‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 150 sur 214 · TÉRÉBENTHINE DE BORDEAUX · texte numérisé non relu

TÉRÉBENTHINE DE BORDEAUX

La Poix de Bourgogne vient de la Finlande, de la Forêt- Noire, du grand duché de Bade, de l’Autriche et de la

Suisse.

On substitue souvent à la Poix de Bourgogne, une Poix blanche factice , que l’on prépare en ajoutant, soit à du g a~ lipot, soit à de la poix-résine, un peu de Térébenthine de I Bordeaux ou d’essence de Térébenthine : on fond avec del’eau &J et l’on brasse, pour opérer le mélange.

Le produit est presque blanc ou jaune pâle et très amer; utl il a l’odeur forte de la Térébenthine de Bordeaux; enfin, il cl est complètement soluble dans l'alcool, tandis que la Poix l'ipJ blanche véritable s’y dissout imparfaitement.

Flückiger rapporte que, dans les établissements du pays i» de Bade, où l’on fabrique la Poix de Bourgogne, le galipot de J Bordeaux et la colophane d’Amérique sont employés à cette vil fabrication en quantités plus considérables que la résine ré- I coïtée dans le pays.

Selon Hanbury, la substance vendue comme PoixdeBourvJ gogne, en Angleterre, est un mélange de colophane et d’huile .1 de Palme ou de tout autre corps gras, qu’on agite avec de I l’eau, pour le rendre opaque. Cette fausse Poix varie du jaune « clair au brun jaunâtre et contient des cavités remplies d’air i';i| ou d’eau. En la traitant par l’acide acétique cristallisable, on I en sépare la matière grasse, qui surnage.

La Poix blanche artificielle est moins irritante que la Poix I blanche naturelle et ne peut lui être substituée.

Térébenthine de Bordeaux

Cette substance, aussi appelée Térébenthine commune, est I obtenue du Pin maritime cultivé dans les Landes de Gas- I cogne. Elle découle d’entailles pratiquées sur le tronc, avec ■ une hache, et s’accumule dans un trou tait au pied de l’arbre- K On la filtre, soit au soleil, dans des caisses percées de petits I trous, soit dans des filtres de paille, après l’avoir fluidifiée H par la chaleur, dans une chaudière.

Par le premier procédé, on obtient une Térébenthine plus I odorante, dite Térébenthine au soleil.

CONIFERES

La Térébenthine de Bordeaux est généralement colorée, I trouble, épaisse, grenue, entièrement soluble dans l’alcool, I solidi fiable par 1132 de magnésie ; son odeur est désagréa- I ble, sa saveur âcre, amère et nauséeuse. Elle se dessèche com- I plètement en 24 heures, quand on l’expose à l’air en couche I mince; enfin, en vase clos, elle se sépare avec le temps en I deux couches : une supérieure transparente et jaunâtre, une I inférieure épaisse et comme cristalline. Sa propriété sicca- I tive montre qu’elle est très oxydable dans le sang ; aussi ré- 1 pond- elle mieux que d’autres à l’indication de guérir les flux I

Les Américains du Nord emploient deux sortes de Térében- I thines fournies, l’une par le Pin des marais (Pinus palustris, r' Mill. ; P. australis, Miclix.), l’autre, par le Pin d’encens I (P. Tæda, L.).

La première est connue sous le nom de Térébenthine de 1 Boston; la seconde est appelée Térébenthine de la Caroline. I

Confondues par Holmes et par Iianbury, dans un même arti- I cle, ces deux résines sont distinguées par Bentley et Trimen, | qui leur consacrent des chapitres distincts, bien que leurs I, différences ne soient pas indiquées. Ces deux sortes étaient m. surtout usitées en Angleterre, avant la guerre de la Séces- I sion; à cette époque, le blocus des ports du Sud rendit la I Térébenthine américaine si rare, que les Anglais tirèrent leur 1 Térébenthine des autres pays. Actuellement, cette substance 1 leur vient surtout de France, selon Hanbury. D’autres au- I* teurs (H. Bâillon), disent qu'elle continue à être importée I en Angleterre, en quantités énormes, et Bentley et Trimen 1 rapportent qu’elle est seule inscrite dans les Pharmacopées 1 de l’Angleterre, de l’Inde et des Etats-Unis.

La Térébenthine d’Amérique est extraite surtout du Pinus If australis. Pour l’obtenir, les ouvriers font à l’arbre, pendant I l’hiver, avec une petite hache,* des sortes de creux en forme I de poches appelées Boxes. Ces boxes , qui ne doivent pas at-

muqueux et purulents des reins, de la vessie et de l’urèthre (Gubler).

Térébenthines d’Amérique

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