DES FEUILLES
Avant leur entier développement, les feuilles sont toujours renfermées dans des bourgeons.
Files y sont diversement arrangées les unes à l'égard des autres, mais toujours de la même manière, dans toulet let plantes de la même espèce, souvent du même genre, quelquefois même de toute une famille naturelle.
Cette disposition des feuilles dans le bourgeon a reçu le nom de préfoliation. On peut souvent en
(1} #Wa,lal.;*va a ,gr.
tirer de fort bons caractères pour la coordination des genres en familles naturelles.
Les modifications principales des feuilles ainsi disposées sont les suivantes :
1° Elles peuvent être pliées en longueur, moitié sur moitié, c'ett-à-dire que leur parlic latérale gauche est appliquée sur la droite, de manière quo leurs bords se correspondent parfaitement de chaque côté, comme dans le syringa (philadelphus coronariut).
2° Elles peuvent être plièts de haut en bas, plusieurs fois sur elles-mêmes, comme dans l'aconit (Aconitum napellus).
8° Elles peuvent être plissées, suivant leur longueur, de manière à imiter let plis d'un éventail comme celle des groseillcrs, du poirier, etc.
4° Les feuilles peuvent être roulées sur ellesmêmes en forme de spirale, comme dans certains figuiers, dans l'abricotier, etc.
3° Leurs bords peuvent être roulis en dehors ou en dessus : telles sont celles du romarin.
r,° D'autres fois ils sont roulés en dedans ou en dessus, comme celles du peuplier, du poirier, etc.
7° Enfin les feuilles peuvent être roulées en crosse ou en volute : c'est ce qui a lieu, par exemple, dans toutes les plantes de la famille des Fougères.
Etudions maintenant let feuillet quand elles se sont développées.
Les l i i n les sont des organes ordinairement membraneux, planes, vcrdàtres, horizontaux, naissant sur la tige et les rameaux , ou partant immédiatement du collet de la racine. Par les pores nombreux qu'elles présentent à leurs surfaces, les feuilles servent à l'absorption et à l'exhalation des gai propres ou devenus inutiles à la nutrition du végétal.
Les feuilles semblent formées par l'épanouissement d'un faisceau de fibres provenant de la tige. Ces Ûbret, qui sont des vaisseaux, en se ramifiant diversement , constituent une sorte de réseau , qui représente en quelque manière le squelette de la feuille, et dont les mailles sont remplies par un tissuccllulaireplusoumoinsabondant , qui tire son origine de l'enveloppe herbacée de la tige.
Lorsque le faisceau de fibres caulinaires, qui. par son épanouissement, doit constituer la feuille, te divise et se ramifie aussitôt qu'il se sépare de la tige, la feuille lui est alors attachée sans le secours d'aucun rapport particulier, et est désignée sous le nom de feuille sessile ( folium sessile ) . comme dans le pavot.
Si, au contraire, ce faisceau se prolonge avant de s'étendre en membrane, il forme alors une espèce de pédicelle, nommé communément queue de la feuille, et auquel on donne , en botanique , le nom de pétiole (petiolus). Dans ce cas, la feuille est dite pétiolèe (folium petiolatum): par exemple, dans le tilleul, le tulipier, le marronnier d'Inde, etc.
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Cette disposition étant la plus générale, on pent considérer ta feuille comme formée de deux parties, savoir: le pétiole et le disque ou limbe, r'eM-à-dire cette partie , le plus souvent plane et verdâlre, qui constitue la feuille proprement dite.
I)e mime que le pétiole manque dans un grand nombre de feuilles , de même aussi le limbe luimême avorte, et la feuille ne se compose alors que du pétiole, qui souvent se dilate et prend la forme et les caractères d'une feuille sessile. C'est ce que l'on observe, par exemple, dans toutes les espèces d'acacia à feuilles simples de la Nouvelle» Hollande ; il est même probable que, dans le* bupievrvm , les feuilles ne sont que des pétioles. On leur a donné le nom de phyllodes.
On distingue à la feuille une face supérieure ordinairement plus lisse, plus verte, couverte d'un épidémie plus adhérent , et offrant moins de pores corticaux; une face inférieure, d'une couleur moins foncée , souvent couverte de poils ou de duvet , dont l'épiderme est plus lâchement uni à la couche herbacée , présentant un grand nombre de petites ouvertures nommées stomates ou pores corticaux. Aussi est-ce surtout par leur face inférieure que les feuilles absorbent les fluides qui s'exhalent de la terre, ou qui sont répandus et mêlés dans l'atmosphère.
On dislingue aussi dans la feuille : sa base, ou la partie par laquelle elle s'attache à la tige; son sommet . ou le point opposé à la base ; sa circonférence, ou la ligne qui détermine extérieurement sa surface.
La face inférieure de la feuille est encore remarquable par un grand nombre de prolongements saillants disposés en divers sens , qui ne sont que de* divisions du pétiole, et qu'on appelle nervures (nervi).
