‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 197 sur 259 · Le fruit coupé transvcrsalc · texte numérisé non relu

Le fruit coupé transvcrsalc

* résédacées. Hecedacece. DC.

Plantes généralement herbacées, rarement i frutescentes, à feuilles alternes, sans stipules, sonvent munies de deux glandes à leur base. Les fleurs toi nient des épis simples, el terminaux. Le calice

présente do quatre à six divisions profondes et persistantes. La corolle se compose d'un même nombre de pétales alternes avec les sépales. Ces pétales sont, assez généralement, composés de deux parties, l'une inférieure entière, l'autre supérieure, divisée en un nombre plus ou moins considérable de lanières. Les étamiues sont généralement en nombre indétermiué (de quatorze à vingtsix) ; leurs filaments sont libres et hvpogynes; leurs anthères à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. En dehors des étamines, c'est-à-dire entre les pétales et les filets, on trouvo une sorte de godet annulaire, glanduleux, plus i levé du côté supérieur, et formant ainsi un disque hjpogyne d'une nature particulière. Le pistil, légèrement stipité à sa base, parait formé de la réunion intime de trois carpelles, et se termine supérieurement par trois cornes portant chacune un stigmate à son sommet. Cet ovaire offre une seule loge ouverte à son sommet, contenant un grand nombre d'ovules attachés à trois trophosperines pariétaux, qui offrent le caractère remarquable de ne point correspondre aux stigmates, mais d'alterner avec eux. Le fruit, très-rarement charnu, est ordinairement une capsule plus ou moins allongée, ouverte naturellement à son sommet, qui se termine par trois angles, à une seule loge , où les graines sont rangées sur trots trophospermes pariétaux. Ces graines, très-souvent réniformes, sont composées d'un tégument assez épais, d'un endosperme charnu, très-mince, et d'un embryon recourbé en forme de fer à cheval.

Cette famille ne se compose que du genre Reseda et de YOchradentts de Delile. Le genre Reseda avait été placé par de Jussieu dans la famille des Capparidées, et il faut convenir en effet qu'il a plusieurs points de contact avec celte famille , et en particulier avec le genre Meome. Mais Tristan (Ann. du Mus. d'Uist. nat., t. IVttt, p- 392) eu a formé le type d'une famille distincte, adoptée par De Candollc, et placée par le premier de ces botanistes entre les Passiflorées et les Cistées, mais néanmoins plus près de ces dernières. Dans ses Colleclanea botantea, t. xxu, J. Lindley a donné une explication lout-à-fait différente de la fleur du Réséda. Pour ce botaniste , le calice est un involucre commun ; chaque pétale est une fleur stérile , et le nectaire ou disque est un calice propre qui environne une fleur hermaphrodite , composée des étamines et du pistil. D'après cette manière «le voir , Lindley rapproche les Résédacées des Eupbrohiacées , qui offrent une disposition à peu près analogue. Mais néanmoins nous croyons que cette famille ne saurait él re éloignée des Capparidées et des Cistées.

PL. XXXVI. Fig. 495. Sommet d'une lige de Réséda jaune, Reseda lutea.

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