Le fruit dont une portion de valve
enlevée à dessein, laisse voir les graiocs.
Acacib d'Kayptb. Mimosa nilotica. L.
Arbre qui croit sur les bords du Nil Parties usitées : le principe qui en découle et que l'on uomme vulgairement gomme arabique.
Caractères botajhqibs Tronc de trente à quarante pieds de haut, raraeux ; feuillet bipinnées , composées de 10 pinnules portant environ 20 paires de folioles petites et ovales ; fleurs jaunes, petites, réunies en capitules à l'aisselle des feuilles ; élam. très-nombreuses, monadelphes, deux beaucoup plus longues que le cal. ; fruits : gousses longues et étroites, présentant 7 à 8 étranglements qui contiennent chacun une graine.
Propriétés piitsiqies. La gomme arabique se trouve,
<Ui» le commerce ,en masses sèches, demi-trantpareDles, de la grosseur d'une petite noix , rugueuses et fendillée* à leur surface , friable* , irrégulièrement arrondie» , incolore* ou légèrement jaunâtre* , inodore*, d une laveur douce et visqueu«e , et d'une pe«antear jpécifique de! ,515.
Propriétés chimiques. Elle e*t composée, suivant Gay-Lussac et Thénard , de : carbone 42,23 ; oxigène et hydrogène dan* le* proportions nécessaire* pour faire l'eau, 57. Elle contient en outre une petite quantité de substances salines. D'ailleurs ses propriétés chimiques ne diffèrent pas de celles des gommes en général.
Usages. C'ett une de* s ul>* lances cmollienles le* plus habituellement employées en médecine. Elle convient dans toutes le* phlegmailes aiguë*, surtout celles des organes digestifs, pulmonaires et urinaires. Elle entre dans la composition d'un grand nombre de préparations officinales.
Quant à la Gomme nr pays, qui découle spontanément de plusieurs arbres de la famille des Rosacées, tels que le prunier, le cerisier, l'abricotier, etc., elle diffère principalement de celles dont nous venons de parler en ce qu'elle n'est pa* complètement «oluble dan* l'eau , et qu'elle forme avec ce liquide un mucilage plus épais. On ne l'emploie que très-rarement et a défaut des autres.
Acacib au cacboc. Acacia catechu. Willd.
Arbre qui croit aux Iodes Orientales cl surtout au Bengale. ParUei usitées: la matière exlractive connue sous le nom de cachou.
Caractères botaniques. Feuilles grandes, bipinoées, composées d'environ 12 paires de feuilles pinnée* , formée* elles-mêmes d'un grand nombre de folioles lancéolées , aiguë*; 2 épines un peu recourbées ; fleurs en épis cylindriques, 2 à 3 à l'aisselle de* feuille*; fruit plane, allongé, et contenant 5 ou 6 graine*.
Propriétés physiques. On distingue trois espèce* de cachout. La première , cachou de-Bombay, eit en morceaux carrés de 2 à 3 onces , d'un brun rougeâlre , friable , d'une texture uniforme, d'une cassure inégale et luisante , d'une pesanteur spécifique d'environ 1,39; la deuxième, cachou du Bengale, est en pains arrondis du poids de 3 ou 4 once*, d'une couleur de chocolat foncé a l'intérieur et de rouille au dehors . plu* friable , d'une cassure terne, d'une pesanteur spécifique de 1 ,28; enfin la troisième , cachou en massée, est en morceaux irrégulier*, du poids de 3 ou 4 onces, d'un brun rougeâlre, luisant, homogène et enveloppé de grandes feuille* lrè*-nerveu*e». Ce* troi* espèce* de cachous sont inodores et d'une saveur d'abord très-asiringenic, puis douce et agréable , au moin* pour la première et la dernière
Propriétés chimiques. Le cachou de Bombay est formé , sur 200 p., de : lannin 109 ; extractif 6*8 ; mucilage 15; matières iutoluble*, chaux et impureté* 10. Celui du Bengale ne contient que 97 de tannin *ur 200. Enfin , la compotition de celui de la troisième sorte est très-analogue à celle du cachou de Bombay ; on y trouve 57 de tannin sur 100. Ce» troi* espèces sont presque tou-
te* entièrement tolubles dans l'eau et dan* l'alcool.
