La capsule divisée transversale
Petit Cardamome. Cardamomum minus. Amomum
Plante vlvacc, qui croit dans l'Inde. Parlitt utilies : le» fruits.
Caractères botaniques. Rac. traçante , articulée ; tiges droites de 8 à 10 pieds de haut; feuil. alternes , étroites, engatnanle», longues d'un pied; H. blanchâtre, en grappes irrégtili»' rcs, portées sur une hampe qui part de la racine ; cal. double, Tint, à 3 div. ; anthère double ; fr, capsules à 3 côtes, à 3 loges contenant plusieurs graiues anguleuses.
PRorRif ti s physiques. Coques triangulaires, un peu arrondies, de 4 a 7 lignes de longueur, d'un blanc jaunâtre, contenant des semences anguleuses, brunes, ternes, libres entre elles, d'une odeur aromatique et agréable et d'une saveur chaude et poivrée , moins forte cependant que celle des divers poivre*.
Propriétés chimiques. Cette substance n'a pas élé analysée ; on sait seulement qu'elle contient une grande proportion d'huile essentielle a laquelle elle doit sa saveur et son odeur, de la fécule et du mucilage. L'eau et surtout l'alcool s'emparent de ses principes actifs.
Usages. Les propriétés excitantes du pelil cardamome sont moin» prononcées que celle» du poivre, aussi s'en sert-on de préférence dans les cas où l'on aurait à redouter l'influence trop active de ce dernier, tels que les coliques flatulenles des enfants, les dérangements de la digestion cher les personnes irritables , etc. Cette substance est fort peu employée en France ; elle entre cependant dans plusieurs composés officinaux. Son usage est, au contraire, asser fréquent en Angleterre. On l'associe ordinairement aux purgatif* , pour aider leur action et remédier aux coliques et aux flatuosilds qu'ils occasionnent quelquefois.
Le Grand et le Mo y tu Cardamome, produits par des plantes très-voisines de l'Amomum raeemotum, mais que l'on connaît peu et qu'on est porté à regarder comme des variétés, ont beaucoup de ressemblance avec le petit cardamome, seulement ils sont plus gros et jouissent de propriétés moins énergiques.
La Manigcrtte ou Graine do Paradis, est le fruit de V Amomum grana paradM, Pers., qui croit dans les Indes orientales. C'est une semence un peu plus grosse que le millet, ronde, un peu ridée et noirâtre, qui est logée dans des capsules ovoïde» ; sa saveur est âcre et poivrée, et son odeur se rapproche de celle du camphre. Elle entre dans plusieurs composés officinaux.
La Zkdoairr ronde, ledoaria rohindœ radias , est la racine du Kampfetia rotunda, L., plante originaire de l'Inde. Elle est en morceaux qui représentent des moitiés ou des quartiers d'un petit œuf de poule, et dont le côté convexe est marqué d'anneaux circulaires. D'ailleurs , elle est blancbe-grisàlre, compacte et comme cornée à l'intérieur , d'une saveur amère et camphrée , et d'une odeur qui se rapproche de celle du gingembre, duquel
elle ne parait pas différer par sa composition chimique, l a ZfjxuiM Lonoui , Amomum tedoaria, Willd. Jouit des mêmes propriétés et ne diffère de la ronde que par sa forme. Ces deux racines, qui possèdent des vertus stimulantes assex énergiques, ne «ont presque plus employées ; seulement elles entrent dans la composition de m préparations officinales.
Il en est de même du Galaxca. Galanga majorlê et minorfs radix, qui est fourni par le Maranta galanga, L., plante très-voisine des précédentes, originaire de l'Inde et cultivée en Amérique. Celle racine est cylindrique , de la grosseur du petit doigt , longue de 5 à 6 pouces , souvent bifurquée , d'une couleur brune à l'extérieur, marquée de lignes circulaires blanches, d'un jaune-rougeâtre intérieurement, d'une odeur forte, aromatique et d'une saveur âcre et piquante. Sa composition chimique est , à peu de chose près, la celle du gingembre. Elle est très-employée, i (liment, dans l'Inde et à la Chine.
de l'Iode, usitée» : la racine.
au Mexique el
Caractères botamqoes. Tige cylindrique, fouillée , d'environ 2 pieds de haut ; feuil. alternes , lancéolées , larges d'un pouce et longues de & à 6, terminées inférieurcment par une gaine fendue ; H. jaunâtres, en épi ovoïde, portées sur une hampe naissant à coté de la ligo et recouvertes d'écaillés; anthère fendue en deux ; style reçu dans le sillon de l'élamine; fr., capsule lisse contenant plusieurs graines oblongues.
PfcornivT)-' s physiques. Racine tuberculeuse , grosse comme le doigt , aplatie, noueuse et comme palmée, dore , compacte, recouverte d'un épiderme grisâtre , blanchâtre ou jaunâtre a l'intérieur, d'une saveur âcre et chaude, excitant la sécrétion delà salive, et d'une odeur très-forte et svi çctievi i.
Pnovautris chimiques. Cette substance contient , d'après l'analyse de M. Morin, une résine soluble dans l'élber, une sous-résine insoluble dans l'étber, une huile volatile d'une couleur bleu-vcrdâlre, une matière azotée, une matière analogue à l'osmazdme, de l'acide acétique, de l'acétate de potasse, de l'amidon, de la gomme, du ligneux et des sels. L'eau, l'alcool et l'éther dissolvent une partie de ses principes actifs.