Parmi les nervures , il en est une qui offre une disposition plus constante. Elle faitsuite au pétiole, offre ordinairement une direction longitudinale, et divise la feuille en deux parties latérales assez souvent égales entre elles. Elle a reçu le nom de côte ou nervure médiane. C'est de sa base et de ses partie* latérales que partent en différents sens , et en «anastomosant entre elles , les autres nerrurea.
Suivant leur épaisseur et la saillie qu'elles forment à la face inférieure de la feuille , les nervures prennent différents noms. Elles conservent celui de nervures proprement dites (nervi) quand elles sont saillantes et très-prononcées ; on les appelle veines (vêtue), lorsqu'elles le sont moins; enfin , les dernières ramifications des reines, qui s'anastomosent fréquemment , et constituent, à proprement parler , le réseau de la feuille , sont appelées veinules (venula).
Les nerrures , malgré la ressemblance de leur nom, n'ont aucune analogie de structure ou il'u- >age avec le» nerfs des animaux. Ce sont des fais-
ceaux de vaisseaux poreux, de trachées et de fausses trachées , enveloppes d'une certaine quantité de tissu cellulaire.
Quelquefois les nervures se prolongent au-delà de la circonférence du disque de la feuille, et forment alors, quand elles ont une certaine rigidité, des épines plus ou moins acérées , comme on le voit , par exemple , dans le houx ( llex a qui fait u m. )
La disposition des nervures sur les feuilles mérite la plus grande attention. En effet, elle peut servir à caractériser certaines divisions des végétaux. Ainsi, par exemple, dans la plupart des Monocotylédons, les nervures sont presque toujours simples, peu ramifiées , et souveut parallèles entre elles (l). Dans les Vt cotylédons , elles peuvent offrir cette disposition ; mais elles sont le plus fréquemment trés-raniiflccs et anastomosées entre elles.
Ou peut rapporter aux suivantes les variétés les plus remarquables de la disposition des nervures :
V Les nervures peuvent partir toutes de la base de la feuille, et se diriger vers son sommet , sans éprouver de division sensible : par exemple, dans un grand nombre de plantes monocotvlédonées.
I es feuilles qui présentent une semblable disposition sont appelées feuilles basinerves ou digilinerves (folia basinervia, digitinervia) .
2° Quand, au contraire, les nervures naissent des côtés de la nervure médiane, et se dirigent , soit horizontalement, comme dans le bananier (Musa paradisiaca) , soit obliquement vers son sommet, comme dans X'Amomum Zerumbet, les feuilles prennent le nom de latérinerves ou penninerves (folia laterinervia, penninervt'a).
3° Si les nervures naissent i la fois de la base et des parties latérales de la nervure médiane, les feuilles sont dites alors mixtinerves (folia mixtinervia), comme on l'observe dans beaucoup de Nerpruns.
4° Quelquefois les nervures partent toutes en divergeant du centre de la feuille vers la circonférence, on dit alors que les feuilles sont peltinerves (folia pellinervia) ;par exemple, dans l'écuellc d'eau (hydrocolylevulgaris).
Toutes les autres dispositions que les nervures des feuilles sont susceptibles d'offrir peuvent se rapporter à quelqu'un des types principaux que nous venons d'établir , ou n'en sont que de légères modifications.
Une feuille, sessile ou pétiolée, peut être fixée de différentes manières à la lige ou aux branches qui la supportent. Quelquefois elle y est simplement articulée, c'est-à-dire qu'elle ne fait pas Immédiatement corps avec elles par toute sa base ,
(1) Les Aroïdécs et certaine» Asparagin<5et font excep. «ion a celle Kvjle presque constante.
mais y esl simplement fixée par une aorte do rétrécissement ou d'articulation , comme dans le platane , le marronnier d'Inde. Ces feuilles sont alors caduques, et tombent de très-bonne heure.
D'autres fois la feuille est tellement unie à la tige, qu'elle ne peut s en séparer sans déchirure. Dans eccas, ces feuilles persistent aussi long-temps que les brauebes qui les supportent, comme dans le lierre, etc.
La manière dont les feuilles senties sont attachées à la lige mérite également d'être étudiée.
Ainsi , quelquefois la nervure médiane s élargit, et embrasse la tige dans environ la moitié de sa circonférence. Les feuilles sont alors appelées semi-amplexicaules(foliasemi-amplexicaulia).
On dit au contraire de la feuille qu'elle est amplexicauh (folium amplexicaule) quand elle embrasse la tige dans toute sa circonféreuce : par eierople, dans le salsiûs sauvage (Tragopogon pratense), le pavot blanc (Papaver somniferum), etc.
