par son odeur.On l'emploie ordinairement comme assaisonnement. Elle agit comme les plantes dites antiscorbutiques.

L'arm<>ise acrone. Artemisia abrotanum, L., arbuste qui croit dans le midi de la France, a une odeur agréahic de citron, qui lui a fait donner le nom de Citronnelle. Elle jouit des mêmes propriétés que l'armoise et l'absinihe, et peut les remplacer avantageusement.

On emploie encore YArtemitta glaciaUs et V Artemisia spicata, L. Ces plantes ont les mêmes propriétés que les précédentes.

Armoise sémbh-contra. Artemisia judaica. L.

Arbuste qui croit dans l'Arabie et le nord de l'Afrique. Parties usitées : les graines, les capitules et les ramifications supérieures.

Caractères botaniques. Tige rameuse, pubcscenleet d'un gris cendré, de I à 2 pieds de haut ; feuilles petites, cotonneuses ; fleurs jaunâtres , petites , en panicule peu serré, réceptacle nu et plane ; fruit sans aigrettes.

Propriétés phtsiques. On distingue dans le commerce deux sortes de sémen-contra : celui du Levant , qui est vcrdllre, composé de capitules oblongs, entiers ou brisés, formés d'écaillé* imbriquées, recouvrant des semences ovoïdes, jaunes, aplaties et des pédoncules brisés; son odeur est forte et aromatique et sa saveur amère ; et celui de Barbarie , qui est formé de boutons blanchâtres non développés et de fragments de feuilles et de pédoncules ; sa saveur est Acre , et son odeur plus forte et moins agréable.

Propriétés chimiques. De môme que toutes les autres plantes de ce geore , le sémen-contra contient un principe amer gommo-résineux et de l'huile essentielle.

Usages. Celte substance est regardée comme un an- Ihelmintique très-énergique C'est principalement contre les lombric* et le* ascarides vermiculaircs qu'on l'emploie.

Camomille romaine. Anthémis nobflii. L.

Plante vivace, indigène. Parties usi lies: les fleurs

Caractères botaniques. Tige berhacée , rameuse , couchée, de 8 à 10 pouce* , rameaux uniflores; feuilles bipinnées, pubescente*; fleur* radiées ; réceptacle garni de paillettes; fleurons du centre jaune*, hermaphrodites, fertiles ; demi-fleurons de la circonférence blancs , femelles , fertiles ; fruit portant un petit bourrelet membraneux à la partie supérieure.

Propriétés phtsiques. Les fleurs de la camomille , telles qu'oo les trouve dans le commerce, sont blanches, desséchées, d'une odeur très-aromatique assez agréable, et d'une saveur tres-amère et chaude.

Propriétés chimiques. Elles contiennent une huile essentielle d'une belle couleur bleue , un principe gommo-résineux , du camphre et un peu de tannin. L'eau et l'alcool dissolvent les principes actifs.

Usages. La camomille romaine est un stimulant assez énergique, qui jouit, à cause de son amertume, de propriété* tonique* , et qui ett devenu un remède presque populaire pour une foule de maladies. On t'en sert avec avantage pour réveiller les forces digeslives dans la dyspepsie, la chlorose, la goutte, les coliques venteuses, etc. Oo en ohlienl encore de bons effets dans les fièvres intermittentes peu intenses, et dans les affections spasmodiques. Une forte infusion prise chaude et en grande quantité provoque le vomissement ; aussi l'emploie-l-on de celte manière, surtout en Angleterre, pour aider l'action des éméliques. Enfin on l'administre, et souvent avec avantage, comme antbelmintique.

La camomille puante. Anthémis cotula. L.

Plante annuelle , indigène , très-voisine de la précédente , a une odeur très-forte et désagréable ; «es propriété* sont semblables à celles de la camomille romaine , et on l'emploie de la même manière et dans les mêmes cas. On l'a beaucoup vantée jadis dans le traitement de l'hystérie.

On peut encore se servir , dans les même* indications, de la Camomille des teinturiers, Anthémis tinctoria, L., qui fournit en outre une belle couleur jaune.

Camomille ptrèthrb Anthémis pyrethrum. L.

