‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 216 sur 259 · La même dépouillée de ses pé · texte numérisé non relu

La même dépouillée de ses pé

tales.

57t. Le fruit.

Cucumbab coloquinte. Cucumis colocynlhis. L.

Plaote annuelle, Originaire d'Orient, cl cultivée dans nos Jardins. Pabtiss irsrriaa : la pulpe du fruit.

Caractères botaniques. Tige charnuo , couverte de poils rudes , grimpante au moyen de vrilles nombreuses ; feuil. rénlformes à 5 lobes , offrant des poils durs sur les nervures ; fl. monoïques , solitaires , d'un jaune orangé; fr. globuleux, jaune, de la grosseur d'uneorange et recouvert d'une écorce mince et coriace , contenant, au milieu d'une pulpe blanche, des graines ovales, aplaties, blanches et f '

Propriétés physiques. La coloquinte , comme on la trouve dans le commerce , est en masses blancbes , spongieuses, sèches et légères, au milieu desquelles sont logées les graines ; sa saveur est nauséeuse et extrêmement amère, et son odeur presque nulle.

Propriétés chimique*. Cette substance, d'après Vauquelin , contient une matière résinolde , plus soluble dans l'alcool que dans l'eau, qu'il nomme Colocynthine, cl qui en est le principe actif. On y trouve encore une résine insoluble et non amère , une huile grasse , de la gomme , une matière extractive et des sels. L'eau , l'alcool et l'étber dissolvent très-bien ses principes actifs.

Usaces. Cette substance irrite vivement les parties avec lesquelles elle est mise en contact. Administrée à l'intérieur , c'est surtout sur l'estomac et le rectum qu'elle porte son action ; et lorsque la dose est trop forte, elle produit une violente inflammation de ces organes. A petites doses c'est encore un des purgatifs drastiques les plus énergiques. *on action est souvent accompagnée de coliques violentés, de soif et quelquefois de vomissements et de déjections sanguinoleules. Son influence irritante sur le rectum peut se propagera l'utérus , et exciter ainsi l'écoulement des menstrues. On emploie la coloquinte avec avantage dans les bydropisies passives , et toutes les fois que l'on veut déterminer une révulsion puissante sur le gros intestin. Dans ces cas , on la mêle avec huit ou dix | dre inerte et insoluble, afin de dit lemment irritante sur l'estomac.

Plante vivace, qui croit spontanément dans le midi de la France. Parffc* vtHèes : le suc des fruits.

Caractères botaniques. Tige rampante , rameuse , hispide ; feuilles épaisses cl cordiforraes ; fleurs monoïques, jaunâtres, en épis axillaires; fruits ovoïdes, alongés,dc la grosseur du pouce, d'une couleur verte et hérissés de poils rudes. Au moment de leur mattirilé , ces fruits se détachent de leur pédoncule au moiudre attouchement, et lancent au loin les graines qu'ils contiennent, par l'ouverture qui résulte de la séparation du

Pbopbiétés physiques. L'élatérium se trouve dans le commerce en fragments Irréguliers , secs , friables , d'une couleur noirâtre , tirant sur le vert ; ou bien en plaques minces , dures , offrant à leur surface l'impres- Mon de la toile sur laquelle on les a desséchés , d'une couleur vcrdàlre , presque inodore» , el d'une saveur amère et Acre. Celle seconde sorte est beaucoup plus active que la première.

Propriétés chimiques. Celte substance contient, d'a-

près I analyse du D» Paris : Êlatiw unie à un principe très-amer 12 ; exlraclif 20 ; fécule 28; gluten 5, eau 4 , et ligneux 25. L'eau et surtout l'alcool dissolvent tes principes actifs.

L'Élatimc . dont la découverte est due à Paris , est le principe actif de l'élatérium ; les expériences de ce médecin ne laissent aucun doute à cet égard. Cette substance particulière est molle, d'une couleur verte, d'une odeur aromatique , d'une saveur faible; elle est solublo dans l'alcool et daus les alcalis, et insoluble dans l'eau. Elle purge fortement à faible dose , mais elle n'est pas employée.

Préparation. La première sorte d'élatérium , quo nous avons décrite ci-dessus , s'obtient en évaporant , à consistance d'extrait sec , le suc exprimé et clarifié. La seconde se prépare en séparant le dépdt qui se forme dans le suc obtenu par incision des fruits et tans expression , et en le faisant sécber sur une toile , à une douce chaleur.

Usages. C'est un purgatif drastique des plus violents, qui , administré inconsidérément , occasionne une inflammation très-vive du canal intestinal , cl les accidents les plus graves. A faibles doses, il purge fortement, et convient dans les cas où l'on veut obtenir des évacuations très-abondantes , comme dans le traitement des bydropisies passives , surtout de l aïcité et de l'hydrotborax. Autrefois très-employé , il est aujourd'hui presque complètement abandonné ,du moins eu France. On s'en sert assez souvent en Angleterre, et le docteur A. T. Tbomson dit, dans le dispensaire de Londres, que c'est le meilleur hydragogue qu'il connaisse. (Juoi qu'il en soit , son administration exige la plus grande attention.