Souvent encore la base de la feuille se prolonge en formant une gaine qui circonscrit entièrement la lige et l'enveloppe daus une certaine longueur. Dans ce cas, ces feuilles sont nommées engainantes (foUa vaginantia), commedans les Graminées, les Cy péracées, etc. Cettcgalue pcutélre regardée comme un pétiole très-élargi, dont les deux bords se sont quelquefois soudés pour former une espèce de tube. Le point de réunion du limbe de la feuille et de la gaine a reçu le nom de collet. Tantôt il est nu, tantôt garni de poils, comme dans le Poa pilosa, ou d'un petit appeudicc membraneux nommé liguleoucollure : c'est ce que l'on observe principalement dans les Graminées. La forme de la liguleesi très-variée dausJes différentes espèces, et fort souvent elle est employée comme un bon caractère spécifique.
La gaine est ordinairement entière; d'autres fois elle est fendue longitudinalement : ce caractère distingue, à très-peu d'exceptions près, la famille des Graminées de celle des Cypéracées ; les premières ayant, en général, la gaine fendue, tandis qu'elle est entière dans les Cypéracées.
Quelquefois le limbe de la feuille, au lieu de se terminer à son point d'origine sur la lige, se prolonge plus ou moins bas sur cet organe, où il forme des espèces d'ailes membraneuses. Dans ce cas , les feuilles sont diles dècurrentes (folio decurrentia), et la tige esl appelée ailée (caulis alatus), comme dans le bouillon-blanc (Verbascum Thapsus), la grande consoude (Symphytum officinale), etc.
On nomme feuille perfolièe (folium parfoliatum) ( pl . II, fig. 2 1 ) celle dont le disque est en quelque sorte traversé par la tige , comme dans le Jtupleurum rolundifulium, etc.
On a donné le nom de feuilles connées ou ronjoiulcs i ' fitliaconnnta .roadnata pl. II, Og. 22)au\ feuilles oppo»é« s qui se réunissent ensemble par
leur base, de manière que la tige passe au milieu de leurs limbes soudés. Telles sont les feuilles supérieures du chèvrefeuille (Lonicera capri folium) , celles du chardon à foulon (I)ipsacus fullonum) , de la saponaire (Saponaria officinalis).
On appelle feuille simple (folium simplex celle dont le pétiole n'offre aucune division sensible, et dont le limbe est formé d'une seule et même pièce : par exemple, le lilas, le tilleul, l'orme, etc.
La feuille composée, au contraire (folium eompositum), résulte de l'assemblage d'un nombre plus ou moins considérable de petites feuilles isolées et distinctes les unes des autres , qu'on appelle foliotes, toutes fixées ou réunies sur les parties latérales, ou au sommet d'un pétiole commun , qui , dans le premier cas, porte le nom de rachis. Chaque foliole peut être sentie sur le rachis, c'està-dire attachée par la base seulement de sa nervure moyenne ; ou bien elle peut être portée sur un petit pétiole particulier, qui prend le nom do pétiolule : telles sont les feuilles de l'acacia, du marronnier d'Inde, etc.
On distingue les feuilles composées en articulées et en non articulées. Les premières sont celles dont les folioles sont fixées au pétiole commun, au moyen d'une sorte d'articulation susceptible de mobilité, comme on l'observe dans l'acacia, les casses , et eu général dans la plupart des plantes de la famille des Légumineuses. Ce sont les seules dans lesquelles ait lieu le phénomène que I.i>\ 1:1 * désigne sous le nom de sommeil des feuilles, les autres , qui sont privées d'articulations, ne le présentant pas.
Entre la feuille simple et la feuille composée il existe une série de modifications qui servent en quelque sorte à établir le passage insensible de l'une à l'autre. Ainsi, il y a d'abord des feuilles dentées , d'autres qui sont divisées, jusqu'à la moitié de leur profondeur , en lobes distincts ; d'autres enfin dont les incisions parviennent presque jusqu'à la nervure médiane, et simulent ainsi une feuille composée. Mais il sera toujours facile de les bien distinguer de la feuille vraiment composée, en remarquant que dans celle-ci on pourra détacher chacune des pièces dont elle est formée sans endommager aucunement les autres; tandis que dans une feuille simple , quelque profondément diviséo qu'elle soit, la partie foliacée, ou le limbe de chaque division, se continue à sa base avec les divisions voisines , en sorte qu'on ne peut en séparer une sans déchirer les deux autres , entre lesquelles elle se trouve placée (l).
Toutes les feuilles d'une plante ne présentent pas toujours une figure parfaitement semblable. Il
(i) On peut encore reconnaître une feuille composée en ce que chacune de ses folioles a une base rétrécie , et ne s'attache au rachis que par sa nervure moyenne ou le pétiole qui le continue; tandis qu'une feuille simple , même profondément douée, s'y attache toujours par une portion plus ou moins large (te sa partie foliacée.
v a même à cet égard, dans certains végétaux , une différence des plus marquées. Ainsi, tout le* monde a dû observer que le lierre (Uedera hélix), le mûrier à papier, etc. , offrent des feuilles entières, et d'autres qui sont profondément lobées. En général, les plantes qui ont dis feuilles partant immédiatement de la racine, et d'antres naissant des différents points de la tige, les ont rarement wmblables. La valériane phu a le* feuilles radicales découpées latéralement, tandis que les feuilles de sa tige sont entières.