Plante vivace , originaire du Levant. Parties usitées : la racine.

Caractères botaniques. Tige* nombreuses, élevées; fleurs solitaires a l'extrémité des rameaux , grandes , radiées ; les fleurons du disque jaunes , ceux de la circonférence blancs en dessus et rouges en dessous.

Propriétés phtsiques. Cette racine est fuslforme , grosse comme le doigt, longue, grise et rugueuse en dehors , blanchâtre en dedans , d'une odeur forte et désagréable quand on la respire en masse, et d'une saveur très-Acre , piquante , et qui provoque la salivation.

Propriétés chimiques. D'après M. Gauthier, elle con-

2il

lient une huile fixe , d'une odeur nauséabonde et d'une saveur âcre et hrùlante , un princiiie colorant Jaune, de l'inuline, de la connue, etc. L'eau et l'alcool l'empareot des principe* actif*.

Usaobs. Cette racine jouit de propriété* irritante* très-énergique*. Appliquée a la peau , elle la rnbéfte assez fortement ; on l'employait jadis comme stomachique ; aujourd'hui on ne s'en sert plus guère que comme masticatoire, pour provoquer la técrélion de la salive , cl irriter l'intérieur de la bouche dan* les maux de dents, certaine* douleur* de tête, la paralysie de la langue. On peut encore l'employer en gargarisme dan» le* inflammation* et engorgement* chronique* de* amygdale*. Elle entre dan* un grand nombre de poudres et d'élixir» dentifrices.

Matricaire commune. Matricaria parthenium. L.

Plante indigène, bisannuelle, trè»-commune dans les lieux cultivé». PartH» usitées : le» sommité, fleurie*.

Caractères botaniques. Tige* herbacée* , droite* , pubescentes; feuille* ailées , larges, à foliole* pinnatifide* ; fleurs radiées, solitaires, celles du disque jaune*, celle* de la circonférence blanche*; demi-fleurons de la circonférence femelles , à 4 dent* ; ceux du di»quebermapbroditet ; réceptacle nu , sans paillette* ; fruit* «ans airjreue , lurmowes a un reoora memnr.nn ma.

Propriétés physiques. L'odeur de la matricaire e*t forte et très-dé*agréable , *a saveur chaude et arrière.

Propriétés cbimiqubs. Elle contient une huile essentielle de couleur bleue. L'eau et l'alcool s'emparent de* principe* actif*.

Usages. C'est un stimulant très-analogue à la camomille romaine, et que cependant on emploie moin* habituellement. On l'administre particulièrement dan* l'aménorrhée ou la leucorrhée entretenue* ou produite* par la taïutcsse générale.

La Matricaire camomille , Matricaria chamomiUa, L., plante indigène, annuelle, qui croit dans les champs cultivé*, ne diffère guèrede la précédente sous le rapport des caraclères botaniques. Elles jonil des mêmes propriétés médicinales que la camomille romaine, et , quoique moins employée, peut très-bien la remplacer.

La Mille feuille commune , Achille* millefoUum, L., plante vivace, indigène, très-commune dans les lieux incultes, et qui fleurit pendant l'été, a une odeur forte, et une «aveur aatringenle et légèrement aromatique. On l'a beaucoup vantée autrefoit dan* le traitement de* coupure* et de* plaie*. On la conseille quelquefois dans les cas d'atonie nerveuse, d'hémorrhagies passives, et dans les leucorrhées rebelles.

La Milleeeoillb ptarmiqcb, Achttlea ptarmtca , L., qui croit dans le* lieux humides, ne diffère guère de la précédente. Son odeur eit aromatique, et sa saveur ressemble à celle de l'estragon. On emploie assea fréquemment la poudre de *e* feuille* comme «ternutatoire, et «a racine mâchée pour exciter la *alivalion.

En Suisse et en Savoie on désigne, »ou* le nom géné-

rique do génépi plusieurs autre* plante* de* genre* ArraoUeet.MillefcuilIc; telles que VArtemisiarupesMs, L., YAchiWea atrata, A. nana et A. moschata , L. On lo* emploie à peu près dan* le* même* cas que la camomille et l'absinthe.

