CHANVRE INDIEN
(lien. Selon Personne, ce serait le Cannabène, et la résine n'agirait que par l'huile essentielle, dont elle conserve toujours une notable proportion. Fl Lickiger admet, au contraire, mais sans preuves directes, que la résine est active par elle-même.
Quoi qu’il en soit, la nécessité d’agir sur de grandes masses de plan tes fraîches, pour obtenir une quantité relativement faible d’essence, fait que cette dernière n’est pas employée en thérapeutique et que la majeure partie des expériences tentées avec le Chanvre ont été pratiquées, soit avec la plante, soit et plus souvent avec son extrait alcoolique (résine).
Selon Schroff, les sommités fleuries provoquent surtout des hallucinations et de la gaîté, tandis que l’extrait alcoolique et la préparation grasse, appelée Haschisch, produisent plutôt des effets narcotiques. « Le Cannabis indica agit autrement que l'opium; il enivre sans faire «perdre la connaissance; les hallucinations qu'il provoque ont un « caractère plus gai et s’accompagnent d'une tendance à rire, à exé- « cuter des mouvements musculaires plus vifs. Il fatigue aussi moins la « digestion, ne détermine pas de constipation et augmente la sécrétion « de l’urine » (Fronmuller, cité par Nothnagel et Rossbach). Il provoque souvent le sommeil, tantôt rapidement, tantôt après une période d’excitation plus ou moins longue.
D’après les observations de Fronmuller, son action hypnotique paraît évidente, quoique inférieure à celle de l’hydrate de chloral. Quant à ses applications, contre les affections du système nerveux, elles ont donné des résultats parfois contradictoires. Cependant Clouston dit en avoir obtenu des effets très favorables, dans la manie aiguë ou chronique, si on l'associe au bromure de potassium. Selon Fonssagrives, les feuilles, employées en cigarettes, jouissent d’une action palliative remarquable, contre l'asthme ; aussi cet auteur propose-t il de les substituer au Datura.
Le Cannabis indica est surtout prescrit sous forme d’extrait alcoolique (0,1 à 0,3 et même 0,5 par jour), et de teinture (1 d’extrait, pour 9 d’alcool à 90°), que l’on donne à la dose de 5 à 30 gouttes. Cette dernière dose paraît beaucoup trop élevée.
L'usage habituel de la plante ou de ses préparations produit, à la longue, des troubles de la nutrition et très souvent aussi des troubles de l’intelligence.
Cônes de Houblon
On désigne, sous ce nom, les inflorescences femelles du Houblon commun (Humulus Lupulus , L.), plante dioïque, sarmenteuse et grimpante, que l’on trouve à l’état sauvage dans les haies et buissons de toute l’Europe, jusqu’en Scandinavie et dans la majeure partie de l’Asie tempérée.
CANNABINEES
Fig. 3i3. — Cône do
Ho uni on-
Ces inflorescences (fig. 313) sont longues de 2 à 3 centimètres, larges del5 à 20 millimètres, ovoïdes, un peu aplaties. Elles sont formées par un axe en zigzag, à saillies alternes et distiques, portant de grandes écailles vert jaunâtre, ovales -élargies^ et réticulées-veinées. Quelques-unes de ces écailles sont asymétriques à la base, qui offre une sorte de repli, dans la concavité duquel se loge un akène lenticulaire, de 2 millimètres de diamètre.
Les Cônes de Houblon récents ont une odeur forte, agréable, sui generis, une saveur amère, aromatique. Ils brunissent en vieillissant, et acquièrent alors une odeur do Valériane. Cette altération estau moins retardée par l’exposition des cônes à la vapeur d’acide sulfureux : les cônes offrant une odeursulfureuse, ne doivent pas être employés en pharmacie.
Les cônes de Houblon sont prescrits, en médecine, sous forme d’infusion, comme amers et toniques. Ils entrent dans la fabrication de la bière, a laquelle ils communiquent leur arôme et leur amertume, propriétés qu'ils doivent à une matière résineuse, découverte par Planche, décrite par Loiseleur-Deslongchamps et enfin étudiée expérimentalement par Ives, de New -York, qui l’appela Lupulin.