Usages. C'est un des meilleurs astringents que possède la matière médicale, et c'est austi l'un des plu* employé*. A petites doses, fréquemment répétées, il agit comme léger tonique. On l'emploie avec beaucoup de succès dans les diarrhées et les écoulements muqueux chroniques , les hémorrhagies passives, utérines, intestinales et autres. On s'en sert encore sous forme de lotions et de gargarismes , pour remédier au relâchement de* gencive*, aux ulcérations aphteuses de la bouche, chez les sujet* scorbutique* , et enfin pour corriger la fétidité de l'haleine.
L'Acacia vrai. Succus Acacia vera. Suc concret , que l'on obtient des gousses enenres vertes de I'Acacib véritable, Acacia vera, Willd.; il est en petites boules , du poids de 4 à 8 onces, enveloppées dans des morceaux de vessie , solide , d'un rouge-brun , et d'une saveur très-astringente , puis douceâtre. Il contient de l'acide gallique , du tannin et du mucilage.
La Comme do Sénégal, Gummf sénégalaise, est fournie par Y Acacia senegal , Willd. , arbre lrè*-voisin du précédent, et qui croit dans les contrées brillantes de l'Afrique ; elle ne diffère pas sensiblement de la gomme arabique , sous le rapport «te ses propriétés physiques et chimiques. Elle est aujourd'hui plus abondante dans le commerce que la gomme arabique , et c'est elle qu'on emploie tous les jours sous co nom.
Le Bois de campéche, Lignum campechianum, provient de I'IIématoxylon de Campéche , Flœmatoxylum campechianum, L , grand arbre épineux , qui croit à Campéche en Amérique , à l'Ile Sainte-Croix , à la Jamaïque. Il est en bûches plus ou moins grosses , brunâtre extérieurement, d'un rouge foncé à l'intérieur, dur, compacte , d'une odeur agréable , d'une saveur douceâtre , puit amère et astringente. D'après Cbevreul , il contient de l'huile volatile, du tannin , une matière colorante , cristalline et d'un blanc rosé, d'une saveur astringente, âcreet amère, soluble dans l'eau bouillante . nommée llématine, des sels de chaux et de potasse, etc. Il est très-peu employé en France ; en Angleterre, on le prescrit , comme astringent , vers la fin des dyssenteries , dans les diarrhées et les flux muqueux.
Astragale de crétb. Astragahu creNcus. Lam.
Arbrisseau qui croit dan* I Asie mineure et dans les autres contrées de l'Orient. Parties usitées : le suc gommeux qui en découle, nommé gomme adragant.
Caractères botaniques. Tige hérissée de pointe* épineuses , de 2 a 3 pied* de haut ; feuilles composées de 6 a 8 paires de foliole*, petite* et velue*; fleurs petites, jaunes, sessiles, en épi serré ; cal. tubuleux, à 5 dent* ; cor. papilionaeée, a 5 pét. ; 10 étam. diadelphes ; fruit : gousse* partagées en deux loges par une fausse cloison.
Propriétés physiques. La gomme adragant est solide, opaque , blanche ou jaunâtre, non friable , en lanières mince* , plus ou moin» larges, irrégulièrement contour-
nées , ou en filet» délié*, ou enfin en grumeaux amorphes ; son odeur et sa saveur sont nulles.
Propriétés chimiques. Elle est composée , suivant Bucholz , de 57 d'une gomme semblable à la gomme arabique, et de 43 d'une substance insoluble dans l'eau froide , entièrement soluhle dans l'eau bouillante , la notasse , l'ammoniaque et l'acide hydrochlorique, qu'il a nommée ^drapaniViic. Une partie de gomme adraganl rend l'eau aussi visqueuse que 23 de gomme arabique.
Usages. Cette substance jouit des mêmes propriétés que la gomme arabique. On l'emploie le plus ordinairement pour donner de la consistance à certaines préparations pharmaceutiques, et pour suspeudre dans l'eau des poudres insolubles.
L'Astragale sans tige, Astragalus exscapus , L., plante vivace, qui croit dans les Alpes, a une racine «paisse, pivotante, d une couleur brunâtre et d'une saveur amùreet astringente. On en a beaucoup vanté la décoction, comme sudorifique, dans le traitement de la maladie vénérienne, mais on en a presque généralement abandonné l'usage.