Les feuilles varient encore suivant le milieu dans lequel elles végètent. Les plantes aquatiques ont ordinairement deux espèces de feuilles; les unes nageant à la surface de l'eau, ou un peu élevées au-dessus de son niveau; les autres, au contraire, constamment plongées dans ce liquide. Ainsi, par exemple, la renoncule aquatique ( Ranunculus nquatilis) a des feuilles lobées qui surnagent , etdes feuillesdivisées enlanièresextrémemcnt étroileset très-nombreuses , plongées dans l'eau. Il en est de même d'un grand nombre d'au tresplan tes anal ogues .
Nous allons considérer maintenant les nombreuses modiGcations de forme, de direction, de nature , etc. . que peuvent présenter la feuille simple et la feuille composée.
g 1. De la feuille simple.
A. Relativement an lien d'où elles naissent , les feuilles sont :
1 "Séminales (folia seminalia) quand elles sont formées par le développement du corps colvlédonaire. D'après cela, on voit qu'il peut en exister une ou denx , très-rarement un plus grand nombre.
1° Primordiales (fol. primordialia) : ce sont les premières qui se développent après les feuilles séminales. Elles sont formées par les deux folioles extérieures de la gemmule.
3° Radicales ( fol. radicalia ) , celles qui naissent immédiatement du collet de la racine, comme dans le plantain ( Planlago major ) , le pissenlit ( Taraxarum dens leonis) , etc.
4° Caulinaires {fol. caulinaria), celles qui sont fixées sur la tige.
S» Romains ( fol. ramealia , ramea ) , quand elles naissent sur les rameaux.
«" Florales (fol. floralia ) , celles qui accompagnent les fleurs et sont placées à leur base, mais qui n'ont pas changé de forme ni de nature, comme dans le chèvrefeuille. Quand les feuilles florales diffèrent beaucoup des autres feuilles, elles portent alors le nom de bractées. Nous parlerons bientôt des bractées , en traitant des organes floraux.
B. Suivant leur disposition sur la tige ou les rameaux , elles sont :
l" Opposées (fol. opposita), disposées une à une à la même hauteur sur deux points diamétrale-
ment opposés de la tige , comme dans la sauge (Salvia officlnalis), et toutes les Labiées, la véronique (Veronica officinalis). etc.
On dit des feuilles qu'elles sont opposer s en croix {cruciatim opposita, s. decussata). quand les paires de feuilles superposées se croisent de manière à former des angles droits , comme dans 1 epurge (Euphorbia lathyris).
2° Verticillée» ( fol. verticillata ) . lorsqu'elles naissent plus de deux à la même hauteur, autour de la lige, ou sur les rameaux, comme dans le laurier-rose ( fferitm oleander ) , la garance ( Rubia tinctorum), etc.
Suivant le nombre des feuilles qui forment chaque verticille, on dit qu'elles sont :
Tentées ( fol. terna ) , quand le verticille est formé de trois feuilles, comme dans la verveine à odeur de citron ( Yerbena triphylla) , le laurierrose, etc.
Quaternées (fol. quaterna), quand le verticille est composé de quatre feuilles : par exemple, dans lacroisette (Valantia cruciata).
Quinéet {fol. quina). verticille de cinq feuilles : plusieurs caille-laits , le Myriophyllum verticillaium.
Senées {fol. sena) . verticille de six feuilles , comme dans le Galium uliginosum.
Octonées (fol. octona). verticille de huit feuilles : par exemple, celle de l'aspérule .odorante (Asperula odorata).
3° Alternes (fol. alterna), naissant, seuleà seule, en échelons et à des distances à peu près égales, sur différents points de la tige , comme dans le tilleul (Tilia europaa).
4 u Éparses {fol. sparsa), quand elles n'affectent aucune disposition régulière, et qu'elles sont en quelque sorte dispersées sans ordre sur la tige, comme dans la linaire (Linaria vulgaris), etc.
11 ne faut pas croire cependant que, comme semble l'indiquer le nom d'éparses. les feuilles ainsi disposées n offrent aucune régularité dans leur position. Grcw, et plusieurs autres botanistes trèsanciens, mais surtout Bonnet, avaient déjà fait remarquer que les feuilles alternes ou éparscs n'étaient que des feuilles disposées en spirale autour de la tige , de telle sorte que dans le plus grand nombre des cas, en suivant les feuilles superposées sur une tige, on voit que la cinquième correspond à la première, la sixième à la seconde, et ainsi de suite. D'où il résulte que chaque spirale se compose de cinq feuilles. On a aussi donné à cette disposition quinaire des feuilles qui esl la plus fréquente, le nom de feuilles en quinconce.
