Le fruit ; a le même grossi et
coupé transversalement.
NrRPRU* CATHARTIQt'E. Kh'imnus tOthartiCUS. L.
Arbrisseau indigène , très-commun dans les bois et dans les haies. Parties usitées : les fruits.
Caractères botaniques. Tige de 8 à 10 pieds de haut, rameuse; feuilles opposées, ovales, aiguës, cordiformes, d'un vert clair ; fleurs dioïques, petites, verdilres; cal.
tubuleux à 4 div. ; cor. à 4 pét. très-petits et linéaires ; fleurs mâles , 4 élam. et un pistil rudimentaire ; fleurs femelles, ovaire globuleux à 4 loges monospermes ; 4 stigmates; fruit globuleux contenant 3 nucules.
Propriétés physiques. Les haies du nerprun sont pisiformes, noires quand elles sont bien mures, luisantes, marquées d'un point brillant au centre, contenant une pulpe verdâtre. d'une saveur a mère et désagréable , et d'une odeur nauséabonde.
Propriétés chimiques. Le suc exprimé des baies du nerprun contient , d'après Vogel, un principe colorant particulier, de l'acide acétique libre, du mucilage, une matière azotée et du sucre. C'est en combinant le suc de nerprun avec de la chaux , qu'on prépare une couleur verte très-employée en peinture, et qu'on nomme vert de vasie.
Usages. La pulpe des baies de nerprun est un purgatif très - énergique , dont l'opération s'accompagne souvent do coliques violentes, de sécheresse de la bouche, de soif et des autres symptômes d'une vive irritation de la membrane muqueuse gastro- intestinale. Ce médicament ne convient guère qu'aux personnes robustes et difficiles à purger. Sydenbam le vantait beaucoup dans le traitement de l'bydropisie. Eufin on l'emploie encoro quelquefois comme vermifuge.
Lcsfruits de la Boirgknb, Rhamnus frangula , L., jouissent absolument des mêmes propriétés.
CENT CIN0U4*fTE-TB0I8liME FAMILLE.
* céxastbinées. Celailrineœ. R. Brown, Ad.
Bboxc. — Rhamnorum pars. Juss.
Cette famille est composée d'arbustes ou d'arbrisseaux à feuilles alternes , ou quelquefois opposées , à fleurs axillaires disposées en cimes. Le calice , légèrement tubuleux à sa base, offre on limbe à quatre ou cinq divisionsélalées, imbriquées lors de leur préfleuraison. La corolle se compose de 4 à 3 pétales planes, légèrement charnus, sans onglet, insérés sous le disque. Les étamines, alternes avec les pétales, sont insérées, soit sur le bord du disque , soit sur sa face supérieure. Le disque est périgync et pariétal, environnant l'ovaire: celui-ci est libre, à trois ou quatre loges, contenant chacune un ou plusieurs ovules attachés, par un podosperme filiforme, à l'angle interne de chaque loge, et ascendant. Le fruit, qui est quelquefoisune drupe sèche , est plus souvent une capsule à trois ou quatre loges, s'ouvrant en trois ou quatre valves qui portent chacune une cloison sur le milieu de leur face interne. Les graines, quelquefois recouvertes d'un arille charnu , contiennent un endosperme charnu, dans lequel est un embryon axile et homotrope.
Nous avons , en parlant des Rbamnées , indiqué les principales différences qui existent entre celte famille et celle des Célattrinées. De Candolle, dans son Prodrome, divise celte dernière famille en trois tribus, sa
voir : lesSlaphyléacées, lei Évonyraéet et le$ Aquifoliacéet. Adolp. Brongniarl se range de la première opinion du célèbre professeur de Genève, qui, dant ta Théorie élémentaire , avait contidéré le* Aquifoliacées comme une famille distincte. En effet, ce groupe te distingue det vraies Célattrinèet par ta corolle souvent monopétale, ton interlion bypogyne, l'absence complète du disque ; les loget de ton ovaire contenant constamment un seul ovule pendant ; ton fruit charnu contenant de deux à six nuculet osseux.
PL. XLIV. Fig. G36. Portion d'un rameau de Fusain
noir-pourpré , Evonytnus alropurpureus.