Baume du Pérou. Suc du Myroxylum peruifemm, L , arbre de l'Amérique méridionale, commua au Pérou.
Propriétés physiques. On trouve dans le commerce deux sortes de baumes du Pérou. La première , très-rare, est d'une couleur brune foncée, opaque, d'une consistance demi-solide, d'une odeur très-agréable, et d'une saveur douce et parfumée. Elle suinte de l'arbre par des incisions faites a son écorce. La seconde, très-commune, est presque noire, avec une teinte rougeâlre, transparente, plus liquide que la précédente , d'une odeur plus forte, et d'une saveur plus amère et acre. On croit qu'elle est obtenue en faisant bouillir dans l'eau les rameaux et I écorce du Myroxylum. Stoltx pense qu'elle découle de l'arbre, comme la première.
Propriétés chimiques. Cette substance est composée, suivant Stoltx, de : résine 231, huile d'une nature particulière 690, acide benzoïque 54, matière extraclive et perte 15. Elle brûle facilement lorsqu'on l'approche d'une bougie , se dissout dans l'alcool, et cède son acide benzotque à l'eau bouillant*.
Usages. Comme toutes les substances balsamiques, le baume du Pérou jouit de propriétés stimulantes trèsénergiques. Il était autrefois très-employé dans les maladies de poitrine , et on allait jusqu'à lui accorder le pouvoir de guérir la phtbisie pulmonaire , en procurant la cicatrisation des ulcères du poumon. Il peut être utile dans les catarrhes pulmonaires chroniques , l'asthme , certaines affections aloniques de la membrane muqueuse des voies urioaires, telles que les leucorrhées et blennorrhagics rebelles, etc. A l'extérieur, on s'en sort avec avantage pour le pausement des ulcères sordides.
Baume or Tolu. Sue qui découle du Myroxylum taluiferum, Rich., arbre de l'Amérique méridionale, trèsvoisin du précédent.
Propriétés phtsiqtss. Celte substance est solide , d'un* consistance molle et piteuse , ou sèche et friable,
suivant qu'elle est plus ou moins vieille , d'une couleur jaune-fauve ou rousse , d'une texture grenue ou cristalline, d'une transparence imparfaite, d'une saveur chaude et douceâtre, et d'une odeur très-suave.
Propriétés chimiques. Elle est composée, comme le* baume» proprement dits, de résine et d'acide benzotque. Elle se dissout dans 6 d'alcool , et en partie dans l'eau bouillante. Elle fond facilement, et s'enflamme en répandant une fumée d'une odeur agréable.
Usages. Beaucoup plus employé q<ic le baume du Pérou , celui qui nous occupe possède absolument les mêmes propriétés , et s'administre dans le» mêmes circonstances On s'en sert souvent pour parfumer les potions excitantes et toniques.
Copahu orriciMAL. Copaifcra officinalii. Jacq.
Arbre qui habite les mêmes lieux que le précédent. Parties utitêet : la résine liquide qui en découle, nommée Baume de Copahu.
Caractères botaniques. Tronc très-élevé, touffu ; feuilles alternes , composées de 5 à 8 folioles , luisantes et presque sessiles; fleurs blanches, en grappe» rameuses , axillaircs ; cal. à 4 div. ; point de cor. ; étam. distinctes et étalées ; fruit bivalve, à 1 ou 2 graines.
Propriétés putsiques. Le baume de copahu est liquide , d'une consistance huileuse , transparent . d'un blanc-jaunâtre , d'une odeur forte et désagréable, d'une saveur acre et amère , et d'une pesanteur spécifique de 0,95.
Propriétés chimiques. Le baume de copahu, comme les térébenthines , est composé de résine et d'un tiers environ d'huile essentielle , qu'on peut séparer par la distillation. Il est solublc en totalité dans l'alcool.