Le Lupulin se présente sous forme d une poudre composée de grains de couleur jaune verdâtre, à l’état frais, et d’un jaune brun doré, a 1 état sec. On l'obtient en froissant les cônes, avec les mains, au-dessus d’une feuille de papier et passant au tamis de soie la poussière ai mi séparée. Cette poudie est pénétrée peu a peu par l’eau, et immédiatement par l’alcool ou l’éther. La potasse et l’acide sulfurique ne 1 attaquent pas. Elle brûle avec une flamme brillante. Trituiee dans un mortier, elle peut se réduire en une masse molle. Flückigery a trouvé 7,3 0/0 de cendres.
Le Lupulin est exclusivement constitué par des glandes, qui se développent sur les ovaires, les bractées, les feuilles, les stipules et môme sur la tige du Houblon.
CONES DE HOUBLON
Il n’acquiert son complet développement, que sur l’ovaire et sur les écailles du cône. Sur divers points de ces organes, on voit (fig. 314) une cellule épidermique (a) faire saillie, s’allonger, puis se diviser transversalement (b) ; la cellule inférieure se sépare de la portion épidermique, par une cloison, et constitue une sorte de pédicule à la cellule supérieure. Celleci se renfle, s’élargit, se remplit d’une matière granuleuse, et se divise en deux, puis en quatre parties, par la formation successive de cloisons perpendiculaires (c). La cellule supérieure est donc divisée en quatre cellules , juxtaposées comme les segments d’une circonférence. Chacune de ces dernières se sectionne à son tour, par la production de cloisons nouvelles, dont la plupart sont parallèles au rayon : l’ensemble de ces cellules constitue une sorte de disque, d’abord plat, mais dont les bords se relèvent ensuite en une cupule. Celle-ci (d) est donc composée par une seule couche de cellules recouvertes par la cuticule, comme celles de l’épiderme, dont elles procèdent. Quand le Lupulin est arrivé à ce degré d’organisation, ses cellules sécrètent un liquide jaune, qui s’épanche dans la cavité de la cupule, entre la face externe des cellules et la cuticule qui les recouvre. La cuticule, ainsi soulevée peu à peu, finit par dépasser le bord supérieur de la cupule ( e ) et forme une sorte de cône intérieur, emboîté par la cupule. Le Lupulin est alors assez semblable à un gland.
En soumettant le Lupulin à l’analyse chimique, Personne y a rencontré : 1° de l’acide valérianique ; 2° une huile essentielle (G23 II18 O2), qui est un mélange de Valérol et d’un hydrocarbure à odeur de Thym, isomère du Bornéène et de l'essence de térébenthine; 3° une matière amère, très
GANNABINEBS
instable et de nature azotée, la Lupuline ; 4° une résine, qui forme environ les deux tiers du Lupulin ; 5° de la cire analogue par ses propriétés à la cérosie, etc.
Obtenue du Lupulin récent ou de cônes frais, I’Essence est verte, plus légère que l’eau, neutre au tournesol, dépourvue de pouvoir rotatoire et l’acide sulfurique ne la colore pas (Flückiger). Quand on l’extrait des cônes déjà vieux, elle est plus épaisse, brun rougeâtre et d’une odeur valérianée.
Selon G. Pelletan, le principe amer du Lupulin serait la Lupulite , substance blanche ou jaunâtre et opaque, ou d’un rouge jaunâtre et transparente, incri stallisable, inodore, d’une amertume semblable à celle du Houblon. La Lupulite est soluble dans l’eau et dans l’alcool, peu soluble dans l’éther ; elle n’attaque pas les couleurs végétales et est inaltérable par les acides, ainsi que par les alcalis étendus. D’après Liebig, elle ne contient pas d’azote et, par la distillation sèche, ne produit pas d’ammoniaque.
