‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 73 sur 214 · ÉCAILLES OU POILS DES FOUGÈRES · texte numérisé non relu

ÉCAILLES OU POILS DES FOUGÈRES

militaires. Elle est remarquable par ses frondes pétiolées, entières, longues, vertes, luisantes, cordées à la base, parcourues par une nervure médiane saillante, de laquelle naissent des nervures secondaires fines, parallèles, presque perpendiculaires à la nervure médiane.

La face postérieure de ces frondes porte un double rang de sores linéaires, placés au-dessus de nervures- secondaires géminées et qui se distinguent comme des lignes brunes, parallèles, ti ès nombreuses.

La Scolopendre a une odeur faible de Capillaire ; elle est réputée béchique et entre dans la composition du Sirop de Rhubarbe composé , ainsi que dans celle des Espèces pectorales des hôpitaux militaires.

On emploie actuellement , ft0. 14?. scolopendre,

comme hémostatiques , les

écailles scarieuses et laciniées, qui existent abondamment sur les rhizomes et à la base des frondes de Fougères'Mes genres

Fia. 149. — Rhizome deSalaguala couvert de poils scarieux, rapp lant ceux des Cibotimn

Cibotium et Balantiam. Ces écailles, ordinairement conlon-

FOUGÈRES

dues, dans le commerce, sous la désignation d e Penghawar- Djambi, reçoivent, selon la plante qui les produit et selon le lieu d’origine, les noms de Penghawar-Djambi, de Pulu , et de Pakoë-Kidang. La figure 149 donne une idée de la disposition des poils qui couvrent ces Fougères.

Penghawar-Djambi. — Cette substance était jadis importée avec le rhizome et appelée alors Bar ornez ou Agneau de Scythie. Elle se présentait sous forme de souches revêtues de poils jaune d’or et on lui attribuait des propriétés merveilleuses. Actuellement, on la retire de Sumatra et elle est exclusivement formée de poils jaune d’or, moniliformes, longs de 2 à 3 centimètres. Elle est fournie par le Cibotium Baromez, Smith.

Pulu. — Le Pulu est constitué par des poils mous, rubanés, élastiques, à cloisons transversales distantes de 1 millième de millimètre environ. 11 est produit par le Cibotium glau cum , Hook. et Àrn., des îles Sandwich, et, sans doute aussi, par plusieurs espèces voisines : Cibotium Menziezii , Hook. etC. Chamissoi , Kaulf.

Pakoë-Kidang. — Cette substance, fournie par le Balantium chrysotrichum , Hassk., de Java, est actuellement exportée, par les Hollandais, sous le nom de Pcnghaicar- Bjarnbi ; on la substitue à ce dernier, aujourd'hui.

Le Pakoë-Kidang est composé de poils rubanés, longs d’en viron 5 centimètres, variant du jaune clair au brun foncé, ordinairement isolés, rarement réunis plusieurs ensemble. On les expédie sous forme de pelotes, mais non emmêlés. Ils sont composés d’articles moniliformes, séparés par des cloisons répondant à autant d'étranglements ou de nœuds, qu’entourent de minces gaines irrégulièrement dentelées ; leurs parois sont minces et déprimées. Ils sont terminés par une pointe obtuse, ordinairement rompue. Au milieu d’eux, s’en trouvent d’autres, raides, rameux, subcylindriques, plus rares.

Les poils du Pakoë-Kidang ne contiennent que de l’air, avec quelques gouttelettes d’huile ou d’essence. Jetésdans l’eau, ils flottent d’abord, mais s’humectent rapidement et tombent au fond. Cette facilité d’imbibition les rend donc précieux, pour

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