La
M émspehmk colombo. Menirpermtim palmatum. Lam.
Arbuste sarmenteux, qui croit en Afrique, à Mada- , et aux Indes Orientales. Partie* utitèet : la
Caractères botaniques. Tige grimpante , simple , couverte de longs poils ; feuilles orbiculaires, à 5 nervures et à 6 lobes écartés et palmés ; rieurs mâles portées sur des pédoncules simples ou rameux plus longs que les feuilles ; cal. 6 sép. ; cor. 6 pét. épais ; 6 étam. plus longues que les pét. ; fleurs femelles inconnues.
Propriétés physiques. Cette racine est épaisse, fibreuse et composée de ramifications fusif ormes. Dans
le commerce elle e*t eu rouelles d'environ un pouce et demi de diamètre, ou en morceaux de 2 à 3 pouces de long, recouverts d'une écorce épaisse, jaunâtre, se détachant facilement et offrant un épiderme rugueux, d'une couleur brune ou olivâtre; le parenchyme est d'une texture spongieuse, d'une couleur jaune verdâlre; il présente des zones concentriques; sa saveur est amère et son odeur désagréable.
Pbopbiktks chimiques. Le Colombo contient, d'après Planche : de l'amidon, de la gomme, un principe azoté de la matièrejauneamère,un peu d'huile volatile, des sels de chaux et de potasse, de l'oxide de fer, de la silice et du ligneux. La teinture d'iode la colore en bleu foncé.' Les principes solubles dans l'eau bouillante, forment environ le tiers en poids de celle racine ; l'alcool en dissout une plus grande quantité encore.
Usages. L'action de cette substance sur l'économie se rapproche beaucoup de celle du quassia, c'est-à-dire que c'est un amer franc et sans mélange d'astringenec ni d'âcrelé ; cependant, à trop hautes doses, elle provoque des nausées et des vomissements ; mais, convenablement administrée, elle fortifie les orgaues, sans agir comme stimulant. On l'emploie avec avantage dans les diarrhées chroniques, la dysenterie, les maladies aloniques de l'estomac et du canal intestinal, et, en général, dans tous les cas qui réclament l'emploi des toniques proprement dit*. A petites doses, elle est très -utile pour combattre les nausée» et les vomissements qui accompagnent si souvent les premiers temps de la grossesse , ou qui dépendent d'un état spasmodique de l'estomac.
La substance que nous venons de décrire est devenue très-rare dans le commerce ; les marchands la remplacent par une autre racine qui lui ressemble beaucoup, et que Guibourl nomme Fausse hacike de colombo. Elle vient d'Alger et des cotes septentrionales de l'Afrique, et l'on ne connaît pas la plante qui la produit. Elle diffère du vrai Colombo par son épiderme gris fauve, marqué de stries circulaires, par sa couleur jaune-orangée à l'intérieur, par sa saveur amère et sucrée et par son odeur à peine sensible. D'un autre coté, elle ne contient, pas d'amidon et ne se colore pas par l'iode ; elle donne à l'étber une couleur jaune ; l'infusion aqueuse rougit le tournesol et précipite en vert noirâtre par le sulfate de fer. Ces différences indiquées par Guibourl suffiront pour éviter toulc erreur relativement à celte
La racine de Pabeika-brava, Ciuamptlot pweira, L., plante grimpante du Brésil, est ligneuse, fibreuse, dure, tortueuse, grosse comme le bras d'un enfant, brune en dehors, d'un gris-Jaunâtre en dedans, et marquée de cercles concentriques , d'une odeur nulle et d'une saveur amère. On l'a beaucoup vantée comme lilbonlriptique ; aujourd'hui on ne lui reconnaît que des propriétés diurétiques assez énergiques, que l'on peut mettre à profit dans les cas qui réclament l'emploi des médicaments de ce genre , et surtout dans les catarrhes chrou de la vessie. Quoi qu'il en soit, elle est peu usitée.
Ochnacea. DC.
do deux stipules à leur base , des fleurs pédonculées , très-rarement solitaires ou plus souvent disposées en grappes rameuses. Leurs pédoncules sont articulés vers le milieu de leur longueur. Elles ont un calice à cinq divisions profondes , imbriquées latéralement avant leur développement ; une corolle de cinq à dix pétales étalés , imbriqués lors de la préfloraison. Les étamiues varient de cinq à dis , et même au-delà; ayant leurs filets libres, insérés, ainsi que les pétales, au-dessous d'un disque bypogyne Irés-saillant, sur lequel est implanté l'ovaire. Celui-ci est déprimé à sou centre, et parait formé de plusieurs pistils distincts rangés autour d'un style central , qui semble naître immédiatement du disque. Le style est simple , et porte à son sommet un nombre variable de lanières stigmatifères. Le fruit se compose des loges de l'ovaire qui se sont séparées les unes des autres et qui forment autant de carpelles drupacés, portés sur le disque ou gynobase, qui a pris de l'accroissement : ces carpelles, dont plusieurs avortent quelquefois . sont unil oculaires , □lonospermes et indéhiscents ; ils paraissent , eu quelque sorte , articulés sur le gynobase dont ils se séparent facilement. Leur graine renfermo un gros embryon dressé , dépourvu d'endo-
A celte famille se rapportent les genres Ochna, Gomi, WaUtera , Mutia , etc. Elle a beaucoup d'affinité avec la famille des Rutacées , et plus particulièrement avec la tribu des Simaroubées , dont elle diffère par ses feuilles simples et munies de stipules , par ses graines dressées et ses carpelles indéhiscents; d'un autre coté, les Ochnacées , se rapprochent des Magnoliacées , et en particulier du genre Drymts.
PL. XXXI. Fig. 372. Fragmentd'un rameau de Gompbie brillante, Gomphia M-
fleur dépouillée de ses pé-