Quelquefois cependant les feuilles sont disposcesde telle sorte que la troisième se trouve naître au-dessusde la première, la quatrième au-dessus de la seconde. Dans ce cas, les feuilles sont régulière* ment disposées do chaque côté de la tige , et on les nomme feuilles distiques, comme dans l'orme. Il arrive au contraire que dans d'autres végé-
tant la spirale se compose d'un nombre plus considérable de feuilles. Ainsi, quelquefois, chaque spirale exige six , sept , huil , et même un bien plus grand nombre de feuilles pour élre complétée.
Nous de von s également faire remarquer quedans certains végétaux plusieurs spirales marchent parallèlement les unes à côte des autres, comme dans le Pandanus, par exemple, qui en offre trois.
Cette disposition spirale des feuilles sur la tige parait avoir pour objet de permettre que toutes les feuilles soient exposées à l'action directe de la lumière solaire, qui exerce, comme on sait, une action si grande dans les phénomènes de la nutrition.
ît° Giminiet (fol. gemina) naissant deux à deux l'une à côté de l'autre , du même point de la tige. Les feuilles supérieures de la belladone ( Atropa Belladona) , de l'alkekenge (Physalis Alkekengi).
8° Distiques ( fol. distkha) , disposées sur deux rangs opposés l'un à l'autre, comme dans l'orme.
7° Unilatérales (fol. unilateralia) . quand elles sont tournées toutes d'un seul et même côté ; par . exemple, le Convallaria multiflora. etc.
8° Écartées (fol. remo(a), quand elles sont tréséloignées les unes des autres.
8° Rapprochées {fol. approrimata , eonferta). naissant à une très-petite distance les unes des antres.
(Ces deux expressions ne s'emploient jamais isolement; elles servent toujours à exprimer une comparaison avec d'autres espèces connues).
10" Imbriquées (fol. imbrieala), quand elles se recouvrent en partie, à la manière des tuiles d'un toit, comme dans certaines espèces d'aloès , les Thuya, etc.
On dit des feuilles imbriquées qu'elles sont bisèriées, quand elles sont disposées sur tieux lignes longitudinales.
Trisériées (fol. triseriala), disposées sur trois rangées longitudinales.
Quadrisèriées ( fol. quadriseriata ) , formant quatre séries longitudinales; telles sont celles du thuya.
Enfin on dit qu'elles sont imbriquées de tous côtés, quand elles n'offrent aucun ordre régulier.
1 1° Fasciculées ( fol. faseieulata ) , naissant plus de deux ensemble du même point de la tige , comme dans le cerisier (Cerasus communis), le mélèse CZ.an.rwu/5arii), l'épine-vinette (Berberis vulgaris) . etc.
12° Couronnantes (fol. coronantia , terminantia), réunies en forme de bouquet, au sommet de la lige, comme dans les Palmiers, le papayer (Carica Papaya).
13° Rosélées ou en rosette (fol. rosulata). alternes et rapprochées en forme de rosace , comme dans la joubarbe ( Sempervivum tectorum ), le pissenlit, de.
C. Quant à leur direction relativement i la tige, les feuilles sont :
1° Dressées (fol. erecta), formant un angle trèsaigu avec la partie supérieure de la tige, comme dans la massette (Typha latifolia).
2° Apprimées (fol. adpressa) , quand le limbe do la feuille est appliqué contre la tige.
3° Èlalées ou ouvertes (patenlia), quand elles forment avec la lige un angle presque droit, comme dans le lierre terrestre (Glechoma hederacfaj, l'androsème ( Jlypericum androsaemum), etc.
4" Infléchies (fol. inflexa) , quand elles sont fléchies en dedans , comme celles de plusieurs Malvacées.
5° Involulées (fol. involuta), lorsqu'elles sont roulées en crosse : telles sont celles des Fougères.
G" Réfléchies (fol. reflexa) , celles qui sont rabattues brusquement eu dehors, comme dans Vfnula pulicaria. le Dracœna reflexa, etc.
7° Révolutées (fol. revoluta), roulées en dehors.
8° Pendantes (fol. pendentia), cellcsqui s'abaissent presque perpendiculairement vers la terre, comme dans le liseron des haies ( Convolvulus sepium). le daphné lauréole (Daphn* lattreola).
9° Inverses (fol. inversa), quand le pétiole se tord de manière que la face inférieure devient supérieure, comme dans le Pharus.
to° Humifuses (fol. humifusa), quand elles sont radicales, molles et étalées sur la terre, comme dans la pâquerette (Bellis perennis).
1 1° Rageantes (fol. nalantia), se soutenant sur l'eau, le nénuphar (Xymphaa alba ).
12° Submergées (fol. submersa , demersa). cachées sous l'eau : celles de VUottonia palustris.
13° Émergées (fol. emersa) , quand leur point d'attache est sous l'eau , et que leur pétiole les élève au-dessusdu liquide, comme celles du plantain d'eau ( Alisma Plantago ) , de la sagittaire (Sayittaria sagittafolia).
