DE L .V LA N 11 U E
a. Voie buccale. — Amputation aux ciseaux. — Procédé de Hueter : reconstitution de la langue avec la moitié restante. — Après la ligature de l'artère correspondante au lieu d'élection, les arcades dentaires étant écartées avec le dilatateur de Heister, et la langue attirée en avant avec une pince de Lûer. couper transversalement la moitié delà base de la langue, d'un vigoureux coup de ciseaux, près du pilier antérieur du voile du palais.
Cette première section intéressant le nerf lingual rend moins douloureuses les sections ultérieures de Torgane.
Faire la deuxième section à partir de la pointe de la langue jusqu'à l'extrémité interne de la première, avec laquelle elle forme un angle droit (fig. iJO-2).
En deux ou trois coups, détacher le segment de langue d'avec le plancher buccal.
Il y a d'ordinaire en ce moment une certaine hémorragie qu'on arrête en comprimant la surface traumalique avec le doigt ou un
tampon de coton, ou en r.iis.mt rincer la IhuicIio avec de Venu. glacée.
Enfin, suturer la moitié restante de la langue avec la surface de section postérieure, après l'avoir infléchie vers
le côté opéré, d"où formation d'une nouvelle langue (fig. o03).
Ce procédé m'a donné de forts beaux résultats fonctionnels.
La voie buccale met moins sûrement à Tabri de la récidive
FIG. o02.
que la voie sus-hyuidienne, laquelle permet Ter lirpalion des foyers seco?idaires, glande et r/anf/lions soiis-ma.rillaires. Les résultats que cette dernière a donnés entre les mains de Kocher, de Verneuil, etc., sont des plus encourageants.
b. ^'OIE SUS-HYOÏDIENNE AVEC ÉVIDEMENT SOUS-MAXILLAIRE.
— Moyens de diérèse combinés. — Procédé de Verneuil. — Faire une incision qui aille de la symphyse à l'angle de la mâchoire, le long du bord inférieur de Los (fig. 504, A B). Rechercher l'artère faciale devant le masséter, la couper entre deux ligatures, puis extirper la glande et les ganglions sous-maxillaires, comme il a été dit plus haut, suivant le procédé du même chirurgien.
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OPÉRATIONS SLR l'aPPAREIL DIGESTIF
Rechercher la grande corne de l'os hyoïde, et lier l'artère linguale.
La langue étant attirée hors de la bouche avec une pince de Museux. passer la chaine de Técraseur à travers sa base, en arrière, sur la ligne médiane, et la diviser en deux moitiés.
Par diérèse mousse (doigts, etc.), détacher les insertions et adhérences de la langue à la face postérieure correspondante de la mâchoire.
FiG. 504.
Enfin, la langue ne tenant plus que par ses connexions avec Tos hyoïde, avec l'épiglotte et avec le pilier correspondant du voile palatin, l'attirer à l'aide d'une pince par-dessous la mâchoire, à travers la plaie sus-hyoïdienne, et la sectionner à sa base avec n'importe quel moyen de diérèse, puisqu'il n'y a plus d'hémorragie à craindre. — Drainage.
Kocher, qui opère aussi par la voie sus-hyoïdienne et d'après le même principe fondamental (extirpation large, radicale), au lieu, dime plaie linéaire, foit un lambeau cutané quadi-angulaire ffig. 504, cdef). — Pour éviter l'entrée du sang dans le larynx ainsi que les complications pulmonaires dues à la déglutition de matières septiques, il place la canule de Trendelenburg avant l'opération, et il bouche l'orifice supérieur du larynx pendant l'opération avec une éponge, après l'opération avec de la gaze antiseptique. AlimenUition avec la sonde œsophagienne.
ET SES AiNNEXES 669