‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 169 sur 214 · CL · texte numérisé non relu

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ARTOCARPEES.

ARBRE A I.A VACIIE

L’Ecorce cI’Atherosperma (Australian Sassafras, des Anglais) se présente sons forme de lames de 2 à 9 millimètres d’épaisseur, fragiles, glabres et brunes en dedans, rugueuses et blanc grisâtre au dehors, avec une cassure blanche. Cette écorce a une saveur amère, poivrée et camphrée, et une odeur rappelant à la fois celle du Camphre, de la Badiane, de la Muscade et de l’écorce de Winter. Son infusion est prescrite comme diaphonique et diurétique; la décoction est un tonique et un a'ntiscorbutique puissants. On l’a prescrite aussi contre l’asthme et autres affections pulmonaires. La teinture, faite avec deux onces d’écorce, pour une pinte d’alcool, est donnée à la dose de 30 à 60 gouttes. L’Huile essentielle extraite des feuilles est administrée à Ja dose de 1 à 3 gouttes, toutes les six à huit heures.

ARTOCARPÉES

Les Arbres de cette famille fournissent un suc lactescent qui , alibile dans l’Arbre à la Vache, constitue un poison redoutable, chez le Pohon Upas.

Arbre à la Vache

L’Arbre à la Vache (Galactodendron utile, IL B. K. ; Brosimum Galactodendron, Don ; B. utile, Endl. ; Piratinera utilis , IL Bn. ; Palo de vaca, des Hispano-Américains) laisse découler, par incisions, un latex assez analogue au lait de Vache, mais plus épais, légèrement acide, et qui, selon Boussingault. présente la composition suivante : cire et matières saponi fiables, 35, 2; substances sucrées et analogues, 2. 8 ; caséine et albumine, 1,7; sels, 0, 5 : eau, 58.

Boussingault rapporte qu’on emploie ce latex comme aliment et qu’il en a consommé lui-même, pendant un mois, en

le mêlant à du café ou à du chocolat. Toutefois. 1*. Marcov

dit que, d’abord sucrée, la saveur de ce lait devient bientôt amère et désagréable, et que son usage journalier amènerait

ARTOCARPÈES

de graves désordres dans l’économie. Selon Marcoy, les indigènes le goûtent, un peu par désœuvrement, un peu pour donner le change à leur soif et un peu pour montrer qu’on peut, sans danger, en absorber une petite quantité. Ils s’en servent comme astringent, contre la dysenterie et, mêlé à du noir de fumée, pour calfater leurs barques.

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Antiar ou Upas Antiar

Les naturels des terres malaises appelent AwA'ar, Pohon ~ Upas et Ipo, un arbre longtemps cité comme la plante la plus vénéneuse et dont la réputation, sous ce rapport, était même supérieure à celle du Mancenillier.

Cet arbre,, que Rhumphius nommait Arbor toxicaria, est Y Antiar is toxicaria , Lescli. Il croît dans les vallées fertiles desMoluques, des îles de la Sonde, etc., mais est surtout commun à Java, à Bornéo et à Sumatra. Toutes ses parties renferment un latex abondant, que l’on recueille à l’aide d’entailles faites au tronc et dont les qualités délétères sont plus redoutables, quand on l’absorbe par inoculation, que lorsqu’on l’ingère dans l'estomac.

Ce latex est blanc ou jaune, selon qu’on l’extrait des jeunes branches ou du tronc, mobile, d’une densité de 1,06, ne contient pas d’albumine et laisse, par évaporation, 37 0/0 de résidu solide. Additionné de diverses substances âcres et aromatiques, puis désséché à l’air, il constitue T Upas Antiar, poison terrible, dont les Malais se servent pour empoisonner leurs armes.

L’Upas-Àntiar est une matière brun rougeâtre, de consistance cireuse et pouvant être ramollie entre les doigts. 11 a une saveur âcre, très amère, suivie d’une sensation d’en • gourdissement de la langue.

Pelletier et Gaventou ont retiré de l’Upas-Antiar une matière cireuse, une résine et une substance toxique, appelée Antiar ine . L’analyse de ce poison, reprise par Mulder. ensuite par Ludwig et de Vry, a montré que, traité par h benzine, il fournit une solution contenant du caoutchouc, des matières grasses et deux résines, dont l’une se dépose dans

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