‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 231 sur 259 · MU VEAU ÉLÉMENTS · texte numérisé non relu

MU VEAU ÉLÉMENTS

coup plus pure cl plus estimée que la première. On l'obtient tous forme de larmes arrondies, jaunâtres, demitransparentes , recouvertes d'une poussière blanche, d'une saveur et d'une odeur plus suaves que celles de la précédente, cl d'une pesanteur spécifique de 1,221.

Propriétés chimiques. Celte substance, d'après l'analyse de Rracounot , est composée de : résine 56 ; huile volatile 14, et comme 30. Elle est soluble en partie daus l'eau, et en partie dans l'alcool. Elle fond difficilement par la chaleur , et brûle rapidement avec une Ranime blanche, en exhalant une odeur très-suave.

Usages. Comme les autres substances décrites précédemment , l'oliban jouit de propriétés excitantes trèsprononcées. Il est cependant presque inusité de dos lours, excepté en fumigations, bains de vapeur, etc. Il entre dans la composition de quelques préparations officinales, telles que la Thcrlaque, etc.

Baimier de la Mecque ou de Judée. Amyris opobalsamum , Willd.

Arbrisseau qui croit dans l'Arabie. Partit» usitée» : la résine qui en découle, et que l'on nomme baume de la Mecque.

Caractères botaniques. Tige de G à 8 pieds de hauteur, à rameaux grêles et terminés par une épine; feuil. alternes , composées de 5 ou 7 folioles petites , sessiles et luisantes, fleurs petites, géminées; cal. à 4 dents, persistant ; fruit : petites drupes ovoïdes, contenant uo noyau monosperme.

Propriétés physiques La résine est liquide , blanchâtre , lorsqu'elle est récente; avec le temps elle prend une teinte jaune et une consistance plus grande ; elle est moins pelUte que l'eau. Son odeur agréable rappelle celle del'anis; sa saveur est résineuse et aromatique. On en trouve dans le commerce une variété moins estimée, qu'on obtient en faisant bouillir dans l'eau les rameaux et les feuilles du baumicr ; elle est noirâtre , épaisse , un peu a mère et moins aromatique que la variété précédente.

Propriétés chimiques. D'après Vauquelin, elle est soluble dans l'alcool, à l'exception d'une petite portion d'une matière résineuse particulière que Ronaslre regarde comme analogue à la bassorine.

Usages. Les propriétés thérapeutiques du baume de la Mecque ne différent en rien de celles des diverses térébenthines, avec lesquelles II est presque toujours fal- , sifié. Il est très-peu employé de no» jours, quoiqu'on lui ail autrefois attribué des propriétés presque miraculeuses; dans l'Orient on le recherche encore beaucoup et il y est d'un prix exorbitant.

Balmibr élémifèri. AmyH» elemifera. L.

Arbre de l'Amérique méridionale. Partie* usitées : le suc résineux.

Propriétés physiques. La rétine élémi est en masses demi-transparentes , d'une couleur jaunâtre , mêlée de points vcrdàtrcs, molle et onctueuse d'abord, puis sèche

fenouil, d'uoe saveur chaude, a mère, et d'une pesanteur spécifique de 1 ,01 82.

Propriétéschimiques. Elle contient, d'après Booastre: 69 de résine ; 1 3 ,8 de ce qu'il appelle sous-résine ; 2 , t d'ex tractif amer; 1 d'impureté, et |3,8 d'huile essentielle qu'on peut cd extraire par la distillation, et à laquelle elle doit son odeur. Elle est soluble en grande partie dan» l'alcool; le résidu parait être de nature gommease. Elle s'unit en toutes proportions aux substances grasses.

Usages. Ses propriétés ne diffèrent pas sensiblement de celles des autres résines, c'est-à-dire qu'elle agit à la manière de< stimulants. On ne l'emploie guère qu'à l'extérieur. Elle entre dans la composition de plusieurs emplâtres, et dans celle du Baume de Fioravanti.

Baimier myrrhe. Amyritkataf. Forsk.

Arbrisseau de l'Arabie.

Propriétés physiques. La myrrhe est en larmes ou grains irréguliers , fragiles, demi-transparents , d'une teinte jaune- rougeâtre , d'une cassure brillante, d'une odeur agréable , d'une saveur a mère et aromatique , et d'uue pesanteur spécifique de 1,36.

