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ET SUR l'appareil AUDITIF

la chambre antérieure au-devant de l'iris, porter en arrière le manche de l'instrument et faire pénétrer la lance jusque près de l'arrêt, en la tenant bien parallèle au plan antérieur de l'iris (fig. -431).

FI';. 431. — Paracentèse de la chambre antérieure (œil droit).

(Abadie.)

Cela fait, retirer la lance peu à peu, mais avec la précaution de tourner la pointe vers la face postérieure de la

cornée. L'humeur aqueuse s'échappe. S'il y a procidence de l'iris, faire la réduction avec le stylet ou la petite spatule.

FiG. 432.

SCLEROTOMIE

Sous le nom de sclérotomie. on comprend généralement le déhridement du bord antérieur de la sclérotique soit par ponction avec un couteau lancéolaire, soit par incision avec le couteau de de Graefe.

Ce débridement a pour but de faire cesser la stase de la circulation lymphatique dont la zone cilioirienne est le siège dans le glaucome aigu, ou chronique (Quaglino, de Wecker).

Un blépharostat ;

Une pince fixatrice ;

Un couteau lancéolaire, celui de Parenteau (fig. ^32), par exemple : ou un couteau de de Graefe (fig;i33);

Un stylet mousse.

.1. Procédé par poncf ion. — Les paupières étant écartées par le blépharostat, après s'être placé à droite ou à gauche de la tête suivant l'œil opéré, fixer l'œil avec la pince en saisissant la conjonctive à l'extrémité inférieure du diamètre vertical.

Appliquer les pointes de la lance de Parenteau à 1 millimètre derrière le milieu du bord supérieur de la cornée sur la sclérotique même, et la pousser doucement en bas.

ET SLR L APPAREIL AUDITIF

Dès que les pointes apparaissent dans l'encoignure de la chambre antérieure, porter le manche en arrière pour les diriger vers la face postérieure de la cornée ; puis continuer à pousser la lance jusqu'à ce que la brèche de la sclérotique soit aussi étendue que possible.

Alors, retirer la lame très lentement, en appuyant son plat sur Tiris pour l'empêcher de suivre l'écoulement de l'humeur aqueuse et de faire hernie dans la plaie.

La lance de Parenteau, mieux que toute autre, met à l'abri de cet accident, grâce à l'encoche médiane, large de 1 millimètre et demi à 2 miUimètres qu'elle porte, et par conséquent grâce au pont conjonctivo-scléral qu'elle laisse après son retrait entre les «ections produites par ses deux moitiés.

B. Procédé par incision (deAVecker). — L'œil étant fixé, appliquera pointe du couteau de de Grccfe. tranchant en

Le petit cercle pointillé représente la pupille :

Le grand cercle pointillé représente la circonférence de la cornée ;

Les deux traits pleins. av£c le pont intermédiaire, représentent le mode de la section de la scléroliqiic.

FiG. 434. — Sclérotomie avec le couteau de de Grsefe. Ponction

de la cornée.

haut, sur la sclérotique à 1 millimètre du bord transparent delà cornée et à 2 millimètres au-dessous delà tangente au sommet de cette membrane, du côté externe, et l'engager vers le centre de la pupille (fig. A'ài).

Abaisser le manche jusqu'à ce que la lame soit parfaitement horizontale, et faire ressortir la pointe par une impulsion douce et continue, au point diamétralement opposé à celui d'entrée (fig. 435).

IM OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL VISUEL

Par de petits mouvements de va-et-vient, sectionner la sclérotique, jusqu'à ce qu'il reste seulement tout en haut un petit pont scléro-conjonctival long de 2 millimètres, ce

FiG. 435. — Mêmes indications que dans la figure précédente. Conlre-ponction de la cornée.

qui a pour but d'éviter la sortie de Tiris ; enfin, retirer le couteau avec les précautions voulues.

Avant et après Topération, un pratique des instillations d'ésérine.

IRITOMIE

L'iritomie n'est autre chose que la section simple de riris. On la fait généralement dans un but optique (pupille artificielle), quelquefois dans un but antiphlogistique, lorsque riridectomie paraît moins favorable ou qu'elle est impossible à exécuter.

Elle est indiquée dans la cataracte zonulaire, dans la luxation congénitale ou traumatique du cristallin, dans le staphylome pellucide ou opaque, et surtout dans la cataracte secondaire avec atrésie pupillaire.