La Lupulite de Pelletan est sans doute la même substance, mais impure, que le principe extrait du Houblon par Lermer, qui le nomme Acide amer du IJouhlon ( Hopfenbitier saüre). Ce principe cristallise en gros prismes rhombiques, cassants et peut s’allier aux bases, pour former des sels. Son composé cuivrique serait représenté par la formule : Gu O, G32 H30 O7. Il est à peu près insoluble dans l’eau, mais soluble dans la plupart des autres dissolvants; sa dissolution alcoolique n’est pas précipitée par l’eau et possède la saveur amère, spéciale de la bière. Il existe en très petite quantité dans le Lupulin.
Griessmayer a retiré du Houblon un alcaloïde liquide et volatil, qu’il a nommé Lupuline. Get alcaloïde a l’odeur de la Conicine ; il se colore en violet, quand on le traite par ls chromate de potasse et l’acide sulfurique.
Wagner y a trouvé aussi un tannin, qu’il croit être de Y Acide Morintannique , et une matière colorante jaune, analogue au Quercitrin.
Nous ne parlerons que pour mémoire du prétendu alcaloïde retiré du Houblon et préconisé comme narcotique, sous le nom d 'Hopèine. Get alcaloïde parait n’être que de la morphine
MOREES - MURIER NOIR
parfumée avec de l’essence de Houblon. Son introduction dans la thérapeutique, si ce qu’on en a dit est fondé, est à la fois une fraude commerciale et une action criminelle, à cause des propriétés funestes de la morphine, chez les enfants.
Le Lupulin agit cnmme tonique et peut-être aussi comme narcotique; il exerce une action sédative sur les organes de la génération ; aussi l’a-t-on préconisé contre les érections douloureuses et les spermatorrhées essentielles. 11 est préférable au camphre, en raison de son innocuité. On l’emploie sous forme de saccharure, de teinture, de pilules, etc.
Il convient de le choisir aussi frais que possible et de le conserver à l’abri de l’air. On l’a falsifié avec diverses matières et surtout avec du sable. Les propriétés de cette substance permettent de la distinguer aisément. Un Lupulin fournissant plus de 7 à 8 0/0 de cendres devra être rejeté.
Le Houblon acquiert, en vieillissant, comme nous l’avons dit, une odeur désagréable. Cette odeur est duc à la transformation du valérol en acide valérianiqne; aussi est-il indispensable de ne pas conserver les cônes au delà d’un an ou au plus deux ans, le valérol se transformant en acide valérianiqne, sous l’influence de l’oxygène de l’air.
MORÉES Mûrier noir
Le Mûrier noir ( Morus nigra, L.) est un arbre originaire de la Perse et cultivé dans presque toute l’Europe, où il fut importé pour servir à la nourriture des Vers à soie. On lui préfère actuellement le Mûrier blanc (M. alba. L.), pour cet usage.
Le Mûrier noir fournit à la médecine VÉco rce de la racine, qui est âcre, amère, purgative et vermifuge, et ses fruits vulgairement appelés Mures noires (fig. 315).
La Mûre est une sorose, longue de 2 à 3 centimètres, com-
Fin. 315. — Fruit du Mûrier noir.
MORÉES
posée d akènes groupés autour d’un axe commun allongé et entourés chacun par ses enveloppes florales, charnues et succulentes.
Ces fruits, d’abord rouges, deviennent noirâtres en mû rissant. Van Hees leur a trouvé la composition suivante : Glucose et sucre incristallisable, 9,19 0/0; acide Malique (?), 1,86; Matières pectiques, grasses, sels, gomme, 2,03 ; etc. Ils servent à la préparation d’un sirop légèrement astringent. En Grèce, on en obtient, par fermentation, une boisson alcoolique.
Figuier commun
Le Figuier commun (Ficus Car ica. L.) est un arbre ori-
de l’Asie, d’où il s’étend dans l'Asie Mineure. On le cultive dans la plupart des régions tempérées des deux mondes, pour son fruit alimentaire, appelé Figue (fig. 316).
La Figue est un sycône py réforme, formé par un réceptacle creux, contenant à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles, et offrant un étroit orifice à sa partie supérieure, au voisinage de laquelle se trouvent les fleurs mâles.