D. Circonscription ou figure.
1° Orbiculées (fol. orbiculata), celles dont la circonférence approche de la figure d'un cercle , comme l'écuelle d'eau (Hydrocotyle vulgaris).
2° Ovales( I ) /;./. ot;a/i'a)(pl.II,ûg. 23), alongécs, arrondies aux deux extrémités , l'extrémité inférieure étant plus large : exemples, l'aunée (Inula helenium), le mouron des oiseaux (Alsine média), la grande pervenche (Vinca major).
3° Obovales (fol. obovalia) (2) (pl. II, fig. 24), la précédente renversée , c'est-à-dire que la grosse extrémité est tournée en haut , comme dans la busserolc (Arbutus wa ursi) , le Samolus rnlerandi. etc.
(1) l.a figure ova'e est celle qu'on obtient par la section oliliquc du cône.
(2; Obovalia , par abrétialion de obversè ovalia.
4° Elliptique» ( 1 ) [fol. elliptiea ) (pl. II, If. 35) , alongées, les deux extrémités égales entre elles, tantôt obtuses, tantôt aiguës, comme dans le muguet (Convallaria mata Ut).
S° Oblongues (fol. oblonga), elliptiques, trèsalongées et étroites.
6* Lancéolée* (fol. lanceolata) ( pl. II, flg. 26), oblongues, et finissant insensiblement en pointe vers le sommet: Plantago lanceolata, le laurier-rose (Xerium oleander), le pécher (Amygdalus persica) .
7* Linéaires (fol. linearia), lancéolées, mais étroites et alongées : la plupart des Graminées.
8° Rubanairts ou en ruban (fol. fasciaria, graminea) , un peu plus larges que les précédentes , mais bien plus alongées : la Valisneria spiraUs, le Typha lalifolia.
9° Subulées ouen alêne (fol. subulata), très-étroites à leur base, et rétrécies insensiblement en une pointe aiguë au sommet : le genévrier (Juniperus
1 0° Aciculéesti sétacéesffol. acicularia, setacea), alongées , roides et aiguës, ayant quelque ressemblance avec des aiguilles ou des soies de cochon : par exemple, celles de l' Asparagus acutifolius. des pins, etc.
1 1° Capillaires (fol. capillaria) . déliées et flexibles comme des cheveux : cilles de l'asperge (Asparagus officinalis), etc.
12° Filiformes (fol.filiformia), minces, grêles, très-déliées comme un fil : exemple, la renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis).
1 3° S pa tu 1res ou en forme (le spatule {fol. spalulala (pl. Il, flg. 27), minces, étroites à la base, larges et arrondies a leur sommet : la pâquerette (Bellis perennis).
1 4° Cunéaires, ayant la figure d'un coin (fol. cufleata)(pl.II, fig. 20), très-étroites à la base, s'élargissant jusqu'au sommet, qui est comme tronqué : exemple, le Saxifraga tridentata, etc.
1 8° Paraboliques (fol. parabolica) . oblongues , arrondies du haut , et comme tronquées du bas.
1 6° Falquées (fol. fakata), ou en fer de faux : Bupleurum falcatum, etc.
17° Inéquilatères (fol. inaquilatera), quand la nervure médiane partage la feuille eu deux moitiés inégales : par exemple, dans le tilleul, le Bégonia obliqua, le séné, etc.
E. Le» feuilles peuvent être diversement échancrées i leur base ; ce qui leur donne des figures variées. Ainsi, on dit qu'elles sont :
1° Cordées, ou en cœur, ou cordi formes (fol.cordata, cordiformia ) (pl. II, fig. 29), quand elles sont échancrées à leur base, de manière à représenter deux lobes arrondis, et qu'elles se terminent supérieurement en s'amincissant, comme dans le
(I) La figure elliptique est celle que l'on obtient par la leetkm oblique d on cylindre.
7amtu communis, le nénuphar ( Xympheea alba), etc.
Les feuilles cordi/brmej peuvent être en même temps obliques ou inéquilatères (obliqué cm data ) , comme dans le tilleul, etc.
2° Binaires ou reniformes, en forme de rein (fol. reniformia) (pl. II, fig. 30), quandellessontbeaucoup plus larges que hautes, et sont arrondies an sommet, et échancrées en cœur à la base : par exemple, l'asaret (Asarum curopœum), le lierre terrestre (Glechoma hederacea).
3° Lunulèes ou en croissant (fol. lunata). arrondies et divisées à leur base en deux lobes étroits.
4° Sagittées ou en fer de flèche ( fol. sagittata) . quand elles sont aiguës, et que leur base est prolongée en deux lobes pointus, peu divergents : exemple, la sagittaire (Sagittaria sagitt&folia) (Voy. pl. II, fig. 31).
S" Hast « (fol. hastata), à base prolongée en denx lobes aigus, très-écartés et rejetés en dehors, comme dans l'.4rum maculatum, etc.