Souci orriciiUL. Calendula ofjlcfnalit, L.

Plante annuelle , indigène , qui croit dans les lieux cultivés. Parties usitées : le* sommités fleurie*.

Caractères botaniques. Tige* rameuses, velues; feuilles alternes, scssiles, pul>e»cenlcs ; fleurs solitaire* , grande* , radiée» , d'un jaune-orangé trè*-beau ; fruil* irrégulicr», couvert» d'a»périlé».

Propriétés pbysiquks. Son odeur e»l dé*agréable el aromatique , et ta saveur arrière et âcre.

Propriétés chimiques. Cette plante, d'après Geiger, contient un principe particulier qu'il a nommé Caltndnline, une ré»lne verte, un principe amer, delà gomme, de l'acide malique et quelque» »el». La calenduline est jaunâtre, transparente, friable, soluble dan» l'alcool elles alcali*.

Usagbs. Le souci agit à la manière de* stimulant* , et on l'emploie avec avantage dans les cas d'aménorrliéc causée par la faiblesse des organe*, dan* l'hystérie et quelque* autres affection* de ce genre. Quoique assez actif, il e*t peu utité.

Oo peut employer dan» les même* cas le Souci des cbamps, Calendula arvensù, L., qui est très-commun dan* le* vigne*.

Spizanthb ou Cresson de Para. Spllanthus oleracea. L.

Plante oriclnaire de l'Amérique et cultivée en France. Parties usitées : toute la plante.

Caractères botaniques. Tige herbacée, haute d'un pied ; feuille* opposée* , épaisse* et dentelées ; fleurs jaunes , solitaires, grosse* et composées de beaucoup de fleuron* très-serrés et séparés par des paillettes ; réceptacle conique ; anthères syngénères , d'une couleur brune ; fruit : graine* à côtes tranchante* et garnies de poil*.

Propriétés physiques. Cette plante a une saveur particulière, âcre et poivrée, cl une odeur aromatique.

Propriétés chimiques. Elle contient, d'après Lastaigne , une huile volatile odorante, trè«-âcre, une matière gommeuse, un principe extraelif amer et Acre, du malale acide de potasse, de la cire, un principe colorant jaune , et des sels. L'alcool el même l'eau «'emparent d'une grande partie de ses principe* actif*.

UsABBS. Le cresson de Para jouit de vertu* stimulantes très-prononcées. Babi, médecin espagnol, et Rousseau après lui, l'ont employé avec beaucoup d'avantage dans le traitement de* affection* teorhutiquet. D'après leur» ob*ervalion*. son usage à l'Intérieur arrête trc«promptement l'hémorrhagie passive de» gencives.

Le Spilanthb acmbllb, Spilanthus acmella,l. , plante annuelle, qui croit aux Inde», est également employée comme anlucorbutiqnc.

!.a Taxaime commuxe, Tanacelum vulgare. L., plante vivace, indigène, dont l'odeuresl forte et la saveur âerc, amarcsccntc «I camphrée , jouit de vertu» excitantes assez énergiques, cl s'emploie surtout comme anthelminliquc cl emrnénagogue.

lien est de ménic de la Balsamitr odorante, Balsamita suaveolent, I)csf., dont l'odeur aromatique est très-agréable. Elle est encore moins usilée de nos jours que la tanaisic.

Arniqib du motagne. Arnica montana. Implante vivace qui croit dans les Vosges , les Alpes , les Pyrénées, etc. Partie» usitées : les fleurs et la racine.

Caractère* botaniques. Tige simple, pubescente , baille d'un pied ; feuilles scssiles, ovales, entières , d'un vert clair en dessous , formant une rosette à la hase de la lige ; fleurs grandes , d'un beau jaune ; involucre évasé ; fleurons du disque réguliers el hermaphrodites , demi -fleurons de la circonférence très-grands cl femelles ; fruits alongés , surmontés d'une aigrette plumeusc.

