‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 74 sur 214 · LYCOPODE · texte numérisé non relu

LYCOPODE

combattre les hémorragies, car, en absorbant le sérum, ils permettent au caillot de se produire .

LYCOPODIACÉES

Lycopode

Cette substance est produite par le Lycopode officinal ou Pied-de-Loup {Lycopodium clavatum, L.,fig. 150), plante

Fio. 150. — Lycopodium clavatum , et organes reproducteurs des Lycopodiacées,

d’après Guibourt *.

rampante, d’où naissent des rameaux redressés, terminés par des épis géminés. Ces épis sont formés d’écailles acuminées, dont la base élargie porte, à son aisselle, des capsules bivales, réniformes (B), appelées microsporanges. La poussière jaune qui s’en échappe, au moment de la

* A), Rameau fructifère du Lycopodium clavatum. — 13, Microsporange. — C, Macrosporange.

Gau vet, Mat. mëd. 15

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déhiscence des capsules, est utilisée en médecine sous le nom de Lycopode.

Le Lycopode est une poudre jaune clair, fine, légère, inodore et insipide, brûlant avec lenteur, quand on la chauffe peu à peu, mais brûlant avec explosion, quand on la projette dans une flamme. 11 se mouille difficilement, flotte sur l’eau et ne s’y enfonce qu’après ébullition. Son poids spécifique est de 1,062.

Selon Guibourt, il renferme de la cire, de la fécule, du sucre, une matière azotée nommée Pollènine , etc. On y a trouvé aussi 47 0/0 d’une huile grasse, non solidifiable à -15°. Sthenbouse y a signalé la présence de bases volatiles, mais en faible proportion. Il laisse 4 0/0 de cendres non alcalines.

Le Lycopode est souvent falsifié avec le pollen de plusieurs plantes {Conifères, Typha , Noisetier , etc.) ou à l’aide de diverses substances, soit organiques ( Sciure de bois, Amidon, Dextrine * Lèiocome), soit inorganiques {Talc, Fleur de soufre * Gypse, etc.) Ges falsifications sont aisément dévoilées, quand on connaît les propriétés et la structure de cette substance.

Fia. 151. — Lycopode.

Examiné au microscope, le Lycopode se montre sous forme de tétraèdres, à base sphérique, couverts d’une enveloppe dense, granuleuse, réticulée et ciliée (fig. 151), audessous de laquelle se voit une deuxième membrane jaune, mince, mais résistante, inattaquable par l’eau et par la potasse caustique bouillantes ; l’acide sulfurique la pénètre, sans la détruire, et rend les grains transparents.

Le Pollen des Conifères est formé, tantôt de deux cellules très inégales, réunies sous une même enveloppe ( Cupressus , (fig. 152), tantôt de (trois portions bien distinctes [A biètinèes,

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