ARAROBA OU POUDRE DE GOA
moelle de Y Araroba. La description ci-dessous ne justifie pas cette manière de voir.
Cette substance est apportée à Bahia, en fragments grossièrement concassés et dont la grosseur varie depuis la forme pulvérulente, jusqu’à une longueur de 1 à 2 centimètres ou même davantage. Parmi ces fragments, se trouvent des débris d’un tissu fibreux, paraissant appartenir à du liber. Les gros morceaux semblent être formés exclusivement de parenchyme cortical. Leur face externe, de couleur d’ocre jaune, est criblée de verrucosités arrondies, ordinairement très petites, mais qui doivent parfois s’élever en crêtes saillantes, comme celles que l’on observe sur l’Orme champêtre. Certains morceaux, en effet, ont une face externe pyramidale, comme clypéolée, ou formant upe arête verruqueuse.
Leur face interne, quand elle existe, est lisse ou à peine verruqueuse ; leur cassure est lisse, mate, d’un jaune terreux. Cette écorce est fragile, comme le vieux bois pourri, se brise, sans nécessiter aucun effort et se réduit , sous les doigts, en une poussière très fine, de couleur jaune d’ocre.
On la pile avec précaution, à cause de ses propriétés irritantes.
Les propriétés de la Poudre de Goa ont été attribuées à Yacide Chrysophanique , dont on en retire une énorme proportion (84 0/0).
Mais, d’après Liebcrmann et Seidler, cet acide ne préexiste pas dans l’écorce et en est obtenu par oxydation d’un principe spécial, découvert dans l’Araroba par Attfield, qui le nomme Chrysarobine.
La Chrysarobine (Cî0 H28 O7), principe actif de la Poudre de Goa, se présente eu lamelles jaunes, insolubles dans l’eau et dans l’ammoniaque, solubles dans les alcalis, avec une couleur jaune et une fluorescence verte, qui différencie ce principe des solutions d'acide chrysophanique. Dissoute dans la potasse et soumise à un courant d’air, la Chrysarobine se transforme intégralement en acide Chrysophanique (Ct3 H10 O4), selon la formule :