‹ Nouveaux éléments de chirurgie opératoireChapitre 118 sur 198 · FI · texte numérisé non relu

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Une grosse curette tranchante de Volkmann (fig. 428). Et cinq ou six aiguilles courbes armées de fin fil de soie.

Procédé. — Le blépharostat étant mis en place, disséquer la conjonctive circulairement autour de la cornée, dans une étendue de 2 à 3 millimètres, en se servant des pinces et du couteau de Grcefe.

Avec ce même couteau ponctionner la sclérotique à 2 millimètres du limbe scléro-cornéal. Introduire par la petite plaie une des branches des ciseaux courbes et diviser la sclérotique circulairement, en se maintenant toujours à la même distance de la cornée.

Le segment antérieur de l'œil étant enlevé, introduire la curette de Volkmann dans la cavité ; enlever le cristallin et le corps vitré, sïls ne se sont pas déjà échappés au dehors, puis racler avec soin tout le corps ciliaire, tout le reste de la choroïde et de la rétine, en ne laissant que la sclérotique.

Enfin, réunir par cinq ou six points de suture au-devant du moignon le lambeau conjonctival supérieur au lambeau conjonctival inférieur.

Le curage de Tceil cianl exii'èinemeat doul'jurcux, ranesllic.sio est indispensitble.

:.80 OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL VISUEL

L'opération de de Grœle donne un moignon aussi avantageux que l'opération de Taylor, et offre en même temps plus do sùretc thérapeutique. Elle expose moins aux accidents mcningitiqucs que l'cnucléation, l'espace lymphatique de Tenon et les espaces vaginaux du nerf optique étant respectés.

EVIDEMENT DE L'ORBITE

L'évidement de l'orbite, appelé encore excentratioa par de Arlt, consiste à extirper non seulement le bulbe, mais aussi toutes les parties molles qui l'environnent (capsule, muscles, tissu cellulo-graisseux, etc.), de façon à ne rien laisser dans la cavité orbitaire. Au besoin même, sur le vivant, on sacrifie les deux paupières.

Cette opération est indiquée lorsque le contenu de l'orbite est le siège d'un néoplasme malin trop étendu pour être attaqué par l'énucléation simple du bulbe.

Appareil instrumental :

Deux écarteurs des paupières ;

Un bistouri droit ;

Une paire de ciseaux courbes mousses ;

Quelques pinces à forcipressure ;

Une pince à dissection ;

Une aiguille courbe ordinaire munie d'un fort tîl de

soie ; Quelques petites aiguilles courbes, munies de lil lin de soie.

Procédé de l'auteur. — Fendre la commissure externe des paupières avec le bistouri jusqu'au rebord orbitaire.

Pendant que les paupières sont fortement écartées par un aide, traverser do part en part la sclérotique près du limbe cornéal avec l'aiguille armée du fil fort, nouer les chefs du fil et se servir, avec la main gauche, de l'anse comme moyen de traction sur l'œil.

D'après le conseil de Chauvel, plonger la lame du bistouri le long de la paroi orbitaire interne, jusqu'à ce que sa pointe arrive au fond de la cavité ; détacher, en le ramenant en dehors et en rasant les parois de l'orbite, toute la demi-circonférence inférieure. Reporter l'instrument au

ET SUR LArPAREIL AUDITIF :>S1

poiul de départ, et détacher de même toute la demi-circonférence supérieure.

Attirer l'œil en avant, insinuer les ciseaux mousses le long de la paroi interne de Torbite, et sectionner le pédicule au fond de la cavité.

Extirper ou achever d'enlever la glande lacrymale, activer le bord libre des paupières, le suturer, puis installer deux drains aux deux angles de l'ancienne fente palpél)rale.

L"h<'iiiOiTagie est presque toujours considérable; on s'en rend maîtrt ])ar la forcipressure, jjar les irrigations d'eau phéniquée glacée ou très chaude, par le tamponnement avec de la gaze antiseptique, sèche ou imprégnée d'alcool camphre.

8i U' néoplasme a envahi les parties dures, on termine la toilette du champ opératoire avec le ciseau, les rugines ou la curette de Volkn\ann.

paragentp:se de la chambre antérieure

La paracentèse de la chambre antérieure est son ouverture 7>ar ponction. On doit la faire, non plus avec une aiguille, mais de préférence avec une lance à arrêt, dont la base mesure 3 à i millimètres de largeur.

Elle est indiquée : dans l'infiltration purulente de la cornée, dans l'hypopyon, dans l'ulcère de la cornée à tendance perforante, dans les cas si variés de glaucome aigu qu'on pourrait appeler antérieur et où il y a une tension considérable de la chambre antérieure par suite d'hypersécrétion.

Appareil instrumental :

Un blépharostat ; Une pince fixatrice ;

VwG lance à arrêt, droite ou coudée, suivant la commodité (fig. 4^9).

Un petit stylet mousse ou une petite spatule d'écaillé.

L'opération est faite, — si on se livre à des exercices opératoires, — soit sur le cadavre frais, soit sur un œil d'animal (porc, lapin), fixé dans un ophtalmofantôme (fig. 430), soit sur un animal vivant (lapin par exemple), préalablement anesthésié avec le chloroforme.

Procédé. — Les paupières étant écartées par le blépharostat, après s'être placé derrière la tète, fixer le bulbe en saisissant la conjonctive et le tissu cellulaire sous-conjonc-

tival avec les pinces à griffes à l'extrémité supérieure du diamètre ^£^,, ^ / vertical, près de la cornée. Il { ^^p f Appliquer la pointe de la lance à

arrêt sous le bord inférieur de la cornée, sur le limbe conjonctival, en la dirigeant vers le centre de l'œil ; et la pousser par un mouvement lent et toujours continu.

Dès que la pointe apparaît dans

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