‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 204 sur 259 · Le même incisé et ouvert · texte numérisé non relu

Le même incisé et ouvert

Oeillet dis fleuristes. Dfan thu s caryophyllus. L.

Plante herbacée, vivace, qui croit dans les fentes des rochers de l'Europe méridionale. Parties usitées :les pétales.

Caractères botaniques Tiges articulée», portant des feuilles opposées, linéaires . canaliculées , très-aif{ue»et

glauques. Fleurs rouges, limbe des pétales découpé et dénié , onglet fort alongé.

Propriétés physiques. Odeur suave, se rapprochant de celle du girofle ; saveur de l'onglet mielleuse

Usacrs. On faisait autrefois un grand usage, en médecine, d'un sirop préparé avec les pétales de l'oeillet, et on lui accordait de grandes propriétés excitantes, diaphoniques et même toniques. Ce sirop est presque oublié maintenant.

Sapoxairr opkicibalb. Saponaria ofJtcinaUs. L.

Plante vivace, qui croit spontanément dans les champs cultivés et près des ruisseaux. Parties usitées : les sommités fleuries et la racine.

Caractères botaniques. Tiges dressées, rameuses , cylindriques et noueuses ; feuilles glabres , sessiles , ovales; fleurs d'un rose pale, enpanicule terminale; cal. monosép., luhuleux , cylindrique , à 5div.;cor. 1 5pét. longuement onguiculés; 10 élam.; 2 styles; fruit : capsule uniloculaire, s'ouvrant par le sommet.

Propriétés physiques. Racine cylindrique et noueuse, inodore , saveur amère et un peu acre , ainsi que toute la plante.

Propriétés chimiques. Celte plante, d'après Bucholz, contient : résine 0,19; substance particulière d'un brun clair, translucide , inodore, soluhlc dans l'eau el insoluble dans l'alcool absolu, nommée Saponine, 0,26; extractlf 0,19; gomme 0,25, et eau 0,10. L'eau s'empare de la saponine , devient mousseuse quand on l'agite, et présente les propriétés physiques d'une dissolution de savon.

Usages. La saponaire jouit de propriétés toniques peu énergiques, et parai! en même temps agir un peu comme diaphonique. Alibert s'en est servi avec avantage dans certaines affections darlreuses, et on l'emploie très-fréquemment dans la jaunisse, la goutte, le rhumatisme, la syphilis constitutionnelle, et dans les engorgements du foie et des viscères abdominaux.

QUATORZIÈME CLASSK.

PÉRIPÉTALIB (I).

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