BAUME DU CANADA
ébenthine et celle du Mélèze, que l’on appelle improprement n èrèbenthine de Strasbourg , tandis que la Térébenthine du >in argenté est parfois appelée Ter. de Venise, nom qui levrait être réservé exclusivement à la Térébenthine du
délèze.
Baume du Canada
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elle Cette Térébenthine est fournie par Y Abies balsamea, îajw Æill. (Pinus balsamea , L.), arbre très voisin du Sapin argenté, et qui habite le nord de l’Amérique, depuis le Labrador t le Canada, jusqu’aux montagnes de la Virginie.
Le Baume du Canada est obtenu, soit en crevant les vésiules qui se forment sous l’écorce, soit en pratiquant des incitons à l’arbre. C’est une matière liquide, de couleur jaune taille, un peu verdâtre, transparente ou un peu nébuleuse ; :n vieillissant, elle prend une couleur jaune d’or et se re- -ouvre d’une pellicule très sèche. Sa saveur est âcre, un peu ;jM amère et son odeur très suave.
L o Baume du Canada est solidifiable par 1/16 de magnésie, imparfaitement soluble dans l’alcool absolu, soluble lans le chloroforme, la benzine, l’éther et l’alcool amylique :hauds. Ces dissolutions ont une réaction acide. Il dévie à Iroite la lumière polarisée, que son essence dévie à gauche, tu contraire.
Cette essence est incolore et possède une odeur analogue i celle de l’essence de Térébenthine commune. Sa proportion ,rarie avec les échantillons et avec le mode opératoire. Fliiakiger en a obtenu de 17 à 24 0/0. Il attribue au Baume lu Canada la composition suivante : Huile essentielle , 24 ; Résine soluble dans V alcool bouillant, 60; Résine soluble seulement dans l'éther, 16.
Gubler et Ricord emploient le baume du Canada, contre la olennorrhée et les catarrhes chroniques de la vessie.
Selon Ilanbury, une partie du baume du Canada est fournie par le Pinus Fraseri, Pursh, des montagnes de la Pensylvanie, de la Virginie, etc.
L’ Abies canadensis, Michx, passe pour produire une Térébenthine analogue, qui, purifiée, est officinale aux États -
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Unis. Les feuilles de ce Sapin donnent, par distillation, ui huile essentielle, très employée. Enfin, l’écorce de cet arb est usitée dans le tannage.
Poix de Bourgogne
Lette substance, aussi appelée Poix blanche, est retirée c 1 Abies excelsa DG. (Pinws Abies , L.), grand arbre d Nord et des montagnes de l’Europe centrale, d’où il s’étenc au sud, jusqu aux Pyrénées. On la récolte principalemei en Finlande; une petite quantité vient du Jura bernois et d F Autriche. La production de cette Poix, dans le duchéde Bad< ■ jadis considérable, a beaucoup diminué, en raison de l’épui ■ sement des arbres appartenant à des particuliers et par suit de la défense de récolter la résine, dans les forêts domaniale fldes Etats de Bade et de Wurtemberg ; aussi, la majeur î partie de celle qu’on en exporte paraît-elle y être fabriqué d artificiellement.
La Poix de Bourgogne est obtenue par des incisions ei forme de gouttières faites à l’arbre. D’abord incolore, demifluide et trouble, elle ne tarde pas à se solidifier, en coulan sur le tronc, se colore et prend une odeur assez forte, non désagréable. Détachée et fondue avec de l’eau, dans une chaudière, elle donne une résine opaque, solide et cassante à froid d'une couleur fauve assez foncée; elle prend, avec h temps, la forme des vases qui la contiennent. Son odeur es assez forte, presque balsamique et sa saveur douce , par fumée , non amère.
La Poix de Bourgogne estime Térébenthine solide, conte- ï nant une petite quantité d essence lévogyre. Elle se dissoul dans l’acide acétique cristallisable, dans l’acétone, dans l’alcool absolu et même dans l’alcool à 75°. Sa solubilité diminue par la présence de l’eau, de l’essence et surtout par la formation d'acide Ab iè tique dans la résine Elle adhère fortement à la peau, mais coule en dehors du point d application ; on obvie à cet inconvénient, en y ajoutant de la cire ( cire 1 p., poix 3 p.) : c’est Y Emplâtre de Poix de Bourgoyne, du Codex.