II. SALSEPAREILLES A KERNSCHEIDE FORMÉE DE CELLULES SURTOUT CARRÉES
i sonvent tangentielles, à lumen large, subarrondi ou un peu tangentiel, avec parois très épaisses en dedans, très minces on dehors. Racines brun fauve, épaisses de 3 à 4 lignes, recouvertes par un épibléma de 4 ou 5 rangées de cellules très épaisses tu dehors; bois assez épais; moelle parcourue par des vaisseaux Manzanilla.
2* peu ou point tangentielles et peu épaisses, parois :
A. plus épaisses en dedans, lumen surtout arrondi. Racines de 3 h 7 millimètres
d'épaisseur, brun pâle ou brun rougeâtre, pou sillonnées, recouvertes par un épibléma de deux ou trois rangées de cellules peu épaisses; écorce blanche ou rosée, 3 à 4 fois plus épaisse que le bois, qui est très mince ; moelle très grande, parcourue par quelques vaisseaux Caraque.
B. également épaisses, ou plus épaisses latéralement :
a) â peu près carrées, peu tangentielles, quelquefois légèrement radiales, un peu plus minces en dehors qu'en dedans ; lumen carré ou un peu tangentiel.
SMI LACÉES
Racines gris brun pâle, ou brun rouge, farineuses, ou cornées et inaigres, recouvertes par un épibléma de 2 ou 3 rangées de cellules arrondies ; bois un peu moins épais que la moelle ; moelle dépourvue de vaisseaux Honduras- ?
b) carrées, un peu radiales, également épaisses, rarement plus minces en de- », hors ; lumen un peu ovale. Racines minces, brunes ou rouge orange, teignant la salive, recouvertes par un épibléma de 3 ou 4 rangées de cellules polyédriques arrondies; bois très développé, brun rouge en dehors, brun pâle en dedans, généralement plus épais que la moelle; moelle blanche ou un peu rosée, parcourue par des vaisseaux Jamaïque anglaise.
La Salsepareille renferme un principe (Salseparine ou Smilacine : G8 H15 O3) neutre, blanc, cristallin, insoluble ' dans l’eau froide, mais qui, étant dissous à chaud, offre une saveur âcre et amère et communique à l’eau la propriété de mousser beaucoup par l’agitation.
Selon Cullerier, la Smilacine est supportée, à la dose de * 30 centigrammes ; à celle de 50 centigrammes, elle produit de la pesanteur d’estomac et des nausées. Palotta dit qu’elle • a des effets débilitants.
Quelques personnes attribuent une partie des propriétés de 3 la Salsepareille à une huile brunâtre et odorante, que Tubœuf y a trouvée.
Dorvault, ayant distillé de la Salsepareille avec de l’eau, obtint un hydrolat très odorant, comme lactescent, d’une saveur nauséeuse, qui laissa déposer, par le repos, des flocons , jaunâtres, formés d'une huile fixe, concrète, de Salseparine. et d’huile volatile.
Guider dit qu'à forte dose la Salsepareille produit des nausées, des vomissements, la prostration des forces, l’engourdissement, la répugnance au mouvement, le dégoût de toute nourriture. La diurèse et la diaphorèse sont des phénomènes secondaires, se rattachant à l'état nauséeux. A petite dose, répétée journellement, elle agit comme toutes les substances émétiques, provoque les sécrétions gastro-intestinales et celles des glandes annexes, ouvre l'appétit, accélère le cycle fonctionnel, détermine un renouvellement plus rapide de la masse sanguine et des tissus, amène la sudation, enfin abat l'éréthisme phlegmasique ou fébrile et élablit, vers la muqueuse digestive, une révulsion favorable à la guérison des affections cutanées. Ces propriétés justifient l'emploi de la Salsepareille, contre les maladies diathésiques ou constitutionnelles.
On a généralement le tort de prescrire la Salsepareille en décoction ; la tisane ainsi obtenue est visqueuse, trouble,