Propriétés chimiques. Elle est composée , suivant Pelletier, de : résine et huile essentielle 31; gomme 66. Elle est plus soluble dans l'eau que dan« l'alcool , et , broyée avec 1/5 de camphre, elle devient lout-à-fait miscible à ce liquide.

Usages. La myrrhe, administrée à petites doses . agit à la manière des Ioniques; elle fortifie l'estomac, facilito la digestion et provoque l'appétit. A hautes doses, elle devient puissamment excitante, et son action sefaitsentir sur toutes les fonctions. On l'emploie avec avantage dans certaines aménorrhées, dans la chlorose, les affections atoniques de l'estomac et des intestins, les convalescences des maladies graves dans lesquelles les forces digestives sont Irès-affaiblies, dans les catarrhes pulmonaires chroniques, etc. On l'unit souvent aux autres amers et aux préparations ferrugineuses. A l'extérieur , elle est très-utile , en gargarismes , dans les angines de mauvais caractère. On l'a beaucoup vantée dans le traitement de la carie des os. et, en effet, elle produit de bons résultats, lorsque cette maladie dépend de l'atonie des parties. On s'en sert encore, sous forme de lotioos , dans les cas d'ulcères sordides et rebelles, et dans le relâchement scorbutique des gencives. Ce médicament énergique , et trop peu employé en France , est très-estimé des praticiens anglais et allemands.

On retire par expression de l'amande du Noyer ordinaire, Juçlam régla, L., une huile grasse et siccative , bonne à manger, et que l'on emploie dans plusieurs préparations pharmaceutiques.

CEIfT CIlfQCANTE-DEDXlEJIE 1 AMIIXE.

' RUiMM i v Ramneœ. R. Brown. — Rhamnorum pars. Jcss.

Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles simples et alternes, très-rarement opposées, munies de deux très-petites stipules raduqoes ou pénis- . tantes et épineuses. Les fleurs sont petites, herma-

phrodiles on uniscxnécs, axillaircs, solitaires on réunies en sertule, en faisceaux, etc., quelquefois formant des grappes ou des capitules terminaux. Leur calice est monosépale, plus ou moins tubuleux à sa partie inférieure, où il adhère avec l'ovairc, qui est infère, ayant un limbe évasé, à quatre ou cinq lobes valvaires. La corolle se compose de quatre à cinq pétales onguiculés, très-petits, souvent voûtés et concaves. Les étamincs, en même nombre que les pétales, sont placées en face d'eui, et en sont souvent embrassées. L'ovaire est tantôt libre, tantôt semi-infère, ou complètement adhérent, à deux, trois ou quatre loges, contenant chacune un seul ovule dressé: dusommetde l'ovaire partent en général autant de styles qu'il y a de loges. La base du tube du calice, quand l'ovaire est libre, ou le sommet de ce dernier quand il est infère , présente un disque glanduleux, plus ou moins épais. Le fruitest charnu, indéhiscent ou sec, s'ouvrant en trois coques. La graine est dressée; elle contient, dans un endosperme charnu quelquefois très-mince, un embryon homotrope, ayant les cotylédons très-aplatis.

La famille des Rhamnées , telle qu'elle avait été établie par le célèbre auteur du Gênera Plant arum, avait été divisée en quatre scellons. Robert Brown , le premier , a proposé de former des deux premières sections une famille distincte, sous le nom de CèlasMniet. Cette famille se dislingue surtout par son calice, dont les lobes sont imbriqués et non valvaires , par ses étamines alternes et non opposées aux pétales , et par son ovaire toujours libre , et dont les loges contiennent un ou deux ovules latéraux et superposés, par son fruit constamment sec , et s'ouvrant au moyen de valves septifères sur le milieu de leur face interne.

Robert Brown a proposé de plus de faire une famille particulière ayant pour type le genre Brunia. Cette division de la famille a été adoptée par De Candolle dans le deuxième volume de son Prodrome , et par Brongniart fils, dans sa Dissertation sur la famille des Rhamnées. Parmi les genres de Rbamnées , nous pouvons citer les suivants : Rhamnus, Paliurus, Ceanothus, Colietia, etc.

PL. XLIV. Fig. 631. Fragment d'un rameau de Nerprun alalerne, Rhamnus alaternus.

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