Au point de vue opératoire, il faut distinguer deux cas : celui où le cristallin est en place, et celui où il est déplacé ou absent (suite d'extraction).

Appareil instrumental :

Un blépharostat ; Une pince fixatrice ;

ET SUR l'appareil AUDITIF

La courte lance à arrêt de de Wecker; Les pinces-ciseaux de de Wecker (fig. 436).

Procédé. — Soit à placer la pupille dans la partie inférieure et interne de Fœil droit.

Le blépharostat étantplacé, fixer le globe en saisissant avec la pince la conjonctive et le tissu cellulaire sous-conjonclival sous le rayon inférointerne de la cornée.

Appliquer la pointe de la lance à arrêt sur le milieu du rayon supéro-externe (a, fig.

137), de façon que la lame soit perpendiculaire à ce rayon ; puis l'engagera travers la cornée, et, dès que la pointe apparait dans la chambre antérieure, faire pénétrer la lame obliquement jusqu'à l'arrêt, cette obliquité de direction ayant pour but d'éviter la piqûre de l'iris et du cristallin.

Retirer doucement la lame par petits mouvements de bascule. Introduire fermées les pinces-ciseaux de de Wecker à travers la plaie cornéale qui a 4 millimètres ; conduire leur extrémité sur le bord pupillaire du côté opposé, les

ouvrir un peu ; engager le bord pupillaire entre les lames ; continuer à faire cheminer celles-ci vers la périphérie de la cornée en les ouvrant davantage au fur et à mesure, puis diviser lïris d'un seul coup en rapprochant les branches pai' pression, et retirer doucement l'instrument fermé.

588 OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL VISUEL

La pupille ainsi obtenue i-este d'abord linéaire, elle ne prend la forme d'un Y que par le renouvellement de Thumeur aqueuse et l'écartement consécutif des lèvres de la plaie.

Lorsqu'on opère pour une cataracte secondaire, la section unique ou double en V de l'iris se fait sous la brèche même de la cornée et non du côté diamétralement opposé comme dans le cas précédent. On se sert de la longue lance à arrêt de de Wecker, qui

FIG. 437. — Pupille artificielle par iritomie. fl, lieu de ponction de la cornée.

est engagée dans la cornée et la chambre antérieure à deux millimètres du limbe sclcro -cornéen, et qui traverse de suite l'iris. Une lame de la pince-ciseau est introduite par la brèche iiùenne derrière l'iris, et l'autre au-devant de lui. et on le sectionne. Le lambeau irien, si Ton a fait deux sections, se i-étracte vers l'ancienne pupille: ou bien la fente irienne s'élargit, si l'on se contente d'une section.

miDEGTOMIE

L'iridectomie. est l'excision plus ou moins étendue de l'iris. On la fait tantôt (n*^ 1) pour combattre certains états inflammatoires de l'œil (iridectomie autiphlogistique), tantôt (n*^ 2) pour diminuer la tension intra-oculaire (ù'«dectomie antiylaucomateuse), tantôt enfin (n*^ 3) pour ouvrir une pupille nouvelle [iridectomie optique).

Dans les trois cas, les temps essentiels de l'opération sont les mêmes : 1 . la section du limbe scléro-cornéal ; 2. l'excision de l'iris. Ce qui diffère d'abord, c'est remplacement de la section scléro-cornéale et de l'excision

irienne : il est en haut, pour riridectomie anliphlogistique ou anliglaucomateuse, ordinairement en dedans pour l'irideclomie optique. Ce qui diffère ensuite, c'est l'étendue de l'excision irienne : celle-ci doit être aussi grande que possible (un quart ou un cinquième du diaphragme) et comprendre toute la largeur, depuis le bord pupillaire jusqu'à la région ciliaire (iridectomie n" 1 et n^ 2), tandis que pour la pupille artificielle, elle doit être étroite (3 à 4 millimètres de diamètre) et s'étendre peu au delà du sphincter irien.

Appareil instrumental :

Un blépharostat ; Une pince fixatrice de Waldau ;

Un couteau de de Grsefe, ou un couteau lancéolaire droit ou coudé ;

«iilii^^

FiG. 43S et 439.

Deux pinces à iridectomie, l'une droite, l'autre courbe

(fig 438 et 439) ; Des ciseaux-pinces :

Une petite spatule en écaille.

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