Propriétés physiques. Les fleurs desséchées , telles qu'on les envoie d'Allemagne , offrent , à leur circonférence , des demi-fleurons d'un jaune d'or, et au centre des graines noires, surmontées d'une aigrette grise. Leur saveur est amère , acre et nauséabonde , et leur odeur forlc cl aromatique provoque réternuemeut. La racine, qu'on emploie moins souvent, est menue, fibreuse, noirâtre en dehors, blanche en dedans , d'une odeur et d'une saveur semblables à celles des fleurs.

PnormÉTÉs chimiques. D'après Lassaignc el Chevallier, les fleurs d'arnica contiennent une résine odorante, une matièreamère nauséabonde, analogueà la Cytùine, «le l'acide galliquc , une matière colorante jaune, de l'.ilbumine, de la gomme, et enfin des sels à base de potasse et de chaux. L'eau et l'alcool dissolvent les principes actifs.

Usacks. Le premier effet qui résulte de l'ingestion de «o médicament est une irrilatiou des voies digcsli vos , caractérisée par un sentiment de pesanteur à la région épigasirique, des nausées, quelquefoisdcs vomissements, «les coliques cl même des déjections alvines ; mais ces phénomènes ne sont que passagers, et cessent promptement si l'on persiste dans l'emploi de cette plante à doses modérées ; les organes paraissent s'habituer facilement à sou action. Le secoud effet »e porte sur le cerveau el tout le système nerveux. Il se manifeste par une céphalalgie plus ou moins vive , des mouvements spasuiodiques , des picotements et des fourmillements dans les membres , cl une sorte de contraction permauciilc des muscles respirateurs. On voit que ce médicament est un stimulant très-énergique , el qu'il peut convenir dans un grand nombre de cas.

Un l'emploie ordinairement dans les rhumatismes chroniques , dans les paralysies , dans l'amaurosc , et , en un mot , comme stimulant du cerveau. Ou l'a vanté comme fébrifuge ; mais quoiqu'il réussisse quelquefois , il ne peut, en aucune manière, remplacer le quinquiua. Enfin , on le conseille dans les fièvres qui onl un caractère adynamique ou alaxique. Celte substance est trèsemployée par les praticiens allemands. On la considère

vulgairement comme un remède certain pour combattre les accidents qui résultent des coups et des chutes sur la téte ; mais , d'après ce que nous avons dit de son mode d'action , on voit que , dans la plupart des cas , elle est plutôt nuisible qu'utile. La poudre des fleurs agit comme un violenl sternulaloire.

Apnée. Inule helenion ou fnulahelenium. L.

Plante vivace, qui croit dans les prés humides. Partie» usitée» : la racine.

Caractères botaniques. Tige cylindrique , de 4 a G pieds de haut, rameuse à son sommet, couverte d'un duvet blanchâtre ; feuilles radicales ovales , algues , cotonneuses en dessous, irrégulièrement dentées el pétiolées , les caulinaires petites , sessiles et presque rondes ; fleur» jaunes, à l'extrémité des rameaux, les fleurons de la circonférence femelles ; involuerc formé de folioles imbriquées; graines alongées, cylindriques, surmontées d'une aigrette soyeuse et sessile.

PRorRiF.TKH physiques. La racine d'aunée est grosse, tubéreuse, alongée, brunâtre en dehors, blanche en dedans , d'une odeur aromatique el d'une saveur trèsa mère d'abord, et ensuite comme camphrée et piquante.

Propriétés chimiques. Elle contient 36,7 d'un principe particulier découvert par Rose, et nommé Inuline par Thomson , blanc , granulé , cristallin , transparent , soluble dans l'eau bouillante , d'où il se précipite par le refroidissement, et qu'on regarde comme une sorte d'amidon ; 0,3 d'une huile volatile concrète , très-analogue au camphre; 0,6 de cire; 1 ,7 d'une résine âerc ; 36,7 d'une matière cxlractive amère ; 4,5 de gomme , et enfin du ligneux , de l'albumine et des sels a base de pot.issc, de chaux cl de magnésie. L'eau el l'alcool dissolvent tous ses principe actifs.