Les semences de la Couuge calebasse, Cucurbita lagenaria, L., duI*BPO.\ à gros fruits ou Citrouille, Pepo macrocarpus, Ricb.,du Melon, Cueumis melo, L. , et du Concombre, Cueumis tativut, L., qu'on désignait autrefois sous le nom de Semences froides majeures, contiennent une huile fixe et beaucoup de mucilage Elles agissent à la manière des émollients , et peuvent servir, après avoir été dépouillées de leur enveloppe , à faire des cniulsion» ; autrefois très-usitées , elles sont presque abandonnées aujourd'hui , à cause de la facilité avec laquelle elles rancissent.

Brtonb blanche. Bryoniœ radlx. Dryonta ulba. L.

Plante vivacc indigène , qui croit dans les baies et dans les lieux incultes. Parties usitées : la racine.

Caractères botaniques. Tige herbacée , grimpante , rameuse, longue de 8 à 10 pieds; feuilles alternes, échancrées en c<rur , divisées en 5 lobes ; fleurs diolques, fleurs mâles, 5 élaui. triadelpbes ; fleurs femelles, ovaire globuleux ; style court , trifide ; 3 stigmates transversaux ; fr. : baie pisifunue, rougcalre , cuutenanlde 3 à C graines.

Propriétés physiques. La racine fraîche de celle plante est fusiforme, souvent très-grosse, couverte d'une é cor ce jaunâtre, épaisse et sillonnée transversalement ; *on parenchyme est compacte , blanchâtre et séparé en zone. Sa saveur est amère et nauséabonde , cl son odeur

vlreute et désagréable. Dans lo commerce , celle racine est desséchée, en rouelles très-grandes; blanches et offrant de» stries concentriques très-marquées; son odeur est beaucoup plus forte qu'à l'état frais.

Propriétés chimiques. Cette racine , d'après Dulong d'Astaforl , contient de la Bryontne, une grande quan lilé de fécule , une huile verte concrète, de la résine, de la gomme , et des sels à base de chaux et de potasse L'eau et l'alcool s'emparent de ses principes actifs.

La Bryoxinb est pulvérulente et présente des rudiments de cristaux ; elle est soluble dans l'eau et a la «a veur désagréable de la bryone. Suivant Brande , elle est rougeâlre , d'une saveur très-amère , et soluble dans l'alcool. C'est à ce principe immédiat que la bryone doit sou action.

Usages. Appliquée sur la peau, cette racine fraîche y produit une rubéfaction très-forte , qui peut même aller jusqu'à la vésication. Administrée à l'intérieur, à doses trop fortes , elle agit à la manière des poisons irritants, et donne lieu à des vomissements et à des déjections alvines abondantes et souveut sanguinolentes. A petites doses, on l'employait autrefois comme purgatif et comme émétique , mais c'est un médicament dangereux et infidèle dont l'usage est presque abandonné de nos jours.

CENT TBCIfTE-KOITtCKS FAHILU,

loaskes. Loaseœ. Juss.

Plantes herbacées, rameuses, souveoteouvertes de poils, el dont la piqûre est brûlante comme celle des orties. Leurs feuilles sont alternes ou opposées , entières ou diversement lobées. Leurs fleurs , assez souvent jaunes et grandes, sont tantôt solitaires, tantôt diversement groupées. Un y trouve un calice inonosépale, tubuleux, libre ou adhérent avec l'ovaire infère, ayant son limbe a cinq divisions; une corolle de cinq pétales réguliers, planes ou concaves. La gorge du calice est quelquefois garnie de cinq appendices, ou d'un rebord découpé. Les étamines, généralement Irèsuombreuses, sont quelquefois en même nombre que les pétales. L'ovaire est libre et infère, a une seule loge, offrant intérieurement trois Irophospernics pariétaux, quelquefois saillants en forme de cloisons, cl portant plusieurs ovules : cet ovaire est surmonté de Irois longs styles grêles, quelquefois réunis en un seul, et terminés chacun par un stigmate simple ou en forme de pinceau. Le fruit est une capsule , couronnée par les lobes du calice, on nue, s'ouvrant, par son sommet en trois valves qui portent un des trophospermes sur le milieu de leur face interne, exceplé dan» le genre Loasa, où les tropho*pcriues correspondent aux sutures. Les graines, quelquefois arillées, offrent un embryon homolrope dans un cndosperme charnu.

Cette famille se compose des genres Loasa . Mentie- Ua, KlaprotMa, Blumeiibachia, auxquels Kunth aajouié

le Turnera et le Pttlqueta. Eîle a de grandi rapports avec le» Onagraires el les Mopalces , mais elle en diffère par des caractères très-tranchés. Ainsi, dans les Onagraires, l'ovaire est pluriloculaire . les «Staminés sont en nombre déterminé, etc. Dans les Nopalées, le fruit est charnu, et la graine sans endosperme.

PL. XXXIX Fig. 572. Sommité d une tige de Loasa à

grandes fleurs , loora grandi-

ftora.

Page 1