HUITIÈME FAMILLE
* MÀRSII.KACfcKS. Marstlra BbOWK. — Rhizospermece. DC.
Ce sont de petites plantes aquatiques , fixées au fond de l'eau ou nageant à sa surface, avec ou sans tige apparente. Les feuilles sont sclacécs ou plus ou moins élargies. Les organes reproducteurs sont, pour ainsi dire, des involucres coriaces, tantôt d'une sorte, tantôt de deux sortes différentes. Ils sont épais, à une ou plusieurs loges séparées par des cloisons membraneuses , indéhiscentes, ou s'ouvrent au moyen de valves. Ils renferment des corpuscules reproducteurs, qui tantôt sont de deux sortes différentes , les uns plus gros , que l'on considère comme des organes femelles ; les autres plus petits , comme des étamines. Ces involucres sont placés A la base des feuilles, et quclquefoismémc adhérents à celles-ci. Quand les involucres sont de deux sortes sur la mémo plante, les uns sont membraneux, et contiennent une grappe de corpuscules qu'on a regardés comme des graines. Les autres, qui ont éti décrits comme des organes mâles, contiennent un grand nombre de granules sphériques , attachés par un long filament à unecoluracllc centrale.
On a divisé cette famille en deux sections , savoir : les MIartilêacées vraies, qui n'ont qu'une seule sorte d'involucres , renfermant des granules de deux sortes , et composées des genres Marsilea, Pilulariael Isoetet que quelques auteurs rapprochent des Lycopodiacées ; enfin les SaMnièet , dont les involucres sont de deux sortes différentes , et contiennent chacune des granules différemment organisés. A celte seconde tribu appartiennent les genres Salvinla et Âxolta.
PL. X. Fig. 18. Une plante de Marsilée à quatre feuilles, Martilea quadrifoUaia, grandie; a organes reproducteur».
19, 20 et 21. Les mêmes organe* fortement grossis.
NEUVIÈME rAJfXXXX.
• kqi'isltackes. Equùetacece . DC.
Cette petite famille ne comprend que le seul genre Equitetum, connu en français sous le nom de Prèle. Toutes les espèces qui composent ce groupe sont des plantes herbacées , vivaces. Leurs tiges .
DE BOTANIQrR.
simple» ou rameuse* , sont en général creuses , striées longitudinalement , et offrant de distauce en dislance des nœuds , d'où naissent des gaines fendues en un grand nombre de languettes, et semblant être des feuilles verticillécs soudées entre elles , quelquefois de ces nœuds naissent des rameaux verticillés. Les fructifications forment des épis terminaux. Ces épis se composent d'écaillés épaisses et pcltées, semblables à celles que l'on remarque dans les fleurs mâles de plusieurs Conifères, et entre autres de l'if. A la face inférieure de ces écailles naissent des sortes de capsules disposées snr une seule rangée, et s'ouvrant par une fente longitudinale qui regarde le côté de l'axe. Ces capsules sont remplies de granules extrêmement petits, qui se composent d'une partie globuleuse , de la base de laquelle naissent quatre longs filaments articulés , renflés a leur partie supérieure , et roulés eu spirale autour du corps globuleux qui est une véritable sporulc.
Entraîné par l'analogie de forme qui existe entre les organes reproducteurs des Equisélacées et les étamines de quelques Conifères , Linuëe nommait ces organes des étamines, sans indiquer les organes qu'il regardait comme des pistils. Hedwig , au contraire , considérait chaque granule comme une fleur hermaphrodite; la partic globuleuse était le pistil et les filaments étaient quatre étamines, dont le pollen était situé extérieurement. Mais ces filaments sont certainement analogues à ceux que l'on trouve dans les Jungerœanne», les Marchanda, Turgionia, etc.
PL. X. Fig. 22. Fragment d'une lige fertile de Prèle des fleuves, Equisetum ftuviatile, terminée par son épi.