Dans le Figuier cultivé, les fleurs mâles sont peu abondantes et, comme la fécondation des fleurs femelles favorise beaucoup le développement ultérieur de la figue, les Arabes ont le soin d’attacher, sur les branches de leurs Figuiers, des rameaux coupés sur des Figuiers sauvages, dont les Figues contient beaucoup de fleurs mâles.
D’abord dur et gorgé d’un latex blanc, tris âcre, le réceptacle se ramollit en mûrissant et se remplit d’une abondante matière sucrée, que Flückiger dit être du sucre de
ginaire du plateau centra
Fig. 3iG. — Figue coupée verticalement.
GETAH-LAHOË
raisin, et dont, suivant lui, les Figues sèches contiennent jusqu’à 70 0/0.
Les Figues sont mangées, soit à l’état frais, soit après avoir été séchées au soleil.
On en trouve, dans le commerce, trois sortes principales : i° les Figues blanches ou marseillaises , qui sont petites, parfumées et très sucrées; 2° les Figues grasses , qui sont très grosses, jaunâtres et visqueuses ; 3° les Figues violettes, qui sont moins grosses et de couleur violacée. Ces dernières se conservent bien et constituent l’espèce médicinale. On emploie quelquefois aussi la Figue grasse au même usage. Les unes et les autres, d’ailleurs, sont réputées béchiques. Réunies aux Dattes, auxRaisinssecs et aux Jujubes, elles constituent les Espèces dites clés quatre fruits pecto-
raux.
Getah-Lahoë
1 Cette substance, que l’on connaît aussi sous le nom de I Cire végétale de Sumatra, est une sorte de cire produite
Ipar le Ficus ceri fera, Blume, qui croît à Sumatra.
La Getah-Lahoë est gris noirâtre en dehors, rose tendre intérieurement, très poreuse et très fragile, ce qui la dis- ■ tingue de la gntta-percha, qui est au contraire très tenace. I Elle peut être malaxée comme la cire d’Abeilles, conserve ■ les impressions des ongles et devient douce et polie par le Bfrottement. A l’état brut, la Getah-Lahoë contient une grande ■ quantité d’eau ayant une odeur mielleuse, des parcelles de ■ feuilles et de tiges, etc. Elle devient visqueuse à -f- 35°, si- ■ rupeuse entre 45 et 50°, liquide à 75°. Insoluble à froid ■ dans l’alcool, elle s’y dissout lentement à chaud it s'enpréci- ■ pite, par le refroidissement, sous forme d'une poudre blan- ■ che, granuleuse, cristalline, qui fond à -h 55°. L’éther, le ■ chloroforme et l’essence de térébenthine la dissolvent.
■ Selon le docteur Bleekrode, auquel nous empruntons les létails ci dessus, la Getah-Lahoë brûle avec une flamme ongue, blanche, très fuligineuse. Si elle est exploitée convenablement. cette substance promet de devenir un produit
MORÈES
important, pour la fabrication des bougies, même de celles où la cire entre comme matière première.
Racines de Contrayerva
On nomme Contrayerva, en Amérique, des plantes du
Fia. 317. — Dorstenia brasiliensis. Fig. 318. — Dorstenia Contrayerva.
loz. ; D. multiformis , Miq. , qui croissent au Brésil; le D. Contrayerva, L., du Mexique, et le D. Houstoni , L., des Antilles, auquelon attribue la racine de Drake, vantée par Glusius comme alexipliarmaque.
La plus usitée de ces racines et la seule officinale est celle du D. brasiliensisi (Gaaapia de Marcgraff). Cette racine (fig. 317) est renflée à sa base, et constitue une sorte de
MONIMIACÊES. - BOLDO
tubercule, qui se prolonge inférieurement en un axe grêle, recourbé à son extrémité et garni de quelques radicelles. Elle est fauve rougeâtre en dehors, blanche en dedans, douée d’une odeur aromatique faible et d’une saveur d'abord peu marquée, devenant âcre à la longue. Elle est usitée, au Brésil, comme stimulante, tonique et diaphorétique.