F. Les feuilles peuvent être terminées de diverses manières à leur sommet. De là elle* pren nent les noms de :
l" Aiguës (fol. acuta), quand elles s'amincissent inseusiblcmcnt en pointe a leur sommet, comme celles du laurier-rose.
2" Piquantes (fol. pungentia), terminées par une pointe roide, comme dans le landier (Ule*- Europceus), le petit houx (Buscus aculeatus).
3° Acuminèes (fol. acuminata), quand, vers le sommet, leurs deux bords changent de direction , et se prolongent en se rapprochant, comme dans le coudrier (Corylus Avellana), le cornouiller (Cornus mascula).
4° Mucronies ( fol. mucronata ) , surmontées d'une petite pointe grêle et isolée, qui ne parait pas faire suite au sommet de la feuille : dans la joubarbe des toits (Sempervivum tectorum).
9° Vncinêes(fol. uncinata), terminées par une pointe recourbée en crochet.
6° Obtuses (fol. obtusa), terme général mis en opposition à celui de feuillesaiguës: comme celles du Nymphœa alba, etc.
7" Échancrées (fol. emarginala), offrant à leur sommet un sinus rentrant en forme de crénelure. comme le buis ( Buxus sempervirens ) , 1 azaret (Azarum europœum).
8° Ecluses (fol. relusa), offrant un sinus peu profond, comme la busserole ( Yiccinium vitis idœa ).
0° Obcordées ( fol. obeordata ) ( 1 ), en cœur renversé: les folioles de l'alléluia (Oxalis acetosella). 10° Bifides (fol. apicebifUa), fendues au som-
(1) Obeordata. Ce mot est employé par abréviation pour obvtrsè cordata.
NOUVEAUX fcLKMENTS
mol en deux lanières aiguës, peu profondes.
1 1° Bilobèet (fol. apice biloba), quand les deux divisions sont séparées par un sinus oblus.
1 2° Bipartites (fol. apice biparti ta) , quand les déni divisions sont très-profondes et aiguës.
G. Les feuilles peuvent offrir, dans leur contour, des angles plus ou inoins nombreux, plus ou moins inarqués, ce qui leur donne des figures particulières ; ainsi on les appelle :
1° Rhombo'idales(fol. rhomboidea) (Voy. pl. Il, fig. 32), quand elles présentent quatre angles, dont deux opposés plus aigus : exemple, Campanula rhomboidalis, etc.
2" Deltoïdes {fol. deltoidea ) . quand elles ont la figure d'un rhomboïde dont l'angle inférieur est très-court, en sorte qu'elles paraissent comme triangulaires, ou approchant de la forme du delta des Grecs : exemple , le Mesembryanthemum deltoïdes.
3° Trapézo'ides (fol. trapezoidea), avant la figure d'un trapèze, c'est-à-dire d'un quadrilatère dont les quatre côtés sont inégaux: par exemple, plusieurs Fougères , Adianlhum trapeziforme . le peuplier noir [Voy. pl. Il, fig. 33).
4" Triangulêes (fol. triangulata) , offrant trois angles saillants.
3° Quadrangulées (fol. quadrangulala).
n. Les feuilles simples , comme nous l'avons dit précédemment, peuvent offrir des incisions plus ou moins profondes, sans pour cela devoir être considérées comme composées. Ainsi elles peuvent être :
1° Trifides (fol. trifida) ,
2° Quadrifides (fol. quadrifida) ,
3° Quinguéfides (fol. quinquefida) .
4" Sexfides (fol. sexfida) ,
S" Multifides (fol. multifida) .
quand elles présentent trois, quatre, cinq, six ou un plus grand nombre de divisions étroites et peu profondes.
G» Trilobées (fol. trilobata) .
7° Quadrilobées (fol. quadrilobata) ,
0° Quinquélobées (fol. quinquelobata) ,
0° Multilobées (fol. multilobata) .
lorsque les divisions sont plus larges, cl séparées par des sinus obtus.
1 0° Tripartites (fol. tripartita) ,
1 1° Quadripartites (fol. quadripartita) .
1 2" Quinquépartites (fol. quinquepartita) ,
13° Multipartites (fol. mullipartita), si les incisions sont assez profondes pour arriver jusqu'aux denx tiers au moins du limbe de la feuille.
1 4° Laciniées ( fol. laciniata ) . celles dont les divisions sont profondes et manifestement inégales, comme dans beaucoup de Synanthêrées ( Voy. pl. Il, fig. 34).
1 5° Palmées ( fol. palmata ) . quand toutes 1rs nenuris, partant en rayonnant du sommet du pé-
tiole, se dirigent chacune vers le milieu des divisions, comme dans le ricin ( Ricinus communis ) (l'oy. pl. II, fig. 35).
16° Auriculées (fol. auriculata) , offrant à leur base deux petits appendices qu'on nomme oreillettes, comme dans la sauge officinale (Salvia offkinalis), la scrofulaire aquatique (Scrophularia aqua- Mm), etc.
