‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 164 sur 214 · ÉCORCE DE CHÊNE · texte numérisé non relu

ÉCORCE DE CHÊNE

le

fit

de Candolle regarde comme des sous-espèces; mais que, plusieurs auteurs élèvent à la dignité d’espèces: Q. pedunculata, Elir.; Q. sessiliflora : Sm.

L’écorce de Chêne est récoltée sur les branches jeunes. Elle se présente en morceaux de longueur variable, rarement plats, plus souvent cintrés ou en forme de gouttière, épais d’environ 2 millimètres, et à cassure fibreuse. Leur face externe est lisse, luisante, de couleur gris blanchâtre, tachée de brun par places; leur face interne est striée en long, et d’un brun rougeâtre, tirant sur la teinté rouille.

Cette écorce, à peu près inodore à l’état sec, dégage une odeur de tan, lorsqu'on la mouille ; elle aune saveur astringente et un peu amère.

âs

Examinée sur une section transversale, elie se montre composée comme suit :

1° Une couche de suber, à cellules tabulaires, brunes, recouvrant me couche de jeunes cellules subéreuses (Phellogène), incolores, remi)t»|plies de protoplasma.

2° Une zoue épaisse, formée par le parenchyme cortical, dont les rellules polygonales irrégulières constituent un tissu sans méats, au milieu duquel se voient des amas de cellules scléreuses, avec quelques groupes de libres libériennes beaucoup plus petites, pourvues de parois rès épaisses et d’un lumen capillaire.

3° Ce parenchyme est traversé p ir une ou deux zones de tissu subëeux, dont le développement ultérieur amènera la mortification et la duite des portions extérieures à ces zones.

3 4'> Un liber constitué par un assemblage de cellules parenchyma-

euses et de libres disposées en bandes concentriques alternatives, sucessivement emboîtées. Ces bandes sont disposées en faisceaux étroits, iar l’intercalation de rayons médullaires, qui sont composés le plus sou- •ent d’une seule rangée de cellules, dans l’épaisseur du liber, mais qui élargissent vers la périphérie, où, de linéaires ils deviennent cunéiformes.

La matière la plus importante de l’écorce de Chêne réside llans le parenchyme libérien. Cette matière est une sorte particulière de Tannin (Acide Quer ci faunique), longtemps •egardé comme analogue au tannin de la Noix de Galles. | lont il a été distingué par Stenhouse.

L’Acide Quercitannique diffère de l’acide Gallotannique |»ar les caractères suivants : 1° il donne de la pyrocatéchine ht non du pyrogallul, par distillation sèche; 2° il ne fournit bas d’acide gallique, par oxydation; 3° il ne précipite pas la

CUPULIFÈRES

solution d’émétique ; 4° il précipite la solution de gélatine comme l’acide gallo-tannique ; mais le précipité qu’il fourni est stable, tandis que celui qui est produit par l’acide gallotannique se décompose facilement .

L’écorce de Chêne devant à ce principe la propriété de tanner le cuir, divers procédés ont été proposés, pour déterminer la valeur relative de cette écorce, c’est-à-dire, pour y doser la proportion d acide Quercitannique. Le plus simple paraît être celui de Neubauer. Ce procédé repose sur la proportion de permanganate de potasse, que peut décomposer l’extrait préparé avec un poids déterminé d’écorce de Chêne. Par ce moyen Neubauer a trouvé 7-10 0/0 d’acide Quercitannique dans les écorces de Chênes cultivés pour le tannage (Flüekiger).

L écorce de Chêne est surtout employée à l’extérieur, sous forme de décocté, comme astringent. Ce décocté peut être donné à 1 intérieur, dans les cas d’empoisonnement, à défaut de tannin. Hors le cas de nécessité, il convient de s’en abstenir, à cause des troubles digestifs qu’il provoque.

L’écorce de Chêne ressemble un peu à celle du Rham-

nus Frangula ; toute-

fois, cette dernière s'en distingue par la couleur rougeâtre que prend sa surface, lorsqu’on la racle.

Les fruits du Chêneliège ( Q . suber, L.), du Chêne blanc ( Q . alba, L.), du Chêne à glands doux ( Q . Ballota , Desf.) de l’Yeuse (Q. Ilex , L.) sont comestibles et renferment un sucre particulier, appelé Quercite (C6.H1205). Torréfiés et moulus, ces fruits constituent le Café de glands doux.

Fiu. 311. — Gland du Chêne Vélani

Nous avons déjà étudié (L 1., p. 241 et suiv.) les excroissances ou Galles , que l’on trouve sur leurs branches ou sur leurs feuilles. ■

Les (

Page 1