ALOÈS
l’Aloès socotrin opaque, qui arrive aussi quelquefois dans le même état. Il est expédié généralement dans des peaux de Gazelle contenues dans des tonneaux ou des caisses.
L’Aloès socotrin se dissout, par trituration, dans une faible quantité d'eau, en formant un liquide sirupeux, jaune foncé, qu’une plus grande quantité d’eau précipite en partie.
Sous la rubrique Aloe socotrina , Holmes mentionne deux autres sortes d’Aloès : Y Aloès de Moka et YAloès de Zanzibar.
L’Aloès de Zanzibar est importé dans une peau de Singe; il a une odeur semblable à celle de l’ Aloès succotrin, mais moins agréable, une surface terne et un aspect plus rési-
neux.
Le droguier de la Faculté de Lyon possède quatre échantillons d’Aloès de Zanzibar, dont deux sont inclus dans une peau de Singe. L’un est formé par une masse compacte, homogène, de couleur brun rougeâtre, hépatique, à cassure lisse, assez brillante et un peu translucide en lames minces: il a une odeur assez agréable et donne une poudre jaune d’or. L’autre est une masse d’un brun noirâtre, luisante, à cassure brillante et à poudre jaune. Cet Aloès offre quelques anfractuosités, dont les parois sont rougeâtres; il est formé de couches distinctes, d'une épaisseur inégale et irrégulière, disposées en zones concentriques et séparées les unes des autres, par une matière blanchâtre, très friable, de nature végétale (?).
Une 3e sorte, dépourvue d’enveloppe et étiquetée Hépatique de Zanzibar extra-beau, est évidemment un Aloès socotrin de qualité supérieure. Cet Aloès est d’un rouge brun clair, a une odeur douce de myrrhe, une cassure lustrée, un peu cireuse et donne une poudre jaune d’or.
Enfin la 4° sorte nous semble être plutôt un Aloès de Natal. Elle sera décrite plus loin.
L' Aloès de Moka parait être une sorte inférieure d’Aloès succotrin, contenant d’ordinaire 25 0/0 d’impuretés. Son odeur est intermédiaire entre celle de l' Aloès succotrin et celle de l’Aloès des Barbades. On peut en induire, selon Holmes, que cette sorte provient de Y A. indica , Royle,