1 7" Pandurèes ou Panduriformes ( fol. pandurata,pandnriformia), approchant delà figure d'un violon , c'est-à-dire alongées, arrondies aux deux extrémités, et présentant deux sinus latéraux rentrants: par exemple, dans le Convolvulus panduratus, le Rumex pulcher , etc.
1 8° Sinuéts (fol. sinuata) , quand elles présentent une ou plusieurs échancrurcs arrondies, ou sinus en nombre déterminé.
1 9 n Sinueuses (fol. sinuosa) ( Voy. pl. II, fig. 30 ), présentant des sinus arrondis et des saillies également arrondies et convexes, en nombre indéterminé : dans le chêne (Quercus robur).
20° Pinnatifides (fol. pinnatifida) (Voy. pl. II, fig. 37), divisées latéralement en lobes plus ou moins profonds, comme dans le Polypodium vulgare, le Coronopus Ruellii.
21° interrompues (fol. interruptè-pinnatifida) . ce sont celles dont les divisions supérieures sont confluentes par leur base, tandis que les inférieures sont entièrement libres; en sorte que ces feuilles représentent supérieurement une feuille pinnatiûde, et inférieuremeut une feuille pinnée : mais on ne peut les confondre avec les feuilles vraiment composées.
22° Pectinées ou en forme de peignt (fol. pectinata), feuilles pinnatifides, dont les divisions sont étroites, rapprochées et presque parallèles : par exemple, dans \'Achilla>a pectinata.
23° Lyrées (fol. lyrata), feuilles pinnatifides, terminées par un lobe arrondi, beaucoup plus considérable que lesautres, comme dans la benoitc (Geum urbanum), le radis sauvage (Raphanus Raphanistrum, etc. (Voy. pl. II, fig. 38).
2 t" Roncinées (fol. runcinata), feuilles pinnatifides, dont les lobes latéraux sont aigus et recourbés en bas : par exemple, celles du pissenlit (Taraxacum dens leonis), du Prenanthes muralis, etc. (l'oy. pl. II, fig. 30).
/. Quant à leur contour, ou anx modifications que présente le bord même, les feuilles sont :
1° Entières (intégra), quand leur bord se continue sans présenter ni dents, ni incisions, ni sinus: exemple, la pervenche (Vinca major), lelilas, etc.
2° Érodées (fol. erosa), présentant de petites dentelures inégales, en sorte que le bord de la feuille semble avoir été rongé par un insecte : comme celles du Sinapis alba, etc.
3" Créneléesifol. crenata), dont le bord offre des crénelures ou petites parties saillantes, arrondies,
séparées par des angles rentrants : par exemple, dans le lierre terrestre (Glechoma hederacea). le marrube blanc (Marrubium vulgare)i la bétoinc (Betonica officinalis).
4° Doublement crénelées (fol. duplicatocrenata), quand chaque crénelurc principale en offre de plus petites, comme dans Chrysosplenium alteri folium et l' llydrocotyle vulgaris.
3° Dentées (fol. dentata ) , dont le bord est découpé en petites dents aiguës , ne s'inclinant ni «ers le sommet, ni vers la base de la feuille : exemple, 1 alliaire (£ry*ïmum Alliaria) , le séneçon (Senecio vulgaris), etc.
6° Serrées ou Déniée* en scie fol. serrala). quand les dents sont inclinées vers le sommelde la feuille :
ruine dans la violette (Viola odorata), la viorne Viburnum Lanlana). etc.
7° Doublement serrées (fol. duplicato-serrata) , dont chaque dent est elle-même serrée : comme dans le coudrier (Corylus Avellana), l'orme (Utmus campeslris).
8° Épineuses (fol. margine *pi>io*a bordées de dents roides, aiguës, piquantes : comme dans le houx (Ilex aquifoliutn). beaucoup de chardons.
9° Ciliées (fol. ciliata ) , ayant le bord garni de poilsdisposésensérie comme les cilsdes paupières : par exemple, dans Erica tetralùt, Luzula vernalis, etc.
K. Expansion.
Les feuilles peuvent être :
1° Planes (fol. plana), quand leur surface u'est ni concave, ni convexe : celles de la plupart des piaules.
a° Convexes (fol. contera), quand elles sont bombées par leur face supérieure.
3° Concave* (fol. concava) , bombées par leur face inférieure, de manière à ce que la supérieure présente une cavité, comme dans le Nélumbo, l'éruelle d'eau.
4° Gladiées on Ensi formes ( fol. ensiformia ) , comprimées fortement sur leurs parties latérales, en sorte que leurs faces sont devenues latérales, et leur* bords postérieur et antérieur, comme dans l'iris germanica, etc.
S" Striées (fol. striata), offrant des stries en différents sens.
«• Onduleuses (fol. undulosa). offrant des saillies et des enfoncements irréguliers, qu'on a comparés aux ondulations de l'eau agitée : la rhubarbe ondulée (Rheum undulatum), le chou.