‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 57 sur 214 · AMADOU · texte numérisé non relu

AMADOU

correspondant aux ouvertures des tubes de l’hyménium. Sa saveur, d’abord douceâtre, devient ensuite amère et très âcre ; sa poussière est irritante ; on le pulvérise en le râpant sur un tamis de crin. 11 contient environ 72 0/0 d’une matière résineuse particulière. G. Fleury en a retiré une résine amère, faiblement purgative , soluble dans l’alcool absolu et dans l’éther, ainsi qu’un acide cristallisable, fusible à 147°, qu’il nomme Acide Agaricique (G16 H28 O5).

L Agaric blanc a été recommandé contre les sueurs nocturnes des phtisiques ; mais il ne semble pas avoir donné de bons résultats. Il est réputé drastique ; cependant, Gubler dit l’avoir employé à la dose de 4 grammes, sans obtenir des effets purgatifs. Nous devons ajouter, toutefois, que, selon Rossbach, il détermine de la diarrhée et des vomissements, à la dose de 1 à 3 grammes. Ses propriétés physiologiques ne sont pas autrement connues.

Amadou

Cette substance est fournie par le Polypore amadouvier ( Polyporus igniarius , Fries) et par le Polypore ongulé ou Agaric du Chêne. ( Pol .

fomentar ius , Fries).

Le premier croît sur les Saules, les Frênes, les Cerisiers, les Pommiers :1e second sur les Hêtres, les Chênes, les Tilleuls, etc.

Le Pol. amadouvier est mou et élastique dans sa jeunesse ; son chapeau est obtus, blanc ferrugineux ; ses pores ont une couleur cannelle.

Le Pol. ongulé (fig.

126) est formé d’une écorce brune, très dure, marquée d’im pressions circulaires ; cette écorce recouvre une substance rougeâtre, fibreuse, un peu ligneuse. Il a la forme d’un sabot de Cheval et peut devenir très grand. OnT emploie de préférence pour la préparation de l’amadou.

Cauvet, MaU méd.

Fig. 12ù. — Polypore ongulé.

A LG U LiS

Pour préparer l’amadou, on enlève l’écorce du Champignon et l’on en coupe le parenchyme en tranches, que l’on fait tremper dans l’eau ; l’on bat ensuite ces tranches avec des maillets, jusqu’à ce qu’elles soient devenues souples et très moelleuses. Quand l’amadou est destiné à la combustion, on le trempe dans une solution de nitrate de potasse. En médecine, il sert à arrêter les hémorragies capillaires et comme coussin, au-dessus des parties que l’on veut comprimer.

Amadou du Xylostroma. — Dans le Valais (Suisse), on emploie comme amadou, surtout pour les pansements, le tissu spongieux du Xylostroma giganteum, Tode, Champignon qui se développe dans les fentes du vieux bois et sous l’écorce des arbres morts, sous forme de rubans ayant une longueur de plusieurs mètres. Cette sorte d’Amadou se présente comme une membrane molle, résistante, mais pouvant être déchirée, épaisse d’environ 1 centimètre. Sa face externe, de couleur jaune chamois très clair, offre des stries longitudinales parallèles, très fines, et porte quelques débris d’une écorce brunâtre molle. Sa face interne est d’un blanc et un peu jaunâtre, douce au toucher et comme cotonneuse. Cette face adhère aisément au doigt mouillé. La souplesse de cette sorte d’amadou doit le rendre très précieux pour les usages chirurgicaux.

On emploie parfois aussi, comme amadou, le tissu feutré constituant le péridium du Lycoperdon giganteum.

ALGUES Varechs

Les Algues les plus importantes, au moins dans nos contrées, sont connues sous les noms de Varechs ou de Goémons. On les emploie comme engrais, au voisinage des côtes, et c’est de leurs cendres que l’on retire l’iode.

L’une des plus communes est le Varech vésiculeux(E'wcw5 vesiculosus, L. ; fig . 127. - Fucus vesiculosus. fig. 127). Ce Fucus adhère aux rochers,

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