Le même coupé loogitudinalcmcnt
pour montrer l'embryon qui est logé dans la partie supérieure de l'albumen.
Arbuste qui croit spontanément aux Indes orientales. Parties usitées. Les fruits. *
Caractères BOTA^ciQUBS.Tigcs ligneuses, sarmenteuse*; feuil. alternes, ovales, glabres , longues de 5 à 8 pouces sur 2 de large ; a. hermaphrodites , petites , verdâlres , en chatons cxlra-axillaires, grêles, pendants, de 4 à b pouces de long ; fr., baies globuleuses , rougeâlres , à une seule graine.
Prophètes physiques. Baies de la grosseur et de la forme d'un petit pois , noirâtres , très-ridées , d'une saveur piquante et d'une odeur aromatique connues de tout le monde.
Propriétés chimiques. Le poivre, d'après M. Pelletier , contient une matière particulière , découverte par (JErsted et nommée Pipirim , une huile concrète très-
icre , une huile volatile balsamique à laquelle il doit sa saveur, une matière gommeuse, del'exlractif, des acides malique et tarlarique , de l'amidon , de la bassorine , du ligneux et une très-pelite quantité de sels. Les principes actifs sont dissous par l'élher et l'alcool , et en partie seulement par l'eau.
Usages. Celle substance , appliquée en grande quantité aux tissus vivants , y détermine une irritation violente , de la rubéfaction , et même , si le contact est prolongé, de l'inflammation. Absorbée et portée dans la masse du sang , elle agit comme nn excitant général, très-énergique et assez persistant. On l'emploie le plus ordinairement comme condiment pour les usages de la cuisine ; cependant on peut profiter de son action vivement stimulante, et l'administrer à petites doses , seule, ou mieux, combinée avec les amers , dans les cas d'atonie des organes digestifs, dans les affections arthritiques accompagnées de dyspepsie , et dans les fièvres intermittentes rebelles , en combinaison avec le quinquina. Dans l'Inde on l'emploie très -souvent en infusion pour combattre le eboléra-tnorbus, et au rapport du docteur A; us lie , ce moyen réussit très-bien pour arrêter les vomisscmeuls. Le poivre est encore administré en gargarisme dans le relâchement de la luette ; et enfin , a l'extérieur, il peut remplacer avec avantage la moutarde comme applicatiou rubéfiante et même épispastique.
Le Poivre blanc , n'est autre chose que le fruit du précédent, dépouillé de son enveloppe noire, par la macération dans l'eau.
Le PoivTtE lomo , fmil du Piper iongum , L., est en épis ou cbâlons de la grandeur de ceux du bouleau , secs , durs , pesants , tuberculeux , «Tune couleur grisenoirâtre , d'une odeur moins aromatique que le poivre noir, mais d'une saveur plus brûlante. Il parait formé des mêmes principes que ce dernier, d'après l'analyse de M. Otilong. On l'emploie dans les mêmes circonstances et de la même manière ; il parait seulement un peu moins actif.
Le Bétel . fruit du Pfper bétel , L., est d'une saveur a mère et caustique , et d'une ode'ir aromatique. Il parait jouir des mêmes propriétés que les précédents. Ses feuilles , unies à la noix d'Arec et à la chaux vive , servent à préparer un masticatoire qui porte ce nom et qui est d'un usage général dans l'Inde.
Pipérike ou Pipkrim. Principe immédiat découvert par M. OErsled dans le poivre noir.
Propriétés physiquks. Cristaux prismatiques . à quatre pans , incolores , translucides , inodores et presque insipides.
Propriétés chimiques. Celle substance n'est pas alcaline comme on l'avait cru d'abord ; M. Pelletier a constaté qu'elle est de nature résineuse. Insoluble dans l'eau froide et très-peu dans ce liquide bouillant , elle se dissout très-bien dans l'alcool , dans l'élher bouillant et dans l'acide acétique d'où elle est précipitée par l'eau . Les acides minéraux concentré* la décompoaenl ; l'acide sulfurique la colore en rouge de sang , l'acide nitriquo en jaune vcrdâlre qui passe à l'orangé et ensuite au rouge Chauffée , clic fond à la température de 100-, et,
au-dessus, to décomposa en donnant tous Ici produits de» matières vé^tales.
Préparations. On traite le poivre concassé par l'alcool à plusieurs reprises; on obtient une matière résineuse qu'on soumet à l'action de l'eau bouillante. On traite de nouveau par l'alcool, et on abandonne la solution à ellemême pendant quelques jours ; on obtient ainsi des cristaux qu'on purifie en les dissolvant de nouveau dans l'alcool ou l'éiher.
Usage médical. Meli a fait , à l'hôpital de Ravennes , un grand nombre d'expériences sur l'action de la pipérine dans le traitement des fièvres intermillenies. Il assure en a voir obtenu les plus heureux effets. Ces observations , répétées d'ailleurs et confirmées par plusieurs autres médecins italiens , tendraient a prouver que cette substance jouit de propriétés fébrifuges semblables à celles des alcalis, du quinquina , si même elles ne sont pas plus énergiques. Il n'est pas à notre connaissance qu'où ail encore tenté en France l'emploi de ce moyen.
Poivatsft Cubkbb ou Poivre a y l'eu». Piper cubeba , L. Arbuste qui croit dans l'Inde et en Afrique. Parties usitées. Les fruits.
Caractères botaniques. Tige sarmenteuse , articulée ; feuil. péliolées , ovales , coriaces , H. en épi* alougés et pendants, munies d'iîo long pédicule; fr., baies pisiformes , noirâtres.
Propriétés physiques. Baies noirâtres , ridées, plus grosses que celles du poivre noir, munies de leurs pédicellcs , contenant une amande jaune , dure et enveloppée d'un épiderme brun , d'une odeur aromatique et d'une saveur chaude , amère et piquante , moins forte cependant que celle du poivre noir.
Propriétés chimiques. Celle substance contient, d'après M. VantjneliD, une huile volatile presque concrète, une résine semblable à celle du baume deCopahu, et qui se rapproche beaucoup de la pipérinc, une autre résine colorée, de la gomme, un principe cxlraci if en quelques sels , entre autres de l'acétate de potasse, suivant M. Tromsdorff.
Usacks. Le poivre cubèbe jouit des mêmes propriétés stimulantes que les autres substances du même genre que nous venons d'examiner , mats à un moindre degré. Il parait agir d'une manière spéciale sur les membranes muqueuses et surtout sur celles des voies génilo-uriuaires. En effet, on l'administre avec avantage, depui» quelques années , dans le traitement des inflammations aiguës et chroniques du canal de l'urètre et du vagin. C'est M. J. Crawford qui a , le premier, fait connaître l'emploi avantageux que l'on en faisait à Java dans les cas de ce genre. Un grand nombre de médecins anglais, et, en France, MM. Dupuytren, Delpcch, Cullcrier, etc., ont essayé cette méthode et en ont obtenu les meilleurs effets, même dans les inflammations les plus aiguës. M. Velpeau propose de l'administrer en lavement , et il cite , à l'appui de son opinion , plusieurs cas de guérison très-rapide. M. W. Chevalier se sert avec avantage, dans les blennorrhagics chroniques, d'injections faite» avec une forte infusion de celte substance.