‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 202 sur 259 · Une graine fortement grossie · texte numérisé non relu

Une graine fortement grossie

La Violette odorante, Viola odorata, L. ; la V. des champs, P. arvensls . L. ; la V. canine, V.canina, L., etc., qui croissent spontanément en France, présentent dans leurs racines, des propriété» émétiques analogues à celles que l'on obtient de ripécacuanha,mais à un plus faible degré ; elles les doivent à une substance alcaloïde qui se rapproche beaucoup de l'émétine , et que Boulay, qui l'a découverte, a nommée Violine ou Êmitine indigène. Cette substance jouit des mômes propriétés que l'émétine proprement dite; seulement elle parait avoir en outre une action purgative très-prononcée.

On préparc avec les pétales de la violette odorante, un sirop qui est fréquemment employé en médecine ,com m e adoucissant et légèrement laxatif.

L'ionide ipécacuanh a, lonidfum ipecacuanha, \ enl. , qui croit à Cayenne et au Brésil , et dont la racine , cylindrique , grosse comme une plume à écrire, tortueuse et d'un blanc grisâtre , contient : fi médit? 5; gomme 35; matière azotée 1 ; ligneux 57 ; de l'amidon , des sels et des substances grasses ; elle pourrait donc Cire encore un bon succédané de l 'ipecacuanha.

CEIfT VINGT-SIXIFWF. FAMILLE.

* FBAiTEfriiACfiES. Frankeniaceat. Aco. Saint-

HlLAIBE.

Les Frankéniacées sont herbacées ou Ouclcscontes. Leurs feuilles sont alternes ou verlirillées, entières ou dentées en scie, avec des nervures latérales très-rapprochées , munies à leur base de 2 stipules, qui manquent seulement dans le genre Frankenia. Les fleurs sont avillaircs, disposées en grappes simples ou composées, ou en panicules : ces fleurs sont hermaphrodites. Leur calice csl formé de cinq sépales, légèrement soudés à leur base; la corolle de cinq pétales, égauiou inégaux. Dans le genre Sauvagesia, on observe do plus un verticille de filaments renflés en massue, et une corolle qui existe aussi dans le genre Luxemburgia. Les élamines sont au nombre de cinq, de huit, ou indéfinies ; elles sont libres. Leurs anthères sont à deux loges exlrorses, qui s'ouvrent par une fente longitudinale ou un pore. L'ovaire est ovoïde, alongé, ou trigone, souvent placé sur un disque hypogyne ; il offre une seule loge, contenant trois trophopermes pariétaux, portant chacun un assez grand nombre d'ovules. Le style est gréle, terminé par un stigmalc extrêmement pelit. Le fruit csl une capsule recouverte par le calice et par la corolle Intérieure, a une seule loge qui s'ouvre eu trois valves, dont les bords, légèrement rentrants, forment trois cloisons incomplètes, portant les graines. Celles-ci, au centre d'un endosperme charnn, contiennent un petit embryon axile, cylindrique et homolrope.

Cette petite famille se compose des genres Frankenia, Lavradia , Sauvagesia et Luxemburgia. Elle a les plus grands rapports avec les Cislées, les Violacées et les Droséracées ; mais elle en diffère surtout par le mode de débisceuce de ses capsules , dont les valves portent les graines sur leurs bords rentrants, tandis que les placentas sont placés sur le milieu de la face interne des valves, dans les familles précédentes.

PL. XXXVII. Fig. 620. Portion d'une tige fleurie de

Franquenne poudreuse , Frankenia pulverulenta.

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