Usacbs. Celle plante jouit de propriétés toniques assez énergiques, et en outre, elle agit aussi comme excilaulc, en raison de l'huile volatile camphrée qu'elle contient. On la recommande dans les vices de la digestion dépendants de la faiblesse des orgaues , dans certains cas île toux humide , avec expectoration al>ondan(e , mais sans fièvre el sans chaleur à la peau ; dans la dernière période des catarrhes pulmonaires , lorsque l'irritationa cessé ; dans les catarrhes chroniques de la vessie et des voies urinaircs , dans les diarrhées séreuses el rebelles. On lui a attribué des vertus diurétiques et diaphoniques ; et, en effet, administrée en infusion tiède, à petites doses souvent répétées, clic peut agir de celte manière cl convenir dans les cas où il est utile de provoquer les sueurs et les urines, sans affaiblir cependant les organes. On l'a administrée comme emménagogue et comme anlhelmintique , mais , sous ce double rapport, elle n'a pas plus de vertu particulière que tous les autres amers. A l'extérieur, elle a été employée avec quelque succès contre la gale.

Le Tussilage pas d anb. Tuttilago farfara. L.

Plante indigène, vivace, très-commune dans les terrains argileux , jouit d'une saveur amère cl mucilagineusc. Ou l'emploie en infusion Ihéiforme , à la dose u'um. ou deux pincées dans deux livre» d'eau , dans les

catarrhes pulmonaire» légers et quelques autres affec tiom peu graves. Son action , quoique très-faible , peut être rapportée à la médication tonique.

Il en est île même de I'Eupatoibb ayapaxa , Eupatotiumayapana. Vent., plante du Brésil, don! la saveur estamère, aromatique, et l'odeur agréable. On la regardait jadis comme un remède des plus précieux pour une foule de maladies; mais son peu de vertu l'a fait justement abandonner de nos jour».

L'Eup&toirk commun. Eupatorlum cannabinutn , t., jouit de quelques vertus purgatives.

L'Eopatoiab a roiLS , Eupatorium pilosum , L, qui croit eu abondance aux fcials-Unis , jouit de propriétés toniques très-prononcées ; il est très-employé, comme succédané du quinquina, par les praticiens américains , dans le traitement des fièvres intermittentes et dans la plupart des cas qui réclament l'usage des toniques. Ils 1'admiuislrent en infusion.

SOIXAItTE-DlX-HOmÈHE rAHILLE

cALYCÉnÉES. Calycerew. Rien. — Boopideœ. Cassim.

Ce sont des plantes herbacées , ressemblant assez, par leur port, anx Scahieuses. Leur tige offre des feuilles alternes, souvent découpées et piunalifides. Les fleurs sont petites , et forment des capitules globuleux , environnés d'un involuerc commun. Le réceptacle qui porte les fleurs est garni do squames foliacées qui se soudent quelquefois avec les fleHrs , de manière à n'en être pas distinctes. Le calice est adhérent avec l'ovaire infère , et les divisions de son limbe sont quelquefois roides et épineuses. La corolle est monopélale, tubuleusc, infundibuliforme et régulière. Au-dessous des cinq étamincs sont cinq glandes ncclarifères. Ces étamincs sont soudées à la fois par les filets et les anthères, et forment un tube cylindrique, et chaque anthère s'ouvre par sa face interne. L'ovaire infère est à une seule loge, du sommet de laquelle pend un ovule renversé ; le sommet de l'ovaire présente un disque épigyuc , uu style simple, terminé par un stigmate hémisphérique. Dans le genre Àcicarpha , toutes les fleurs sont soudées ensemble par leurs ovaires. Le fruit est un akène couronné par les dents épineuses du calice. La graine offre sous son tégument propre un endospernic dans lequel est contenu un embryon renversé comme la graine.

Cette petite famille se composo des genre» Boopit, Calycera et Acicarpha. Elle tient le milieu entro les Synanthérées et le» Dipsacées. Elle diffère des premières par ton ovule renversé, ses étamincs soudées à la fois par les anthères et les filets, et par son stigmate simple ; de» Dipsacées par ses fouilles alternes et ses étamines soudées.

PL. XXVII. Fig. 305. Inflorescence d'Acicarphc trihuloïdc, Acicarpha tribuloides.

306. Capitule, calalhidc ou céphalan- Ihe ; a le même organe coupé longiludinalemcnt.

Page 1