EXTIRPATION DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE
L'extirpation de la glande sous-maxillaire est une opération que l'on est obligé de faire quand la glande est le siège d'un néoplasme bénin ou malin (fibrome, adénome, épithéliome, etc.).
Appareil instrumental :
Un bistouri droit ;
Une pince à dissection ;
Une érigne double;
FiG. 499. — Région sus-liyoidienne latérale (daprès Tillaux).
A F. arlère faciale ;
AL, artère linguale;
A M, angle de la mâchoire ;
A P, aponévrose cervicale superficielle;
CE, artère carotide externe;
GC, grande corne de l'os hyoïde;
G S, glande sous-maxillaire;
MAI, muscle m\ lo-hyoïdien ;
Off, os hyoïde;"
//. veine jugulaire interne;
P. muscle peaucier;
SU. muscle ?tylo-liyoïdien ;
S M, artère sous-mentale;
VA. ventre antérieur du muscle digas-
trique; VE, veine faciale ; YP, ventre postérieur du muscle di-
gastrique.
062 OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL DIGESTIF
L'ne sonde cannelée;
Des ciseaux courbes et mousses ;
Une aiguille de Deschamps, et des fils à ligature;
Une série de pinces à forcipressure.
Procédé de Venœuil. — La tête étant tournée vers l'autre €Ôté et le menton relevé un peu en haut et en arrière, faire
FiG. 500. — hicision de "\erneuil pour rexlirpation de la glande
sous-maxillaire.
une incision curviligne à convexité inférieure, moulée en quelque sorte sur la courbure de la région sous-maxillaire, et s'arrètant par ses extrémités au bord inférieur de la mâchoire. On divise lentement la peau, le fascia superficiel, le peaucier et l'aponévrose cervicale (fig. 500) .
Dès qu'on arrive à la coque fibreuse de la glande, l'attaquer avec beaucoup de ménagements par la partie supérieure à petits coups- de bistouri; couper l'artère faciale «ntre deux ligatures, près du bord de la mâchoire; en faire autant pour la veine faciale; puis énucléer la glande ■et les ganglions sous-maxillaires de haut en bas par dié-
rèse mousse avec les doigts ou la sonde cannelée, en pratiquant riiéraostase au fur et à mesure.
Renverser la glande en arrière, après avoir ménagé le nerf grand hypoglosse sur la face externe du muscle hyoglosse ; serrer doublement en masse son pédicule, composé de tissu fibreux et des vaisseaux faciaux à leur arrivée sur la glande, et le diviser entre les deux ligatures.