La racine du D. Contrayerva (fig. 318) est pivotante et divisée par des étranglements transversaux, qui lui donnent une forme articulée ; elle porte un certain nombre de racines secondaires, dont les plus développées sont également articulées. Elle est noirâtre au dehors, blanche au dedans, inodore et douée d’une saveur d’abord un peu astringente, puis un peu suave et légèrement âcre.
Boldo
Le Boldo ou Boldu des Chiliens est un petit arbre du Chili, que le P. Feuillée appelle Boldo arbor olivifera. C’est le Peumus Boldus, Mol. (P. fragrans , Pers.; Ruizici fragrans, R.etPav.; Boldoa fragrans ,C. Gay) espèce monoype, appartenant à la famille des Monùniacées. Meissner le rapporte â la famille des Laurinées, tribu des Perséacées, )t le nomme Boldu Chilanum.
On emploie les feuilles de Boldo, au Chili, contre les affecions hépatiques, comme condiment et comme digestif. Ces êuilles sont elliptiques ou ovales-elliptiques, obtuses, enières, coriaces, brun rougeâtre ou vert grisâtre et pourvues, n dessous, de nervures saillantes ; leur face supérieure offre es poils couchés, simples ou bifurqués et arqués ; à la face tiférieure, ces poils sont étoilés ; ils donnent à la feuille n toucher rude.
Les feuilles de Boldo exhalent une odeur rappelant à la fois ) parfum de la Mélisse et celui des fruits de Coriandre ; cette deur est due à une huile essentielle, contenue dans de rosses cellules, analogues à celles des Magnoliacées, et que on trouve aussi dans l'écorce et la moelle des rameaux.
L’essence de Boldo est incolore, jaune ou verdâtre et ’ès réfringente. Elle est colorée en rouge hyacinthe, par
MONIMIACEES
l’acide sulfurique; en violet, par l’acide nitrique; en rouge, par la potasse.
Bourgoin et Verne ont retiré du Boldo un alcaloïde qu’ils ont appelé Boldine.
La Boldine a une réaction alcaline et une saveur amère : elle est à peine soluble dans l’eau, soluble dans le chloroforme, l’éther, l'alcool, la benzine, dans les alcalis caustiques.- Les acides la dissolvent également, mais elle en est préci pitée par l’ammoniaque et par l’iodo-mercurate de potassium. L’iode la précipite en marron. L’acide sulfurique el l’acide nitrique la colorent en rouge.
Le Boldo a é'.é préconisé dans 1 atonie de divers organes, lorsque les préparations de quinquina sont mal tolérées, et dans les maladies du foie 11 paraît avoir été utile centre les rhumatismes, la gonorrhée, la dyspepsie, le catarrhe chronique. On le dit carminatif et balsamique. Il semble, toutefois, n’avoir guère que les propriétés des excitants diffusibles.
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Produits des Atherosperma
A la famille des Monimiacées se rapporte encore le genre Atherosperma , dont presque toutes les plantes sout douées de propriétés aromatiques et habitent les des des mers australes. Une seule, VA. sempervirens, H. Bn. (Laurelia sempervirens , Tul.) habite le Chili, où son écorce est usitée dans les préparations culinaires, et où l’on emploie son fruit en place de muscade.
L'A. ( Laurelia Gunn.) Novae-Zelandiæ, H. B., de la Nouvelle-Zélande, est un peu aromatique.
L'écorce. de VA. ( Dorypora , Endl.)Nassa/Vas,H. Bn.,est utilisée, en Australie, comme stimulante, sudorifique et carminative ; son bois a une odeur de Fenouil.
La plus utile des espèces de ce genre est VA. moschata , Labill. , grand arbre de l’Australie et de la Tasmanie, et dont toutes les parties, surtout l’écorce, ont une saveui chaude, piquante et une odeur camphrée. On emploie ,ses feuilles en place du Thé, sous forme d’infusion, soit pure, soit coupée avec du lait.
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