Usages. Cette substance très-excitante , active la digestion , lorsqu'on l'administre à petites doses ; mais à hautes doses, elle occasionne des nausées, des déjections alvines, etc. Lorsqu'elle est absorbée , c'est principalement sur les membranes muqueuses qu'elle parait agir, et surtout sur celles des organes génilo-urinaires , à la manière des térébenthines. On l'emploie avec avantage dans les catarrhes chroniques, les toux humides, et certaines affections non inflammatoires des poumons. Elle est utile dans le traitement des diarrhées séreuses, entretenues par l'atonie des intestins , les leucorrhées rebelles. C'est pour combattre les écoulements blenoorrhagiques qu'on emploie le plus ordinairement le baume de copahu. On l'administrait ordinairement lorsque les accidents inflammatoires étaient apaisés ; mais , dans ces derniers temps, Delpech et Ribes l'ont donné dès le début de la maladie , quelque vive que fût l'inflammation , et ils assurent avoir obtenu de grands avantages de celle pratique. Velpcau, pour remédier aux inconvénients de ce médicament , pris à grandes doses par la bouche , a proposé de l'administrer en lavements, et de nombreux succès ne laissent aucun doute sur l'efficacilé de cette méthode.
Le Sano-Dracom , suc résineux fourni par le Ptérocarpe sang-drago* , Pferocarpui draco, L., arbre qui croit aux environs de Santa-Fé,en Amérique et dans les
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Iles de la Soude. Il e»t en mânes orales, en bâton» ou en fragments informes, durs , opaques, fragiles, d'une cassure nette , luisante , d'un rouge foncé, cl d'une saveur presque nulle. Le» masses ovales sont enveloppées dans des feuilles de roseau. Cette substance , insoluble dans l'eau , soluble en presque totalité dans l'alcool, et dont la composition n'est pas connue, était employée comme astriogento dans le» hémorrhagies passives , les diarrhées, etc.; mais son action nulle, ou du moins très-faible, en a fait presque complètement abandonner l'usage de nos jours. Elle entre dans la composition de quelque» préparation» astringentes , des poudres et opiat» dentifrice».
L'écorce de la Gboffboya sva>s épines , Geoffroya inermis , Swartz , arbre qui crotl à la Jamaïque , cil en fragments grisâtres en dehors, brunâtres en dedans ; d'une odeur nauséeuse , et d'une saveur amère, âcre et désagréable. Les médecins anglais et américain» l'emploient très-fréquemment contre les vers lombrics. D'après leurs observations, cette substance parait agir, d'abord comme catbartique , puis ensuite comme narcotique léger.
Réclisse officinale. Glycyrrhiza glabra. L.
Arbuste qui croit dans le midi de la France et en Espague. Parlie» usitées : la racine, et le »ucépai»si.
Caractères botaniques. Tiges dressées, glabres, de 3 i 4 pieds de haut; feuilles imparipinnées, à 13 folioles ovales et couvertes d'un enduit visqueux; fleurs violette», en épis axillaires; cal. lubuleux, bilabié, à 5 dents Inégales ; carène formée de deux pél. distincts ; 10 étam. diadelphes; fruil : gousse aplatie contenant de 3 à 6 graines.
Propriétés physiques. La racine de réglisse est longue , cylindrique , de la grosseur du doigt, brunâtre extérieurement , jaune à l'intérieur, d'une saveur douce, tucrée, un peu âcre, et d'une odeur faible.
Propriétés chimiques. Elle contient , suivant Robiquet, une matière sucrée particulière, non fermentescible, qu'il a nommée GlycyrrMzine; une matière analogue à l'asparagine, mais cristallisable; de l'amidon, de l'albumine, une huile résineuse, épaisse et âcre; de» phosphate et malate de chaux et de magnésie , enfin du ligneux. L'eau froide dissoutles principes sucrés et émollients, mais ne se charge pas de l'huile âcre, qui ne s'y dissout qu'à chaud.
Usaces. La réglisse s'emploie le plus ordinairement dans les hôpitaux et dans la médecine des pauvre», pour édulcorer les boisson» émollientes. La poudre est aussi irèt-usilée comme excipient d'autres médicament». Le suc épaissi est lrè«-pecloral et adoucissant.
Le Mélilot , MeUlotui oflldnaUs , Lam., plante annuelle t r- commune dan» le» pré» et le» haie» ; elle répand une odeur très-agréable mais très-fugace, et jouit de propriétés émollientes. Sa décoction est quelquefois employée en lotion» et en
Casse a feuilles aiguës ou Séné. PL. Xl.ll. Cassia acutifolia, Del., C. obovata. Col., et C. lanceolata , Necl.
