‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 67 sur 259 · Corps reproducteur fertile a, en · texte numérisé non relu

Corps reproducteur fertile a, en

touré de corps reproducteurs stérile.».

Pr&lb d'hiver, Êquisetum hfemale. L.

Plante qui croit dans tous les terrains vaseux. Partit* usitées. Toute la plante.

Caractères botaniques. Tiges simples ou un peu rameuses à la base, fermes, dures, lisses, sillonnées, articulées et d'un vert glauque ; articulations écartées et nues, avec une simple gaine annelée et à peine déniée.

Propriétés peysiqces. Celte plante, ainsi que toutes ses Congénères , est reconnaissable a ses liges sans feuilles , mais garnies de rameaux verticillés , qui leur don* nent quelque ressemblance avec la queue d'un cheval ; elle n'a aucune odeur ni sapeur bien prononcées.

USAGES. On prescrit la prèle comme diurétique dans certains cas où il est nécessaire d'activer la sécrétion urinaire, dans ceux d'accumulation de sérosité par atonie ou à la suite de maladie exantbématique.

PaâLE bas marais. Equisetum Umotum. L.

Ellejouil des mêmes propriétés que la précédente Du reste l'une et l'autre sont peu employées.

DIXIÈME rAMILLE.

* cbabacées. Characeœ. Rien.

Plantes aquatiques et submergées , dont les tiges grêles , rameuses , vertes et quelquefois translucides, portent de distance en distauce des rameaux verticillés au nombre de huit à dix. Sur les rameaux des verticillés supérieurs on trouve des espèces de sporanges ou de capsules au nombre de trois , quatre ou cinq. Chacun d'eux est environné, à sa base, de deux ou trois bradées ou rameaux avortés, que Linnéc considérait comme un calice. Ils sont uniloeulaires et contiennent des sporules nombreuses, réunies en une seule masse, qu'on a regardée comme une seule graine. Ces sporanges sont formés de deux téguments , l'un externe,- membraneux et transparent, trèsmince, terminé supérieurement par cinq petites dents étalées en forme de rosace ; l'interne est dur , sec , opaque, composé de cinq petites valves étroites, contournéesen spirale. Indépendamment do ces organes , on observe encore s'ur les rameaux des sortes de tubercules rougeâtres, sessites et arrondis. La plupart des auteurs les décrivent comme des étamines. Ils se composent d'une membrane réticulée, transparente, formant une sorte de vésicule remplie d'un fluide murilagineux,dans lequel on observe des filaments blanchâtres et articulés et d'autres filaments plus gros, fermés à l'une de leurs extrémités, paraissant s'ouvrir i l'autre , et remplis d'uu fluide rougcâtre. Ces tubercules , par les progrès de la végétation , s'affaissent, mais ne s'ouvreut pas.

Celle famille ne se compose que du seul genre Chara. Il avait été établi par Vaillant , en 1719, dans les JTemoires de l'Académie des sciences de taris. Linnée l'avait d'abord placé parmi les Cryptogames, tout près des Lichens ; plus tard il changea d'opinion , et le rangea parmi les Phanérogames , dans la monade monaudrie. M. de Jussieu, dans son Gênera , le réunit aux genres dont il forma sa famille des Mayades. Mais le professeur Richard [in Michauxflor. bor. am.) en fil le type d'une famille distincte sous le nom de Characées, famille qu'il plaça dans les Acolylédoncs. Plus récemment , M. Rob Brown rapproche ce genre des Hydrocharidécs; M. Léman, des Onagraires; et enfin, MM. Martius, Walro b et Bory de Siinl-Vincent pensent qu'il a une très-grande analogie avec des Hydrophyles , et que c'est dans cette famille qu'il doit être placé. Mais si l'on compare la structure des organes reproducteurs des Characées avec celle des autres plantes acolylédones, on y trouvera une très-grande analogie, particulièrement avec les Marsiléacées , doul elles ne diffèrent que par leurs sporanges plus petits , à cinq dénis , à tégument double , et par les tubercules rougeâtres que l'on observe aussi sur leurs rameaux.

PL. X. Flg. 26. 6ommilé dNme tige de Cbaragne de Haïti , Chara haitensis.

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