‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 168 sur 259 · L'ovaire · texte numérisé non relu

L'ovaire

ÀDBICTt DB JCSSIKU. — Zy- Bhown. — Simarubea

leurs parties, ayant des feuilles alternes,

gophylUa et Rica.

Grande famille composée d'arbres , d'à ou de plantes herbacées ou frutescentes, ayant des feuilles opposées ou alternes, très-son vent marquées de points translucides , avec ou sans stipules; des fleurs en général hermaphrodites, très-rarement unisexuées ; un calice de trois à cinq sépales soudés par la base; une corolle de cinq pétales, quelquefois soudes ensemble, et

formant une corolle pseodo-monopétalo , plus rarement nulle; cinq ou dit étamines , dont quelques-unes avortent quelquefois et offrent des formes variées. L'ovaire se compose de trois à cinq carpelles pluB ou moins intimement soudes , et formant autant de cotes plus ou moins saillantes. Chaque loge contient souvent deux, plus rarement un, ou un assez grand nombre d'ovules, insérés à leur angle interne, et y formant deux rangées. Les styles sont libres ou soudés. Ces carpelles sont en général appliqués sur un disque hypogyne plus ou moins saillant, et quelquefois ils forment, par leur réunion, un ovaire -\ nobasique, dont le style semble naître d'une dépression très-profonde de sa partie centrale. Le fruit est tantôt simple, formant une capsule, s'ouvraut en autant de valves seplifères qu'il y a de loges, tantôt , et plus souvent, il se sépare en autant de coques ou de carpelles, le plus souvent monospermes, indéhiscents, et quelquefois légèrement charnus, ou secs, et s'ouvraut en deux valves incomplètes. Les graines, dont le tégument propre est souvent cruslacé, se composeut d'un endosperme charnu ou corné, contenant un embryon à radicule supérieure, rarement tournéo vers le hile qui est latéral ; quelquefois l'embryon est dépourvu d'endosperme.

Nous avons adopté la famille des Rulacées, telle qu'elle a été limitée par Adrien de Jussieu, dans son excellent travail sur cette famille. Il y a réuni comme de simples tribus , les Zygophyllées de Brown et les Simaroubées établies par Richard père , el Ta divisée en cinq tribus naturelles, qui sont :

I» Les Zygophyllées : fleurs hermaphrodites , loges de l'ovaire contenant deux ou plusieurs ovule» ; endocarpe ne se séparant pas du sarcocarpe, endosperme cartilagineux, feuilles opposées. Exemple j Tribulus, Fagonia, Guaiacum, Zygophyllum, etc.

2» Les Rvrii ts : fleurs hermaphrodites; deux ou plusieurs ovules dans chaque loge; endocarpe ne se séparant pas du sarcocarpe ; endosperme charnu, feuilles alternes. Ex. : liuta, Ptganum, etc.

3° Les Diosmkbs : fleurs hermaphrodites; deux ou plusieurs ovules; endocarpe se séparant du sarcocarpe. Ex. : Dictamnus , Dtostna , Boronia , Ticorea , Galipea, etc.

4» Les Simaroubées : fleurs hermaphrodites ou unisexuées; loges à un seul ovule; carpelles distincts , indéhiscents; embryon sans endosperme. Ex. : Simaruba, Quattia, Simaba, etc.

5* Les Zanthoxylée* : fleurs unisexuées; loges contenant de deux à quatre ovules, embryon placé au centre d'un endos|iermc charnu. Ex. : Galvezia, Aylanthus , Brucea,7.athoxylum, Toddalia. Ptelea, etc.

Celle famille a beaucoup d'affinité avec les Ochnacées, surtout la section des Simaroubées, qui offre comme ces dernières un ovaire gynobasique ; mais elle en diffère par ses graines renversées, ses feuilles composues , sans stipules, elc.

PL. XXXIII. Fig. 376. Sommité d'un rameau fleuri de uuassie naine , Quassia

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