Celte plante croit abondamment en Egypte et en Nubie; elle est cultivée en Italie et en Espagne. Parties les feuillet et les fruits.
Caractères botaniques. Tige de2à 3 pied» de haut , dressée, rameuse; feuilles alternes, pinnées, composées de 4 à 8 paires de folioles, de forme différente dans les espèces qui nous occupent; fleurs jaunes, en épis pédouculésetaxillaires; cal. coloré, à 5div. caduques; cor. régulière, à 5 pél. ; étam. dicliuées, libres ; fruit aplaties, elliptiques , bivalves, à plusieurs graines
es loges séparées.
Propriétés physiques. La majeure partie du séné qu'on trouve dan» le commerce , et qui porte le nom de Séné de la Patte , est un mélange des folioles des trois etpècc» que nous avons indiquée». Celle» qui proviennent du Castia acutifolia, et qui sont le* plu» «limées, sont ovales, aiguës, lancéolées , entière» , longues de 8 à 15 lignes, offrant une nervure longitudinale, lrès-»aillanle en dessous, d'une couleur jaunâtre en dessus, vert pâle et un peu glauque en dessous; celles qui appartiennent au C obovata sont obovales, plus larges supérieurement qu'inférieurement , très-obtuses , longues d'un pouce , d'ailleurs semblables aux précédentes ; enfin , celles du C. lanceolata sont plu» étroite», plu» longue», tout-àfait glabres, et ont de» pétiole» glanduleux. Ces diverses sortes ont une odeur qui n'est pas désagréable , cl une saveur amère et visqueuse. Quant aux gousses ou follicules , on en di»lingue troi» sortes dans le commerce , savoir : les follicules de la Patte, qui sont grandes, larges , d'un vert foncé et noirâtre , lisses et aplaties ; les follicule*: de Tripoli , qui sont plus petites, d'un vert clair tirant sur le roux, et le* follicules tSAlep, qui sont presque noires , étroites , très-contournées, et presque demi-circulaire»; leur odeur et leur saveur se rapprochent beaucoup de celles des foliole».
Propriétés chimiques. Le téné , d'aprè» Lassalgne et Feneulle, contient une substance particulière, qu'ils ont nommée Cathartine.de la chlorophylle, une huile gra»»e, une huile volatile, peu abondante, un principe colorant jaune, de l'albumine et des sels de chaux et de potasse. L'eau et l'alcool dissolvent set principei actif*.
La Catjubtinb , qui parait être le principe actif du séné, n'est ni acide, ni alcaline; elle est incristallitablc, un peu déliquescente , d'une couleur jaune rougeâtre, d'une odeur particulière et d'une saveur amère et nauséabonde. Elle est toluble dan* l'eau et dans l'alcool, mais ne se dissout pas dans l'éther. Chauffée , elle se décompose rapidement. Elle n'a pas encore été mise en
tes
Usages. Administrés h assez forte* dote* , le «éné et follicule* agissent sur l'économie en irritant vivement la membrane muqueuse gastro-intestinale, comme le prouvent les coliques violentes, les nausées et les autres accidents qu'ils déterminent. A doses modérées, c'est un catbartique tfès-énergique et de» |i lu s f réemployé*, n ett rare cependant qu'on lo
tlonne seul ; on l'associe ordinairement à d'autres purgatifs plus doux , tels que les sels neutres , le tamarin , la manne, elc; cl les Anglais, pour obvier aux colique* qu'il produit assez souvent, ont coutume d'y joindre une substance aromatique, comme le gingembre, le carvi, le cardamome , la caunellc , etc. telle pratique est trèsavantageuse , comme nous l'avons observé à plusieurs reprise».
Casse canépicieb. Cattia fittuia. L.
Arbre originaire de l'Egypte et de l'Inde, et naturalisé en Amérique. Partie» usitée» : la pulpe du fruit.
