‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 152 sur 259 · Le fruit couronné du calice persistant · texte numérisé non relu

Le fruit couronné du calice persistant

Valériane sauvage. Yaleriana offidnaUs. L.

Plante vivace, indigène, qui croit dans les bois aux environs de Paris. Parties u*ilè*s : la racine.

Caractères .botaniques. Tige cylindrique , striée el velue, haute de 3 à 4 pieds ; feuilles profondément découpées, les inférieures pétiolées, les supérieures sessilcs ; fleurs petites, d'un blanc rosé, en cime au sommet de la tige , et portées sur des pédoncules plusieurs fois trifurqnés; cal. dont le bourrelet se transforme en une aigrette plumeuse ; 3 élan».; fruil : akène ovoHle, surmonté d'une aigrette.

Propriétés physiques. La racine de la valériane est formée d un grand nombre de radicules cylindriques , d'une à deux lignes de diamètre, blancbâtres en dedans, et jaunâtres en dehors , d'une odeur presque nulle, lorsqu'elle est fraîche, devenant très-forte et très-fétide au contraire par la dessiccation , et d'une saveur âcre et a mère.

Propriétés chimiques Suivaot Tromsdorff, elle contient : principe particulier, soluble dans l'eau el insoluble dans l'alcool et dans l'élher 48 ; résine noire 24 ; huile très- volatile d'un blanc verdâtre , d'une odeur forte el camphrée 1; matière gomraeusc36 ; fécule 6; el ligneux 286. L'eau bouillante, l'alcool et l'élher s'emparent de ses principes actifs.

Usages. La valériane est un excitant général trèspuissant, mais dont l'action se porte principalement sur le cerveau. En effet, à hautes doses, elle occasionne des éblouissements, des contractions convulsives, de l'agitalion, etc. A petites doses, elle agit comme antispasmodique el Ionique. On l'emploie avec avantage dans l'hystérie, l'épilepsie, certaines migraines et autres névroses. Elle est quelquefois fort utile dans l'hypocondrie, et les fièvres, graves présentant des symptômes aloniques. Enfin, on l'a vantée comme un puissant fébrifuge, et, eu effet, elle a très-bien réussi dans certaines fièvres intermittentes entre les mains de plusieurs praticiens.

La Grandi valériane , Valerianaphu, !.. . la Petite Valériane, Y. dioica, L., et la Valériane ou Nard celtique, y. celtica, L., jouissent des mêmes propriétés que la précédente , mais à un plus faible degré , et peuvent la remplacer. Autrefois très -employées, elles sont aujourd'hui presque inusitées.

QUATRE- VI NGT-L'NI LUE rA MILLE.

* BlWACÉES. Rubiaceœ. Jcss. — Operculariéts. J.

On trouve dans cette famille des plantes herbacées, des arbustes et des arbres d'une très-grande hauteur. Leurs feuilles sont opposées ou verticillées : dans le premier cas, elles offrent de chaque côté une stipule inlrapétiolaire , qui souvent se soude avec les côtés du pétiole, et forme une sorte de gaine. Les fleurs sont axillaircs ou terminales, quelquefois réunies en létc. Le calice, adhérent par sa base avec l'ovaire infère , a son limbe entier ou partagé en quatre ou cinq lobes plus ou moins profonds el persistants. La corolle est monopétale , régulière, épigync à quatre ou cinq lobes. Les étamines sont eu même nombre que les lobes de la corolle et alternant avec eux. L'ovaire est infère, surmonté d'un style simple ou bifide. Cet ovaire présente deux , quatre, cinq ou un plus grand nombre de loges, qui contiennent chacune un ou plusieurs ovules dressés ou attachés à l'angle interne des loges. Le fruit est très-variable. Tantôt il se compose de deux petites coques nionospermes et indéhiscentes; tantôt il est charnu, et conlient deux noyaux monospermes; dans certains genres , c'est une capsule a deux ou à un

plat grand nombre do loge* , t'ouvrent en autant de valves , ou un fruit charnu et indéhiscent. Toujours ce fruit est couronné à son sommet par le limbe calcinai. Les graines, quelquefois ailées et membraneuses sur leur bord, contiennent, dans un endosperme dur et corné , un embryon axile et dressé , ou quelquefois placé en travers relativement au hile.

Dans notre grand travail général sur cette famille <Voy. Mém. de la Soc. d'Mst. nat. de Paris , vol. v), noui avons groupé les genres nombreux de cette importante famille en onze tribus, savoir :

S. I. Loges du fruit monospermes.

Page 1