Usages. Le gingembre, stimulant énergique, comme les substances que nous avons précédemment examinées, est employé généralement dans l'Inde comme condiment. On l'administre avec avantage dans les dyspepsies, les coliques flalulentes, et, en général, dans tous les cas où il est nécessaire de réveiller l'action de l'appareil digestif. Les Anglais en font un usage assex fréquent, cl Ils l'associent ordinairement aux amers, pour faciliter leur action. On peut encore s'en servir comme masticatoire pour exciter la salivation el fortifier la membrane muqueuse de la bouche. Cette substance entre dans un grand nombre de médicaments i vanl ou comme correctif.
nément Terra mérita, cm la racine du Curcuma longa, L., plante originaire de l'Inde. Elle est de la grosseur du doigt, cylindrique, irrégulièrement contournée, grise et comme chagrinée au dehors, compacle a l'intérieur, d'une couleur jaune foncée, d'une cassure semblable a celle de la cire, d'une odeur et d'une saveur analogues à celle du gingembre. Celle substance contient un« huile essentielle et une matière colorante jaune , trèsabondante, soluble dans l'alcool, qu'on emploie comme réactif très-sensible à la présence des alcalis qui la changent en rouge foncé. On n'emploie plus guère le curcuma que pour colorer certaines préparations pharmaceutiques. Il jouit cependant de propriétés assez énergiques, comme toutes les substances que nous venonsde décrire, el sert dans l'Inde comme assaisonnement.
* orchidées. Orchidea. Svsa.
Plantes vivaces, quelquefois parasites sur les autres végétaux, ayant une racine composée défibres simples et cylindriques , souvent accompagnée d'un ou de deux tubercules charnus, ovoïdes ou globuleux, entiers on digités. Les feuilles sont toujours simples , alternes , engainantes. Los fleurs , souvent très-grandes et d'une forme particulière, sont solitaires, fasciculées, en épis ou en panicule. Leur calice est à six divisions profondes, dont trois intérieures et trois extérieures. Celles-ci , assez souvent semblables cntre-elles, sont étalées, ou rapprochées les unes contre les autres à la partie supérieure de la fleur où elles forment une sorte de casque (calyx galeatut). Des trois divisions internes dcui sont latérales, supérieures et semblables entre-elle» : l'une est inférieure, d'une figure toute particulière , et porte le nom de labelle ou tablier; il présente quelquefois à sa base un prolongement creux nommé éperon (tabellum cakaratum). Du centre de la fleur s'élève sur le sommet de l'ovaire uue sorte de columclle nommée gynostème. qui est formée par le style el les filets staïuinaux soudés, et qui porte à sa face antérieure et supérieure une fossette glanduleuso qui est le stigmate , eti son sommet une anthèro à deux loges, s'ouvrant, soit par une suture longitudinale , soit par un opercule qui en forme tonte la partie supérieure. Le pollen contenu dans chaque loge de l'anthère, est réuni en une ou plusieurs masses ayant la même forme que la cavité qui les renferme. Au sommet du gynostème, sur les parties latérales de l'anthère, on trouve deux petits tubercules qui sont deux étamincs avortées, et qu'on nomme ttaminodes. Ces deux étamînca sont, au contraire, développées dans le genre Cypriptdium , tandis que celle du milieu avorte. Le fruit est une seule loge, contenant un très-grand nombre de graines très-petites , attachées à trois trophospermes pariétaux , saillants cl bifurqués du côté interne. Ces graines ont leur tégument extérieur formé d'un réseau léger, et se
composent d'un cndospcrrae, dans lequel est un très-petit embryon axile et homotrope.
Celte famille, qui peut être regardée comme une des plus naturelles du règne végétal , offre des particularités si remarquables dans l'organisation de sa fleur , qu'elle ne peut être confondue avec nulle autre. La soudure des élamincs , avec le filet et le stigmate , et surtout l'organisation du pollen réuni en niasse (caractère qui ne s'observe que dans les Asclépiadées et dans quelques miraeuses parmi les dicolylédonées) , sont les caractères distioctifs les plus saillants de cette famille. Les masses polliniques offrent dans leur composition trois modifications principales qui ont servi à établir trois tribus dans la famille des Orchidées. Tantôt elles sont formées de granules assez gros, cohérents entre eu» par le moyen d'une matière visqueuse , qui , lorsqu'on tend a les séparer, s'alongesous forme de filament élastique : on donne à ces masses polliniques le nom de masses secliles ; elles caractérisent la première tribu , ou celle des Ophrydées qui contient entre autres les genres OrcMs, Ophryt , Satyrfum, Serapia», Habenaria, etc. Tantôt les masses polliniques sont pulvérulentes, c'est-àdire formées d'une matière comme pultacée , ce qui s'observe dans la seconde tribu , ou celle des Limodorées , qui contient les genres Umodorum , Epipactit , etc. Enfin , chaque masse pollinique peut être formée de granules tellement cohérents et confondus entre eux, qu'elle semble composée de cire : dans ce cas, qui s'observe dans la troisième tribu ou celle des F.pidbkdréks, on dit qu'elles sont solides. Exemple : Kpidendrum, AnQrœcum, Malaxis, Liparis , etc.
Les masses polliniques se prolongent quelquefois à leur partie inférieure en un appendice filiforme nommé caudicule , qui souvent se termine par une glande visqueuse de forme variée , et qu'on nomme réttnacle. Le nombre de ces masses polliniques varie d'un à quatre pour chaque loge de l'anthère. Celle-ci est tantôt placée à la face antérieure et supérieure du gynostème , dont elle n'est pas distincte , comme dans la tribu des Opbrydées ; tantôt elle est placée dans une sorte de fossette qui termine le gynostème à son sommet, et qu'on nomme clinandre; elle s'ouvre et s'enlève comme une sorte d'opercule (anthera operculiformi») , dans presque tous les genres des deux autres trihus, etc.
PL. XVII. Fig. 128. Fragment d'une tiged'Angrec tache , Epidendrum guttatum.