Caractères botaniques. Tronc de 40 à 50 pieds do haut ayant le porl du noyer; feuilles grandes, composées de 5 a 6' paires de folioles ovales, aiguës, longues de 3 à 5 pouces; fleurs grandes , jaunes, eu grappes pendantes a l'aisselle des feuilles; cal. à 3 div. profondes , caduques, cor. à 5 pét. inégaux; 10 étam. libres; fruit: gousse divisée en un grand nombre de loges monospermes et remplies de pulpe.
Propriétés physiques. Le fruit du canéneier, qu'on nomme dans le commerce Caste en bâton, est un légume cylindrique , de 1 à 2 pieds de long , de la grosseur du pouce, d'uue couleur noire, marqué d'une bande longitudinale sur chaque suture , partagé à l'intérieur , par des cloisons horizontales , en un grand nombre de loges contenant chacune une graine ovale , aplatie , lisse el très-dure , nichée dans une matière pulpeuse. La pulpe, seule parlie qu'on emploie en médecine , est d'uue couleur brune très-foncée, dune odeur trèsfaible el d'uue saveur sucrée, mucilagineuseel aigrelette.
Propriétés chimiques. Elle est composée, suivant Vauquclin, de principe exlractif , de sucre, de gélatine, de gluten, de gomme et d'une matière parenebymateuse. Elle est presque entièrement soluble dans ïcau; l'alcool el l'éiher tulfurique dissolvent aussi quelques-uns de ses principes.
Préparations. On fend le légume dans sa longueur, el on ratisse l'intérieur des loges ; on obtient ainsi la Caste en noyaux ; en passant cette pulpe à travers uu tamis de crin, on a la Cosse mondée.
Usages. Celle substance est laxative el en même temps tempérante. Son usage convient lorsque, dans le cours d'une phlcgmasie, ou veut cnlreteuir la liberté du venin. Elle agit très-doucement; mais elle donne lieu quelquefois à des coliques et à des llatuosilés. C'est un laxatif très-convenable pour les enfants el pour les femmes délicates et excitables ; mais il faut s'en abstenir pour les individus bypochondriaques , et dans les affections
Tamarinier di l'Inde. Tamarindu» indica. L.
Arbre originaire des Indes orientales et de l'Egypte , cl qu'on a naturalisé en Amérique. Partie* usitée» : la pulpe des fruits.
Caractères botaniques. Tronc élevé, rameux supé-
nées sans impaire , composées de 10 ou 15 paires de folioles; fleurs d'un jaune- verdalre, en grap|>es pendantes à l'extrémité des rameaux ; cal. turbiné, à 4 lobes caducs; cor. à 3 pét.; 3 étam. monadelpbcs à la partie inférieure; ovaire étroit , falciforme ; fr , gousse épaisse, recourbée sur elle-même, étranglée de distance en distance el remplie de pulpe, au milieu de laquelle se trouvent des semences aplaties et irrégulièrement quadrilatères.
Propriétés physiques. Le tamarin du commerce est •ous forme de pulpe gluante , d'un brun-rougeàlre , inodore , d'une saveur acide irès-prononcée , et contenant les semences accompagnées de débris de fibres végétales.
Propriétés chimiques. Cette pulpe contient, d*après l'analyse de Vauquclin:acide citrique 9.40; tartrate acide de potasse 3,25 ; acide lartrique 1,55; acide mal iqoe 0,45; sucre 12,50; gomme 4,70; gélatine végétale 6; eau et ligneux 61.95. L'eau s'empare de ses principes actifs.
Préparation. On dépouille les fruits mûrs de leur enveloppe ligneuse , et on fait évaporer doucement la partie pulpeuse dans des bassines , sur un feu modéré.
Usages. L'acidité qui prédomine dans la pulpe du tamarin la rapproche des médicaments tempérants et rafraîchissants. La simple infusion de cette substance dans l'eau forme une boisson très-agréable et très-utile dans les maladies fébriles ; mais si on la fait bouillir, et qu'on en augmente la dose , elle agit alors sur le canal intestinal , qu'elle sollicite doucement , et provoque ainsi des évacuations alvines. Elle est donc à la fois rafraîchissante et légèrement purgative. On l'emploie avee avantage de cette dernière manière, dans les cas où l'on désire obtenir un effet laxatif sans irriter la membrane muqueuse intestinale. On l'emploie assez rarement seule; on l'associe ordinairement à d'autres purgatifs.